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Full text of "BdE 07 Lesquier, Jean - Grammaire égyptienne d'Adolf Erman (1914)"

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TOME SEPTIÈME 









H 






















PUBLICATIONS 



DE L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 

■- a i - 

BIBLIOTHÈQUE D’ÉTUDE 

PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION 




DE M. PIERRE LACAU 




LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS 

D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 



M DCCCC XIV 




t 



GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE 

d'après la troisième édition de la grammaire D’ 

ADOLF ERMAN 

PAR 

JEAN LESQUIER 

MEMBRE DE L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHEOLOGIE ORIENTALE 




LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS 

D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 



M DCCCC XIV 



I 



À ADOLF ERMAN 





Il n’est pas d’auteur qui ne croie faire œuvre utile en publiant son 
livre. J’échappe d’autant moins à la loi commune que j’ai voulu ré- 
pandre, sous une forme aisément accessible aux Français et aux 
débutants, la connaissance de l’admirable grammaire d’Adolf Erman. 
En écrivant le nom du maître de Berlin sur le titre de cet ouvrage, en 
le lui dédiant, j’obéis à cette honnêteté élémentaire qui consiste à recon- 
naître ses dettes : tout ce qu’on trouvera ici d’essentiel, la théorie 
grammaticale, la réunion des exemples, nous le lui devons. Par contre, 
si l’exposition paraît en quelque façon défectueuse, j’en suis responsable 
et dois seul en porter la peine : M. Erman, en autorisant ce travail, a 
bien voulu me laisser une entière liberté, dont j’ai faât un très large 



Peut-être certains égyptologues penseront-ils que je suis allé jusqu’à 
l’abus, en voyant que l’étude de la grammaire et celle de l’écriture 
sont ici radicalement séparées. C’est là heurter des habitudes consacrées 
par le temps, et je dois m’en expliquer. Le commençant n’a pas à 
apprendre comment s’-est élaborée la théorie grammaticale. A lui 
enseigner comment l’on a trouvé dans l’écriture et l’orthographe les 
raisons de formuler tel ou tel fait, on ne réussirait qu’à mettre dans 
ses idées une confusion regrettable; si par la suite l’étudiant pousse plus 
avant ses études, il sera temps alors de l’admettre aux secrets du labo- 
ratoire; à ses débuts, on ne lui doit que la doctrine. Et on peut la lui 
enseigner avec des transcriptions. Si mauvaise grâce que l’on ait à se 
citer soi-même, il faut bien dire qu’à mon sens la première partie de 
cette grammaire en apporte la preuve : sans doute on a dû noter d’un 
point d’interrogation quelques transcriptions, avouer que nous ne lisons 
pas encore certains signes, indiquer le caractère théorique de plusieurs 



A 



*H 11 > 



désinences, se référer à l’orthographe dans l’étude des 111 inf., etc.; 
mais si les caractères hiéroglyphiques avaient remplacé la transcription 
encore douteuse ou la note qui signale notre ignorance, aurions -nous 
été plus avancés? Il reste que, somme toute, les éléments de la 
grammaire égyptienne s’enseignent aisément avant toute étude des écri- 
tures. Cette innovation possible paraît tout à fait désirable. L’écriture 
hiéroglyphique ne donnant de chaque mot que le minimum nécessaire 
pour qu’il fût compris des Egyptiens, il est extrêmement utile de connaître 
la langue et la grammaire, au moins d’une façon élémentaire, avant 
d’aborder la lecture et la transcription des textes. Si les égyptologues 
n’ont jamais jusqu’ici enseigné la grammaire avanf l’étude de l’écriture, 
ce n’est pas évidemment par goût du paradoxe pédagogique; cette 
grammaire, il fallait la connaître, et le déchiffrement des textes ayant 
longtemps été la grande affaire, ils n’ont pas distingué entre la méthode 
de recherche et les procédés d’enseignement. Aujourd’hui la situation 
n’est plus la même qu’il y a vingt ans; grâce à Erman et à Sethe, la 
grammaire égyptienne existe, avec des lacunes, sans doute, et des 
questions litigieuses et peut-être même (qui sait?) des théories à revoir, 
mais elle existe; malgré les transcriptions douteuses et les lectures 
certainement fausses, le vocabulaire égyptien est connu, et l’on en fait 
des lexiques. Pourquoi dès lors ne pas profiter de cet avantage au 
début de l’enseignement égyptologique? En exposant d’abord la gram- 
maire et les procédés orthographiques, on prépare l’étudiant à en 
reconnaître l’application dans les textes, quand il se met à les lire et 
à les transcrire, et on le rend capable, dans une certaine mesure, de 
donner cette interprétation sans laquelle il n’est pas de lecture, ni de 
transcription complètes. Son attention n’est pas sollicitée par la triple 
étude des signes, de l’orthographe et de la grammaire à la fois, et les 
difficultés se trouvent divisées et diminuées autant qu’il se peut. 

Telles sont les raisons pour lesquelles on ne trouvera dans la première 
partie de cet ouvrage que la grammaire proprement dite et des transcrip- 
tions. La seconde commence par l’étude de l’écriture hiéroglyphique et 



des procédés généraux de l’orthographe; lorsqu’ils sont connus, on peut 
aborder celle de la flexion et des mots invariables au point de vue 
orthographique; enfin, dans un dernier chapitre, les exemples de la 
première partie sont repris, maison caractères hiéroglyphiques, avec 
transcription signe à signe et transcription grammaticale; et la lecture 
attentive de ces exemples constitue un exercice préliminaire à l’usage 
des chrestomathies. Au demeurant, j’ai visé dans la grammaire pro- 
prement dite, à être surtout simple et clair; il ne m’est échappé, 
jespere, aucune inexactitude, mais je nai pas voulu écrire un ouvrage 
savant. Le public auquel s’adresse cette grammaire n’a peut-être pas 
toujours une éducation philologique très poussée et il est parfois peu 
familier avec les langues apparentées à l’égyptien. On a réduit au 
minimum tout ce qui est pure phonétique, ne donnant que des résultats 
acquis d’ordre général, sans entrer, par exemple, dans la vocalisation 
si variée du substantif. Des termes techniques, tels que : pseudo- 
participe , conjonctions enclitiques et non enclitiques, etc., ont été à 
.dessein laisses de coté. L ordre dans lequel sont étudiées les parties 
du discours n’est pas celui des grammaires sémitiques. J’ai fait la part 
de nos habitudes en consacrant quelques paragraphes aux mots qui 
servent de relatifs, aux interrogatifs et aux indéfinis, en séparant l’étude 
des formes verbales de celle de leur emploi, en traitant en trois endroits 
de 1 emploi des prépositions comme prépositions, comme conjonctions et 
comme adverbes, en distinguant la construction et la syntaxe proprement 
dite des propositions, et en subdivisant la syntaxe des subordonnées 
d’une façon qui n’est pas sans reproche au point de vue scientifique, 
mais qui paraît devoir faire aisément comprendre les caractères de la 
syntaxe égyptienne. L inconvénient, que peuvent présenter de nom- 
breuses divisions et subdivisions, a été pallié, jé l’espère, par les renvois 
dun paragraphe à l’autre, par les pages consacrées au sujet et au com- 
plément et par l’essai de résumé systématique des constructions et des 
nuances du verbe qui a été tenté aux paragraphes 198-208. Rien de 
tout cela, je crois, ne soulève de questions de principe. Et l’on doit se 



■ 






•+>( IV 

parder de voir dans la préférence que je montre pour tel ou tel 
procédé d’exposition la critique indirecte des méthodes différentes; en- 

seigner, c’est avant tout adapter. ... 

M. Pierre Lacau, directeur de l’Institut français d’archéologie orientale, 
a bien voulu guider mes débuts en égvptologie et relire cette grammaire 
en manuscrit et en épreuves : il n’est pas besoin de dire qu elle a gran- 
dement bénéficié de cette amicale collaboration, sans laquelle je n’aurais 
pas osé l'entreprendre; et j’ai plaisir à renouveler ici publiquement a 
M Lacau mes très cordiaux remerciements. 

J. L. 



GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 



INTRODUCTION. 



LA LANGUE ET LES ÉCRITURES. 



1 . Les monuments les plus anciens de la langue égyptienne remontent à 
quarante siècles avant J. -G. ; elle n’est tout à fait morte que depuis quelques 
siècles. 

2. Elle est apparentée aux langues sémitiques, aux langues berbères et aux 
langues de l’Afrique orientale (Bichari, Salio, Galla, Somali, etc.). 

3 . Elle a varié, comme il est naturel, avec les grandes époques de l’his- 
toire de l’Egypte : Origines et Ancien Empire (environ A.ooo ans avant J.-C.), 
— Moyen Empire (2.000 avant J.-C.), — Nouvel Empire, — époque saïte 
(700 avant J.-C.), — époque gréco-romaine, — époque chrétienne (à partir 
du 111 e siècle après J.-C.). 

4 . De plus, dans presque toutes ces périodes, on a fait usage concurrem- 
ment de formes diverses de la langue. C’est ainsi que nous connaissons : 

,«) Ancien Empire. 



i° La langue des textes religieux, et par- 
ticulièrement des textes des Pyramides , qui 
est déjà archaïque à cette date et dont les 
formes se trouvent dans les textes de même 
nature à toutes les époques; 



a 0 La langue des textes contemporains; 



LA LANGUE ET LES ÉCRITURES. 

b ) Moyen Empire. 



3° L'égyptien classique , langue de la belle 
littérature et des inscriptions; 



k° La langue populaire du Moyen Em- 
pire ; . x 



c) Nouvel Empire. 



[3°] L'égyptien classique , le même que 
celui de la période précédente, dans la 
plupart des inscriptions de cette période; 



5° La langue populaire du Nouvel Em- 
pire, ou néo-égyptien , usitée aussi : sous les 
XIX e , XX e et XXI e dynasties, dans la litté- 
rature; sous la XX e dynastie, dans les ins- 
criptions officielles; 



d ) Époque Saïte. 



6° La langue des inscriptions suites, résur- 
rection artificielle de ï ancien égyptien de 
l’Ancien Empire; 



7 ° Le démotique sous sa forme la plus 
ancienne, ou langue populaire de la période 
saïte; 



c) Époque Gréco-Romaine. 



8° La langue des inscriptions gréco-romaines , 
reproduction savante de la vieille langue, 



7 ° bis. Le démotique sous sa forme la plus 
récente, ou langue populaire de la période 
gréco-romaine ; 



/) Époque Chrétienne. 

9 ° Le copte, langue des chrétiens d'Égypte, dernière forme de la langue populaire. 



5. Les écritures qui nous font connaître l’égyptien sous ces formes diverses 
sont au nombre de quatre : l’écriture hiéroglyphique, l’écriture hiératique, 
l’écriture démotique et l’écriture grecque . 

Cette dernière, grâce à l’addition de quelques signes à l’alphabet grec, 
servit à écrire le copte et ne fut pas employée auparavant. L’écriture démotique 
(qui n’est qu’une simplification de l’écriture hiératique ) fut usitée aux époques 
saite et gréco -romaine pour le démotique. Les écritures copte et démotique sont 



i 



LES SONS. 



3 



donc particulières à certaines périodes et à certaines des formes populaires 
de l’égyptien. 

C. Au contraire, l’écriture hiéroglyphique et l’écriture hiératique ne sont 
que deux formes, la première monumentale ou capitale, la seconde cursive, 
d’une seule et même écriture. L’une était employée dans les insci'iptions, 
l’autre quand on écrivait sur papyrus; c’est la matière dont on faisait usage 
qui décidait du choix de l’écriture. 

7. Une étude élémentaire de l’égyptien doit se borner à la langue classique 
(§ h, 3°) et à Y écriture hiéroglyphique; et c’est d’elles seules qu’il sera traité 
dans cette grammaire, sauf exception. 

LES SONS. 

8. Des sons de l’égyptien, nous ne connaissons que les consonnes, car il 
n’en écrit pas d’autres : les voyelles ne sont pas écrites. 

9. Ces consonnes se divisent en trois catégories : 
a) celles qui sont analogues aux nôtres; 

h) w et y, dites : consonnes faibles, qui sont susceptibles de jouer, dans 
certaines positions par rapport. aux autres sons, le rôle de voyelles; dans ce 
cas, l’égyptien ne les écrit pas; 

c) f ( aleph ) et C («in), consonnes spéciales, que les langues indo-euro- 
péennes ignorent et dont les langues sémitiques peuvent seules donner l’idée. 
L 'aleph est une émission de voix faible, qui accompagne toute voyelle initiale : 
par exemple, en arabe, Sab, père, ou qui coupe un mot en deux parties 
comme un hiatus : maSmour, fonctionnaire. L’aï» est une émission de voix 
très forte, obtenue en rétrécissant le larynx et en le tirant vers le haut; 
ex., toujours en arabe : Cdin, œil; arbaCa, quatre. 



4 



LES SONS. 



10. Notre transcription des consonnes égyptiennes ne peut être tenue pour 
absolument exacte. Elle est approximative. Sous cette réserve, l’égyptien 
possédait les sons : 



3 aleph 
y, î yodW 
C aïn 
w 

b 

P 

f 

m 

n 

r 

h doux 
h dur 



h chêtrond^ 
h chêt couché W 
s s couché 
é s débouté 

s ch in 
li koph 
k kaph 

8 

t petit l 
t (pincettes) ( 2 ) 
d (main) 
d (serpent) W 



11. Nos transcriptions de l’égyptien, n’étant composées que de consonnes, 
ne peuvent être prononcées telles quelles. 11 est d’usage, pour rendre la 
lecture possible, de prononcer : 



3 * y i 

C â w ou 



et d’intercaler un 


e 


entre les autres 


consonnes; 


ex. 


; 




Bip 


se 


lit 


atep 


îwr 


se 


lit 


iour 


Cnh 


T) 


n 


âneh 


ntr 


r » 


y> 


neter 


mrj 


y. ) 


y ) 


meri 


égnn 


n 


y 


éegenen 



Mais on ne doit jamais oublier que ce nest là en aucune manière une vocalisation réelle. 



12. Malgré les lacunes de l’écriture, et grâce au copte, qui aide à l’étude 
de l’égyptien dans une mesure malheureusement insuffisante, on a pu voir 

Au début des mois, il se transcrit \ parce (2) Les noms donnés à ces consonnes viennent 
que dans cette position sa valeur diffère souvent de la forme des signes hiéroglyphiques qui les 

de y et se rapproche de i. expriment (S 2 45). 



LES SONS. 



5 



que chaque mot égyptien avait une voyelle principale qui portait Yaccent. Quand 
cette voyelle termine la syllabe, elle est longue; autrement, elle est brève. 
Les mots pouvaient avoir plusieurs voyelles autres que la principale. Ainsi le 
mot copte : 

KMOM , 

devenir noir, nous apprend que dans le mot égyptien : 

Kmm 

la voyelle accentuée suivait la deuxième consonne. Mais il ne nous fait connaître 
rien de plus et la forme ancienne pouvait être tout aussi bien 

*Kamdm 

que *Km6m V 

Dans cet ouvrage on ne pourra donc indiquer, et encore dans certains cas 
seulement, que la place et la quantité des voyelles et la voyelle accentuée. 




PREMIÈRE PARTIE. 
LANGUE ET GRAMMAIRE. 



CHAPITRE PREMIER. 

SUBSTANTIF. 

DÉRIVATION ET COMPOSITION. 

13. La forme la plus simple des substantifs est celle des masculins singuliers, 
qui ne paraissent avoir eu aucune désinence particulière. Il faut cependant 
signaler un certain nombre de substantifs terminés au masculin singulier en 
-w, soit qu’ils dérivent de racines verbales, comme : 

hwrw le pauvre, de hwr être pauvre 
sms a) le suivant, de smé suivre 
ssmw le guide, de sim conduire 
ds^sw le sage, de diyê conseiller 

etc., soit pour une raison encore inconnue, tels que : 

Hnmw, le dieu Chnoum (Ghnoumou) 
pnw, souris 
nbw, seigneur 
kiniv, jai’din, etc. 

14. En dehors de la dérivation en -iv, existe comme procédé de formation 
l’usagè du préfixe m-. 11 se rencontre dans des masculins et dans des féminins. 

Les masculins en m- sont ou d’anciens participes : 

mhnk, celui qui est gratifié, de hnk offrir 
mnhs, celui qui veille, de nhs garder, veiller 



8 



DÉRIVATION ET COMPOSITION. 



ou bien des nomina loci, au sens où l’on entend ce mot dans la grammaire 
sémitique : - 

médr oreille (proprement : tempe), de édr dormir 
mnkbb chambre fraîche , d’une forme nkbb de hbb être frais 

Les féminins en m- sont des noms d’instruments : 

mhiï balance, de Ai mesurer 

mnlit vêtement, de wnh vêtir 

mikt échelle, de yik monter 

Quand la racine commence par y ou par w, cette lettre tombe au contact 
du préfixe m-. 



15. 11 existe des noms composés, les uns anciens, les autres récents. Les 
noms composés anciens sont : 

a) les noms des couronnes et des sceptres en final 

smCê la couronne de Haute-Égypte 
mhé la couronne de Basse-Egypte 
hrs un sceptre 

b) les anciens noms des déesses rnnwlt, cbwlt, ihtwtt, composés avec le 
mot i vit, nom d’une déesse serpent; 

c) les noms de personnes terminés en -irf ou îry 

éhm-îrf le puissant 
dér-îry le magnifique 
mr-iry le malade 
CwS-îrf le brigand 

Parmi les noms composés récents, figurent : 

d ) les noms composés avec nt- : 

nt-hêb la comptabilité 
nt-c l’usage, l’habitude 



GENRES. 



9 



e) les noms composés avec bw, lieu, et un adjectif, pour exprimer le 

neutre : , 

bw-nfr le bien 

f) wn-m5C, il est véritable, employé comme un substantif signifiant : 
vérité; etc., etc. 

GENRES. 

16. Le substantif égyptien a deux genres : le masculin et le féminin. Il n’a 
pas de forme neutre. Gomme on le verra au paragraphe suivant, la forme 
féminine est souvent employée dans une acception neutre. Ce fait n’est pas 
particulier au substantif, on le constate aussi dans les mots qui participent 
de sa nature (participe § 92 ; formes relatives du verbe §8 qA et is3), dans 
le suffixe personnel -é (8 5 1 ), et peut-être même dans le pronom personnel 
indépendant ét (8 55). 

17. Sont du féminin : 
i° les êtres femelles; 

2 0 des objets inanimés, que l’usage seul fera connaître, par ex. : nêt, 
trône, wCrt, jambe, etc.; 

3° les collectifs : rhyt, l’humanité; Csit, foule, quantité; 

l\° des expressions en réalité neutres : dwt, ce qui est mauvais, méchant; 

5° les noms abstraits : mSCt, vérité; 

r 

6 ° les noms des pays étrangers, comme kis, Ethiopie; 

r 

7 0 les noms des nomes, districts territoriaux de l’Egypte; 

8 ° (à la basse époque) d’autres noms de lieu encore. 

18. Sauf les catégories 6 °, 7 0 et 8 ° du paragraphe précédent, le féminin 
singulier a toujours la désinence -t. 

NOMBRES. 

1 9. Le substantif égyptien a trois nombres : le singulier, le pluriel et le duel, 

1 

comme en grec. 

Bibl. d’étude, t. VII. 2 



- 



* 



■■■ 



10 EMPLOI DES NOMBRES. 

20 . Le pluriel du masculin se forme en ajoutant au singulier la désinence -w 

khi, un souverain 
hkS-w, des souverains 

Le pluriel du féminin a la désinence -ivt 

mp-t, une année 
mp-wt, des années 

21 . Le duel, dont l’usage a cessé de bonne heure, se forme en ajoutant la 
désinence -y, dans les masculins à la désinence -w du pluriel, dans les féminins 
à la désinence -t du singulier 

mêdr, une oreille ir-t un œil 

médr-w-y, les deux oreilles îr-t-y les deùx yeux 

EMPLOI DES NOMBRES. 

22. Le singulier est souvent employé, là où nous mettrions le pluriel, dans 
un sens collcclif, notamment avec nb, chacjue, pris dans le sens de : tous les . . . 
Ex. : 6oo hommes pris parmi kn nb, chaque brave, c’est-à-dire : parmi tous 
les braves. 

Le singulier s’emploie aussi dans les féminins collectifs (§ 17, 3 °), qui 
remplacent des pluriels de sens correspondant : 

rmt, homme 

rmt-t, l’humanité, c’est-à-dire : les hommes. 

23 . Le pluriel s’emploie souvent, au contraire de notre usage : 

dans les noms de matière, à l’exception des noms de métaux : my-w 
(les eaux =) l’eau; 

dans les noms abstraits, qui sont alors masculins : nfr-w (les beaux =) 
la beauté; 



SYNTAXE DU SUBSTANTIF. 



Il 



dans les infinitifs, masculins ou féminins (§ 91), employés substan- 
tivement : 

chc se tenir debout; chc-w (les se tenir debout =) ce qui est debout 
mê-t enfanter; mè-wl (les enfanter =) la naissance. 

SYNTAXE DU SUBSTANTIF. 

24 . Le substantif s’emploie absolument 

«') pour indiquer le temps : ^ 

rC nb (jour chaque), chaque jour 
hrw pn (jour ce), à ce jour 

à) pour indiquer le nombre de fois : 

spwfdw (fois quatre), à quatre reprises 

c) comme déterminatif d’un qualificatif : 

l nfr lir, beau (de) visage 

25 . Le substantif s’emploie en apposition, le déterminé se plaçant après 
le déterminant, pour indiquer : 

a) la matière : ' 

înr hd kré 

pierre-blanche cercueil 
(un) cercueil (de) pierre blanche 

b) la situation : 

TS-wr ilbdw 

nome Thinite Abydos 
Abydos (du) nome Thinite 

c) le nombre, la mesure : 



hkt kby 2 2 

bière cruches 22 

22 cruches (de) bière 



- 



- 



■ 11 



— 



12 SYNTAXE DU SUBSTANTIF. 

26. Au contraire de ces trois derniers cas, le substantif s’emploie en plaçant 
le détermine' avant le déterminant 

a) pour indiquer le lieu (la place ) et le temps d’une façon générale : 

m. hS-t hrd- w-f 
à tête enfants -ses 
à (la) tête (de) ses enfants 

m rk hm-f 
à temps Majesté -Sa 
au temps (de) Sa Majesté 

b) avec certains mots d’un usage fréquent, tels que : mr, chef; nb, 
seigneur; sS, fds; ht, maison; etc. Ex. : 

sS Rc 
fds (de) Râ 

c ) quand étn, roi, et nlr, dieu, sont les déterminants 

hm-t étn 
femme (du) roi 

27. Ces trois dernières constructions ne sont pas des appositions, mais ce 
que l’on appelle des génitifs directs; il n’est employé en effet aucun mot de 
liaison entre les deux substantifs; c’est leur position relative qui exprime leur 
rapport. Aussi sont-ils parfois inséparables et considérés comme un mot 
composé : 

rnr-éhty-w ' mnh 

intendant -cultivateurs excellent 
(un) excellent chef des cultivateurs 

Dans ce cas, il n’y a qu’un suffixe qui puisse s’intercaler entre eux (§§ 5o-4) : 

litp - k ntr pn 

victime -ta -(de) -dieu cette 

cette victime-sacrée qui est à toi 



SYNTAXE DU SUBSTANTIF. 



13 

Mais le plus souvent le déterminé et le déterminant peuvent être séparés, 
par exemple par un adjectif : 

Iph-t wr-t îwnw 

caverne grande Héliopolis 

(la) grande caverne (d’) Héliopolis 

28. L’égyptien forme à l’aide de Adjectif ny, appartenant à. . ., un génitif 
dit indirect, pour cette raison, qui sert 

a ) à indiquer la partie 

tpy ny smw-f 

premier appartenant à moisson -sa 
(les) prémices de sa moisson 

b) à indiquer la matière 

l * 

htp * CS ny rwd-t 

table d’offrande grande appartenant à pierre 

(une) grande table d’offrande de pierre 

cf dans l’expression hm ny. . . Majesté de. . . . 

hm n y îm n 
(la) Majesté d’ Amon 

d ) dans des expressions comme 



msC (?) 


ny 


3.000 


une) armée 


de 


3.ooo hommes 


du ly 


ny 


Kbtyw 


(la) ville 


de 


Goptos 


m-k 


ny 


Sh-t 


nom -ton 


d’ 


Horizon 


ton nom 


qui est .* 


Horizon 



14 



SYNTAXE DU SUBSTANTIF. 



29. Ny, étant un adjectif, s’accorde en genre et en nombre avec le substantif 
auquel il se rapporte. Sa déclinaison est la suivante : 



Sing. masc. 

— fém. 
Plur. masc. 

— fém. 
Duel masc. 

— fém. 



ny 
ny-t 
ny- w 
ny-wt 
ny-wy 

on n’en connaît pas d’exemple. 



Mais cet accord de ny ne se rencontre qu’à l’origine; il a perdu peu à peu 
les différentes formes de sa flexion : le duel, puis le pfuriel, enfin le féminin; 
en néo-égyptien, il est devenu une particule invariable : n. 



30. Les substantifs se coordonnent 

a ) généralement sans particule : 

hm-vct liy-vo 
femmes (et) hommes 

à) étroitement à l’aide de hr, placé entre les deux substantifs : 

îSm-w hr hrd-w 
vieillards et . enfants 

c) à l’aide de hnC, qui se place de même et répond plutôt au sens de : 
ainsi que : 

ît-f hnC mwl-f 

père -son ainsi que mère -sa 

son père, ainsi que^sa mère 

d ) dans les textes des Pyramides et autres semblables, par les particules 
Ut, Uk, placées après les substantifs : nlr-w kc-w-én Ut, dieux âmes-leurs 
(aussi), les dieux et leurs âmes. 



SYNTAXE DU SUBSTANTIF. 



15 



31. Les substantifs s’opposent 

a) sans particule, quand le sens est clair 

ér nb ndé nb 

grand chaque*(ou) homme de peu chaque 

b ) en plaçant la particule rpw après le dernier des substantifs (rarement 
après chacun d’eux), 

m nb m ên m hnmê rpw 

comme maître comme frère comme ami (ou bien) 

ou comme maître ou comme frère ou comme ami 



X 



CHAPITRE II. 



PRONOMS ET ADJECTIFS. 

LES DÉMONSTRATIFS. 

32. Les démonstratifs égyptiens sont tous formés sur les racines p (masc.), 
t (fém.) et n (neutre). On distingue parmi eux les anciens démonstratifs, et les 
nouveaux démonstratifs, qui, à dater du Moyen Empire, remplacent de plus 
en plus les premiers. 

ANCIENS DÉMONSTRATIFS. 

33. Les anciens démonstratifs sont formés, les uns sur les racines p- et t-, 
les autres sur la racine n-. 



Sk. Sur les racines p- et t- sont formés les trois démonstratifs 



pn tn 
pw tw 

vfi fi 



qui se déclinent de la façon suivante : 



Sing. pn 


tn 


pw 


tw 


vfi 


Plur. îpn 


îptn ? 


ipw 


îptw ? 


îpf? 


Duel ipny 


îptny ? 


îpwy 


îplwy ? 


îpf ? 



fi 

îptf ? 
iptf ? t 1 ! 



35. Toutes ces formes n’ont pas été toujours employées : à dater du Moyen 
Empire, les pluriels ont été remplacés respectivement par nn, nw, et nfs 



(1) On le voit, nous ignorons encore la vraie 
lecture des formes du féminin pluriel et duel de 
ces trois démonstratifs et celles du pluriel et du 



duel masculins de pfj; la disposition matérielle 
des signes est celle que reproduit notre trans- 
cription. 



17 



EMPLOI DES ANCIENS DÉMONSTRATIFS. 

(§ § 36 et ho, b). Pw n’est employé, en dehors de la langue la plus ancienne, 
cjue dans certains cas déteflTiinés (S 38). Le duel de pn ne se rencontre que 
dans la plus ancienne langue. 

36. Sur la racine n- sont formés les trois démonstratifs * 

nn 

nw 

nfS 

Ils sont indéclinables. 

Nn ne ÿest plus guère employé en néo- égyptien; nw, plus ancien et plus 
rare que nn, a disparu de bonne heure; nfs est encore bien plus rare. 

EMPLOI DES ANCIENS DÉMONSTRATIFS. 

37. Pn s’emploie 

fl) dans la langue ancienne à la place de notre : ô, vocatif : Ppyy pn, 
ô Pépi; il est alors placé après le substantif; 

b) pour désigner une personne ou un objet placé devant le narrateur 
ou déjà nommé par lui : 

pt tn 
ciel ce ... ci 
ce ciel -ci 

il est alors placé après le substantif; dans les textes des Pyramides, il se 
rencontre placé devant le substantif, mais pour insister. 

38. Pw ne s’emploie dans la langue classique que 
fl) ajouté à l’apposition : 

Sé-t tw hnC nbt-ht 

(tes deux sœurs), Isis cette ainsi que Nephthys 
tes deux sœurs, Isis ainsi que Nephthys 

BibL d'étude, t. VIL 



3 



18 



emploi des anciens démonstratifs. 



b ) au vocatif, dans le sens de : ô, 

étn pw 
fils roi ce 
(ô toi) fils (de) roi 

c) dans les propositions dites nominales (S , ,„),«* sujet . 0 „ .q, , 

r.T ; r lnS,8le ‘' SUr raWrih " t " «* alors inMinJe; * H so Z 

1-attekut Ts't ’ Prem ' erm0t f de 10 P hra “. “O même après h premier si 
attribut est une expression formée de plusieurs mots : 

Hc pw 

Rd ce 

c’(est) Râ * 

phr-t pw nt wn-mic 

remède c'(est) de vérité (S 1 5,/) 

c(est un) remède de vérité 

P hr \ P w ni hc-é mrht 

remede c(est) de corps-son parfum 

C (est un ) remède pour son corps (que le) parfum 

de la ItZ ‘.T ?nP ?t 7^ (§ ' ‘ ’ ** la f °™« emphaUque 

nouvelle flexion (S i o4), dans le sens de notre : c’est lui (elle) qui 

on pour marquer un état absolument assuré, acquis : ’ 

édm-f pw 

entend-il ce 

c’(est) lui (qui) entend 

(si tu trouves tel symptôme) ébn-f p W 

est guéri -il ce 
alors il est guéri. 

«) après l'infinitif et devant inj, surtout avec les verbes signifiant ■ aller 
dans es récite, depuis le Moyen Empire (sans qu’on puisse encore quer 
complètement cette construction) : ^ 

édm pw îm -J 
entendre ce faisait-il (?) 

Comme on le voit, pw se place toujours après le substantif ou le verbe. 



EMPLOI DES ANCIENS DÉMONSTRATIFS. 

39. Pfi, au contraire de pn, désigne 

n) des personnes ou des choses éloignées 

hrw pfi 
jour ce... là 
ce jour-là 

4) des choses auxquelles on pense sans plaisir ou avec mépris 
hrw pfi 
tombé ce ... là 
cet (homme) tombé, (ce vaincu) 

H se place presque toujours, mais non toujours, après le substantif. 

/iG. Nn 

et de^faîrT^ 6 ' ^ ^ ^ ^ S ° UVent le com P lém ent direct de : dire, 

pfink ji n 

tu as atteint ceci (ce lieu) 

h ) suivi de n suivi lui-méme d'un substantif, il remplace depuis le 
Moyen Empire le pluriel de pn : 1 

“ . ” ' % »» * ira, 

cec. de paysan ceci de consei|iers 

ces paysans ces conseillers 

On voit que le substantif se met on singulier m au pluriel 

Le n disparait dès la langue vulgaire du Moyen Empire : nn hrw, ces jours. 

41 . Nw 

fl) 'signifie : ceci 

• piurid^ ^ 1Ui ' même d ™ S " bS,a " lif ’ « rem place, parfois, le 

tiw n ntrw 
ce de dieux 
ces dieux • 



19 



3 . 



20 



L’ARTICLE. 



42. NfS : fl) signifie : cela 

b ) s’emploie avec n comme nn et nw 

NOUVEAUX DÉMONSTRATIFS. 

43. Les nouveaux démonstratifs sont : p3 (masc.), 13 (fém.), n3 (un neutre 
qui sert de pluriel ). On trouve aussi les formes : py, ty. 

44. Us s’emploient 

a) comme adjectifs, soit seuls, placés immédiatement devant le substantif : 

p3 sfdw 
ce livre 

soit complétés par le suffixe personnel (S 53, b), et dans ce cas ils ont un sens 
possessif : 

py-f pr 

cette -sa maison 
sa maison 

4) comme pronoms : 

p3 pw Wéyr 

celui-ci c’est Osiris 

c ) n3 suivi de n (cf. nn n, § 4o, b) sert d 'adjectif démonstratif pluriel 

n3 n C3 

ce de âne 

ces ânes 4 

Le substantif se met alors au singulier ou au pluriel. 

L’ARTICLE. 

45. En égyptien, il n’y a pas d’article défini avant la langue vulgaire du Moyen Empire, 
d’article indéfini avant le néo-égyptien. 

46. L’article défini est en réalité un démonstratif employé au sens d’article : p3, 13 , nj n. 

47. L’article indéfini du néo-égyptien wC, qui s’emploie suivi de n : wCw n, féminin 
wÇt ni, a sous le Moyen Empire le sens de : n’importe quel. . . , quelle . . . 



SUFFIXES PERSONNELS. 21 

48. Même dans la langue vulgaire du Moyen Empire, ne prennent pas l’article défini : 

a) les noms de toutes les parties du corps , 

b) certains termes relatifs aux localités, 

c) les noms du culte et de la royauté, 

d) quelques noms d’un emploi particulièrement fréquent : père, frère, nom. 

49. Pour la construction de n3 n. . . , wCw n . . , wCt nt. . . , voir plus haut § 4o, b. 



SUFFIXES PERSONNELS. 



50. La personne s’exprime en égyptien de deux façons : 

a) par les suffixes personnels; 

b ) par les pronoms personnels indépendants. 

51. Les suffixes personnels sont : . 





SING. 






PLUR. 






DUEL 


l rc 


P- 


-y 


1 ,e 


P- 


-n 


1 1 C 


p. 


-ny 


2 e 


p. masc. 
fém. 


-k 

-t 


2 e 


p. 


-tn 


2 e 


P- 


-tny 


3 e 


p. masc. 
fém. 


-f 

-é 


3 e 


P- 


-in 


3 e 


P- 


-ény 



La troisième personne du féminin singulier é joue souvent le rôle du neutre. 

52. Les formes du duel ne se rencontrent que dans la plus ancienne langue 
et sont de très bonne heure remplacées par celles du pluriel. Mais il est arrivé 
que le suffixe du duel -y (§ 2 1 ) a été ajouté au suffixe personnel de la deuxième 
et de la troisième personne du singulier, terminant lui-même un mot déjà % 
au duel 

Cwy, deux bras 

Cwy-f-y, ses deux bras (à lui) 



22 



SUFFIXES PERSONNELS. 



Parfois même, il n’est pas nécessaire que le nom soit au duel; il suffit qu’il 
en suggère l’idée : 

gé, côté 

gé-é-y, son côté (à elle) 

53. Ces suffixes personnels traduisent plusieurs de nos parties du discours. 
Ils s’ajoutent en effet : 

«) aux substantifs et servent alors d 'adjectifs possessifs 
pr, maison 

pr-h, ta maison (à un homme) 
pr-t, ta maison (à une femnîe) 

4) aux démonstratifs jouant le rôle d 'adjectifs pi, ti, ni et ils servent 
encore dans ce cas d'adjectifs possessifs (§44, a). Ce procédé est plus récent 
que le précédent. 

pi-f pr 

cette -sa maison 

sa maison (à lui) 

c) aux adjectifs en -y : 

mywty-f 

lui ressemblant 

et, par suite, au relatif nty (§ 7 3) : 

bw nty -h îm « 

lieu lequel toi dans 
le lieu où tu es 

d ) à dé, même : dé-k, toi-même'(à un homme), dé-f, lui-même, etc., 
employé comme pronom ou comme adjectif : 

éyhw-én dé-én 
morts-leurs mêmes-leurs 
leurs propres morts 

on voit que dans ce cas le substantif prend aussi le suffixe; 



PRONOMS PERSONNELS INDÉPENDANTS. 



23 



e ) aux verbes, pour indiquer le sujet, jouant alors le rôle d’un pronom 
personnel 

édm-y, j’entends 

édm-k, tu entends (à un homme) 

etc. etc. 

toutefois, avec Y infinitif, ils indiquent presque toujours le complément direct; 
par analogie, hr îth-k, par exemple, devrait signifier : pendant ton action de 
tirer, tandis que tu tires; en réalité il veut dire : pendant l’action de te tirer, 
en te tirant; 

/) aux prépositions, pour indiquer la personne qu’ elles régissent (rôle de 
pronom personnel ). 

br-k, sur toi (à un homme) 
n-tn, pour vous 

PRONOMS PERSONNELS INDÉPENDANTS. 

' 54. Le pronom indépendant, non suffixe, a deux formes. La seconde est 
encore rare dans les textes des Pyramides; la première est plus ancienne. 

55. Forme ancienne : 

SING. PLUK. 



l re 


p- 


wy 


l re 


p- 


n 


9 e 


p. masc. 


lw 


9 e 


p- 


in 




fém. 


In 








3 e 


p. masc. 


SW 


3 e 


p- 


én 




fém. 


éy 









neutre, 3 e p. ét (d 

Cette dernière forme était peut-être à l’origine un féminin pluriel. Elle est 
très usitée, même en parlant de plusieurs personnes, et remplace tr# 
souvent ên. 

. (l) Les texles des Pyramides connaissent aussi d’aulres formes, parmi lesquelles twt a subsisté avec 
le sens de : lu es. 






u pronoms personnels indépendants. 

56. La forme ancienne du pronom indépendant s’emploie : 

a) constamment , comme complément direct 

êdm-f éw 
• entendit-il lui 

il l’entendit 

b) dans certains cas, comme sujet : régulièrement, dans les propositions 
nominales (§ 1 10 ) ou censees telles (§ 1 1 1 ) 

mk wy îykwy 

vois, moi je viens 

Ut wy m sSb 

alors moi à l’état de juge 
alors j’étais juge 

exceptionnellement dans des propositions verbales (S no) 

swidw sw I3wy 

fait -verdir il les -deux -pays 

il fait verdir les deux pays 

c) au neutre ét, et seulement au neutre, comme complément de Y infinitif, 

à titre exceptionnel (§ 53, e) 

nn sdt ét 

ne . . . pas emporter le 
sans l’emporter 

d) à la deuxième personne, après Y impératif : 

vcn 1w 
cours (t°i) 

57. Nouvelle forme : 



SING. 



PLUE. 



l rC p. 

2 e p. masc. 
fém. 

3 e p. masc. 
fém. 



înk 

nt-k 

nt-t 

nt-f 

nt-ê 



i rc p. 
2 e p. 

3 e p. 



? 

ni- ht 



nt-sn 



ADJECTIFS QUALIFICATIFS. 



25 



Sauf la première personne du singulier, elle se décline sur une racine nt, 
à laquelle on ajoute les suffixes personnels. 

58. La nouvelle forme du pronom indépendant s'emploie :■ 

a ) pour exprimer le sujet logique de l'infinitif, de même que l’on em- 
ploierait în avec un sujet substantif (p. 76 , n. 1 ) 

m. . . prt nt-ên hnC rdjt în web 

(contrat passé) pour sortir ils et donner prêtre 
pour qu’ils sortent et que le prêtre donne 

b) pour insister sur le sujet d’une proposition, en plaçant le pronom 
indépendant au début de la phrase,' de même que l’on emploierait în avec 
le substantif sujet (§ 186 ) 

ni -f ésm wj 

il conduit moi 

(c’est) lui (qui) me conduit 

c) pour exprimer la fomule possessive : c’est à moi, à toi, à lui . . . , etc. : 

nt-k nb 

(c’est à) toi (l’)or 

ADJECTIFS QUALIFICATIFS. 

59. Les adjectifs qualificatifs sont formés soit (a) sur des racines verbales, 
soit (ê) sur des substantifs, des infinitifs, des prépositions, auxquels s’ajoute la 
finale -y. 

60. La flexion est identique à celle des substantifs : 



S1NG. PLUE. DUEL 



Bibl. d'étude, t. VII. 



masc. 

fém. -t 



-w 

-U't 



-wy 

-*y 



t 



26 



ADJECTIFS QUALIFICATIFS. 



Dans les adjectifs en -y : 

S1NG. PLUR. DUEL 

masc. -y -yw ? 

fera. -yt -ywt - yty W 

Dès la langue vulgaire du Moyen Empire, les flexions commencent à 
disparaître, au moins dans les adjectifs formés sur des racines verbales. 



61. Les adjectifs s'accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils 
se rapportent. Us se placent après lui : 

hk-t ndm-t hSé-wt « mht-ywt 

(de la) bière douce (les) pays septentrionaux 

62. Les adjectifs s'emploient : 

a) comme épithètes, et alors certains font corps avec le substantif si bien 
qu’ils reçoivent les suffixes possessifs : IS-hd-én, pain-blanc-leur, leur pain 
blanc (avec sS, fils, l’adjectif reçoit parfois le suffixe, mais le nom également : 
s5-f émêw-f, fils-son aîné-son, son fils aîné); 

à) comme attributs dans les propositions appelées nominales (§ 110 ), 
notamment avec inversion 

nfr mtn-y 

bon (est) chemin-mon 

e) substantivement 

nfr-m hry-w sC 

les beaux (les) se trouvant-sur (le) sable 

la beauté (§ a3) les Bédouins 



63. Les adjectifs en -y dérivés d’une préposition régissent très souvent un 
substantif ou un suffixe complément 



îry Ct 

appartenant-à (la) maison 



mywty-f 

ressemblant- à lui 



<*) Forme théorique; par ex. dans imlxj, duel fém. de imy, qui se trouve dans, le premier y n’est 
pas écrit. 



0 



ADJECTIFS QUALIFICATIFS. 27 

64. Cette construction donne souvent lieu à des sens curieux. Par ex. avec 
bny, se trouvant dans : 

imy m-f 

se trouvant-dans nom-son 
où se trouve son nom 
liste de noms 

ou encore, avec ny, appartenant à : 

ny-t héb ny-w h3t-f 

(le) relatif- à calcul (les) appartenant- à corps -son 

la comptabilité ses enfants 



imy vert 

se trouvant-dans (la) Grande 
où se trouve la Grande (Hathôr) 
l’ouest 



65. Dans l’ancienne langue, ny se construit même avec l’ancienne forme 
du pronom personnel : ny-wy, ny-tw, ny-éw, etc. : ny-wy Rc, appartenant-à - 
moi Râ, avec le sens retourné : j’appartiens à Râ. 

A l’époque classique, ny ne se construit avec l’ancienne forme du pronom 
personnel qu’à la troisième personne 

ny-éy mr-pr 

appartenant-à elle (1) intendant 
elle appartient à l’intendant 

De là vint plus tard le préfixe invariable né, qui appartient à. 



66. îry, faisant partie de. . . , se trouvant dans. . . , s’emploie d’une façon 
invariable après le substantif, là où on attendrait un possessif : 

ébS îry '<* 

(la) porte faisant -partie -de 
sa porte 

De même après une préposition : m éS iry, avec le sens de : derrière cela, 
là derrière. 



h. 



28 



NOMS DE NOMBRE. 



67 . Il n’y a pas de degrés de comparaison. On rend le comparatif par r, 
plus que : 

nfr r iht nbt 

beau plus que chose toute 

plus beau que tout 

Quant au superlatif, on ne l’exprime pas : 

Ci îmy ntrw 

grand se trouvant- parmi (les) dieux 
le plus grand qui soit parmi les dieux 

ou bien l’on se sert de wCw, un (S 68), dans le sen£ adverbial : 

wCw mry-k 

uniquement aimé- ton 
le plus aimé de toi 

NOMS DE NOMBRE. 



68. Les nombres cardinaux sont, autant qu’on les connaît : 



1 wCw 


fém. wct 


6 éw (?) 


fém. ét 


2 énwy 


énty (duel) 


7 # 


êfht 


3 hmt 


hmtt 


8 hmn 


hrnnt 


h fdw 


fdl 


9 pêd 


pédt 


5 diw (?) 


dit (?) 


1 0 md 






100 sit (?) (toujours féminin) 


1 0.000 


dbc 




1000 h S 


1 00.000 


hfn 



Quant aux dizaines, on emploie pour les exprimer le pluriel des imités ; 
mais 3o se dit mcbi; 1.000.000 se dit parfois hh (grande quantité). 

69 . Les nombres cardinaux se placent après le substantif, avec lequel ils 
s'accordent en genre 

rnp-t wC-t 
année une 



RELATIFS, INTERROGATIFS ET INDÉFINIS. 



29 



Quant au nombre, le substantif se met au singulier avec le duel énwy, deux, 
et dans les indications de mesure et de temps, ainsi que dans les comptes : 

mh fdw 
coudées k 

Us s'emploient substantivement soit au singulier, soit et surtout aù pluriel 

hi m 13 hiw 

un millier de pains des milliers 

70 . Les nombres ordinaux se forment en ajoutant la désinence -nw au 
radical des cardinaux, sauf : premier, qui se dit tpy 

ên-wy, a; ên-nw, deuxième 

Ils se placent soit avant, soit après le substantif, sauf tpy, qui le suit toujours. 
Tous sont employés substantivement. 

71 . Les nombres fractionnaires s’expriment en faisant précéder de r- le 
nombre cardinal 

fdw, h ; r-fdw, le ijh; r-fdw-én, leur quart 

Demi se dit gê, côté, 

gé-f, sa moitié 

72 . Dans les dates, le mot : année, doit se lire probablement hit-sp; le 
mot : mois, n’est~pas déchiffré; le mot : jour, se lit : ééw. On ne sait si 
le chiffre des années et des mois était cardinal ou ordinal; celui des jours est 
cardinal. Toutefois pour le premier mois on emploie volontiers la forme tpy, 
premier (cf. § 282). 

RELATIFS, INTERROGATIFS ET INDÉFINIS. 

73 . Le mot nty, qui appartient à la catégorie des adjectifs en -y (§ 5 9 ) ,% 
sert de relatif et s’emploie comme pronom, à la fois dans le sens de : qui, 
que, etc. : 

Îry-Ct nb nty hr-f 

fonctionnaire chaque qui (était) près de lui 



30 



RELATIFS, INTERROGATIFS ET INDÉFINIS. 



et dans le sens de : celui, celle qui, que, etc. : 

ntyw m sms -fi 

ceux qui (sont) dans sa suite 

Sur le verbe et le sujet dans ces propositions, voir § 2 3o-i. 

74. Une proposition relative est souvent unie à la proposition principale 
par le mot n (comparer § 28 , le génitif indirect) : 

nfi n ddk 

le souffle que tu donnes 

75. L'interrogatif le plus employé est : m, qui? que? 11 est précédé de in 
(§ 192 , i°), quand il a le sens de : qui? 

ph-n-k nn hr m 

as- tu atteint ceci à cause de quoi? 
pourquoi as -tu atteint ce lieu? 
în m dd sw 

qui est- ce qui dit cela? 

76. Autres interrogatifs : isét, quoi? syy (?)W qui? qui sont anciens; le 
dernier s’emploie comme adjectif aussi bien que comme pronom : 

sy-nw m s y mrhl 

(dans) quel temps? avec quelle huile? 

quand? 

ply, très employé depuis le Moyen Empire, qui se place toujours en tête 
de la phrase (§ 192 , 2 0 ); son sens originel est : qu’est-ce que? qui? 

pty 3ht -f 

qu’est-ce que son champ? 

77. Le seul indéfini d’usage fréquent est nh, chaque, tout; chacun, tout 
(pronom) 

kn nh, brave chaque, tous les braves 
<l) La lecture n’est pas certaine. 



RELATIFS, INTERROGATIFS ET INDÉFINIS. 



31 



tnw, habituel dans le même sens depuis la XVIII e dynastie, est en réalité le 
reste de l’ancienne expression r tnw : d’après le nombre. 

ir tnw hrw-le tnw dwSw 

à chacun de tes jours chaque matin 

78. Tw, employé seul dans le sens de : on, est rare : 

tœ nhrn iht s 

on vole la chose d’un homme 

Généralement on emploie dans ce cas le verbe sans sujet : rdy-yn, on fit; 
dd, on dit; surtout au passif en -tw (§ 101 ) : rhlw, on sait; chcntw, on se 
tient debout. Mais cette tournure est souvent aussi une façon respectueuse de 
désigner le roi. 

79. Dé signifie : même, et s’emploie avec les suffixes personnels (§ 53, d ); 
il peut être adjectif ou pronom : 

dé-k, toi-même éln dé-fi, le roi lui-même 

éyhw-én dé-én 
. leurs morts leurs propres 

On emploie, rarement, dans le même sens le mot hc, corps : 

m hc-ên 

plus que corps -leurs 
plus qu’eux-mêmes. 



CHAPITRE III. 



LE VERBE : I. FLEXION. 

RACINE VERBALE ET RADICALES. 

80. Les formes diverses de la flexion des verbes égyptiens servent à 
exprimer des idées différentes de celles que rendent les modes et les temps 
de nos conjugaisons : le commencement, la durée, l’achèvement, le caractère 
essentiel ou accessoire de l’action ou de l’état exprimé^ par le verbe. La 
méthode la plus simple consiste à étudier le verbe d’abord uniquement au 
point de vue des formes; on considérera plus tard l’emploi de chacune d’elles 
(ch. IV). 

L’étude des formes est essentiellement celle de la racine verbale et des 
modifications de tout ordre qu’elle subit. 

81. La racine verbale permet d’abord de classer les verbes en diverses 
catégories, d’après le système commun à toutes les langues sémitiques. 11 est 
fondé sur le nombre et la nature des consonnes ou radicales de la racine. Ces 
radicales sont au nombre de 2 , 3,4 ou 5 ; et les verbes sont dits : à 2 , 3 , 
4, 5 radicales, ce qui s’indique par les abréviations : 2 rad., 3 rad., 4 rad., 
5 rad. Ex. : 2 rad. mn, rester; 3 rad. édm, écouter; 4 rad. hmhm, rugir; 5 rad. 
ngêgé, déborder. — Lorsque, dans un 3 rad., la 2 e consonne et la 3 e sont 
identiques, le verbe est dit : verbe de la 2 e radicale redoublée, en latin : verbum 
secundae geminatae (sous-entendu : littercw ); d’où l’abréviation : Il gem. Ex. : 
II gem. mtt, voir. — Lorsque dans un verbe l’une des radicales, 3 e , 4 e ou 5 e , 
est l’une des consonnes faibles : w ou y, le verbe se nomme : lertiae ( quartae 
ou quintae ) infirmae : TII infi, IV inf ou V inf. Ex. : III inf. mry, aimer, IV inf. 
rmnw, porter. — Enfin, lorsque la consonne faible est la i re ou la 2 e , on 
l’indique en faisant précéder cette consonne du chiffre romain I ou II; le verbe 
est I w, II w, I y ou II w. Ex. : I w, web, purifier; II w, mwt, mourir; 1 y, 
inh, embrasser; II y, ryé, veiller, garder. 



MODIFICATIONS DE LA RACINE VERBALE. 33 

82. Les 2 rad. sont encore peu nombreux dans le vieil égyptien; ils sont 
fréquents au contraire dans la langue plus moderne; la plupart dérivent de 
3 rad. qui ont perdu une de leurs radicales. 

Les 3 rad. sont très nombreux; ils sont presque seuls à exister dans la 
forme la plus ancienne connue de la langue. Parmi eux les III inf. sont très 
fréquents. 

Les 4 rad. et les 5 rad. sont presque tous des redoublements de racines 
simples; parmi les IV inf. et les V inf , une partie est dérivée de substantifs 
et d’adjectifs. Les verbes dus à un redoublement sont souvent des fréquentatifs. 

MODIFICATIONS DE LA RACINE VERRALE. 

83. La racine verbale peut subir trois sortes de modifications : 

a) modifications par un ou des préfixes W ; 

b ) modifications internes; 

c) modifications par un ou des suffixes. 

84. Les modifications (a) par un ou des préfixés sont dues : 

i° au préfixe Le verbe ainsi formé indique que l’on cause l’action ou 
que l’on produit l’état indiqué par la racine : 

hr, tomber; é-hr, faire tomber 

méy, enfanter; é-msy, délivrer, accoucher 

De là le nom de causalifs, donnés à ces verbes par les grammairiens. Cette 
formation est rare avec les verbes transitifs, très fréquente avec les intransitifs. 
Le sens causatif s’est souvent perdu de bonne heure. 

En principe, l’addition du préfixe é- n’a aucune influence sur la flexion. 
Seuls les causalifs formés sur des 2 rad. (Caus. 2 rad.) ont certaines formes 
semblables à celles des III inf (§ 108 ). 

2 0 au préfixe n-. II n’en est guère connu qu’un exemple avec une racine 
simple : 

hm, crier (?); n-hm, crier de joie 

W Conjugaison, au sens de la grammaire sémitique. 

Bibl. d’étude, t. VII. ® 



34 MODIFICATIONS DE LA RACINE VERBALE. 

Devant une racine redoublée (§ 82 ), le cas est plus fréquent dans la langue 
la plus ancienne : 

hm, crier (?); n-hmlm, rugir 

dd, être stable; n-dddd, rester 

gé, (inusité); n-gégè, déborder 

3° à ces deux préfixes réunis èn-. Ce sont les causatils des verbes à 
préfixe n- 

s-n-fhfh, délier 
ê-n-hbhb, (sens inconnu) 

85. Les modifications ( 6 ) internes de la racine verbale sont de deux sortes : 

i° les unes n’affectent pas les radicales; ce sont celles de la vocalisation et 
de l’accentuation, connues grâce au copte (§ 12 ) ou à certaines particularités 
orthographiques (S 106 ). C’est une partie de la flexion des verbes égyptiens, 
dont l’étude est encore assez peu avancée; on en trouvera l’essentiel dans le 
paradigme ci-après (§ io3); 

2 0 les autres sont des modifications des radicales, particulières aux verbes 
à radicales redoublées, à radicales faibles et aux verbes irréguliers; voir à la 
fin de ce chapitre (§ io5-no). 

86 . Les modifications (c) sont dues à des suffixes qui se rangent sous trois 
chefs : 

i° les désinences du genre et du nombre; 

2 0 les suffixes personnels (§ 5i et 53, e); 

3 ° les suffixes qui peuvent, à certains temps, s’ajouter à la racine verbale, 
pour en modifier sinon le sens, du moins la nuance de sens, ou encore la voix. 

87. Les deux premières catégories de suffixes n’ont pas besoin dêtre 
expliquées; on les verra plus bas dans le paradigme. 

La troisième est composée par les suffixes -n, -yn, -hr, -1:3, -w, -te. Par 
ex., avec la racine 



sdm, entendre 



VOIX, FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES. 



35 



et ces suffixes, se forment les nouvelles formes verbales 

éDM-ft - 

sm-yn- 

sdm - hr - 

SDM-fô - 
SDM -ÎU - 
SDM -te _ 

qui toutes rendent une nuance ou une voix du verbe : entendre. Les quatre 
premières de ces formes ne seront étudiées quau chapitre IV. Disons dès 
maintenant que la forme en hr est peu fréquente et que la forme en 1:3 reste 
rare. Les formes en -w et en -te vont être considérées ci - après (§ 101 ). 

VOIX, FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES. 

88. Parmi les verbes égyptiens, les uns, intransilifs , nont qu’une voix; les 
autres, transitifs, ont un actif et un passif 11 n’y a lieu de noter à cet égard que 
le fait suivant : certains intransitifs prennent parfois un sens transitif; hpr, 
être, signifie aussi : créer; wCb, être pur, propre, signifie aussi : purifier, 
nettoyer; etc. 

89. Quelle que soit la voix, les diverses formes de la flexion se classent en 
trois catégories : 

les formes nominales, 
les formes verbales, 

la forme dite en -t et les formes relatives, qui participent a la fois du 
caractère des deux autres classes. 

90. (d.) Les formes nominales du verbe sont celles qui sont traitées comme 
un substantif : l’infinitif, le participe et l’adjectif verbal. 

91. L’infinitif, étant un substantif, a un genre. — Sont du masculin, les 
infinitifs des : 2 rad., 3 rad., Ilgem., h rad., 5 rad., Gaus. 3 rad. et Caus. Ilgem. 
— Sont {lu féminin, les infinitifs des : 111 inf., Gaus. 2 rad. Sont les uns de 
l’un, les autres de l’autre genre, les infinitifs des : IV inf, Caus. III inf. 



36 



VOIX, FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES. 



92. U participe a deux voix, l’actif et le passif; chaque voix a un imparfait 
et un parfait. Ce ne sont pas des temps à proprement parler (S 80 ); ils 
indiquent, conformément à leur étymologie, le premier, que l’action ou l’état 
exprime par le verbe na pas cessé, l’autre qu’il est complètement passé. 
C’est une distinction que l’on retrouvera plus loin. Ils ont deux genres et 
trois nombres. Le féminin s’y emploie souvent dans le sens neutre. 

Le sens des quatre participes est, en prenant pour exemple le verbe : 
entendre, 

ACT1F - PASSIF. 

Imparfait entendant étant (en train d’être) entendu 

Parfait ayant entendu (ayant été) entendu 

La vieille forme de Y adjectif verbal signifie le plus souvent, avec l’exemple 
choisi : celui qui entendra; plus rarement : celui qui entend ; parfois aussi : celui 
qui est entendu. Il a deux genres et deux nombres. 

93. (f?.) La forme en - 1 , très usitée, est nominale en ce qu’elle équivaut à 
un infinitif pour le sens et l’emploi; et verbale, parce qu’elle se conjugue en 
recevant les suffixes personnels. Pour reprendre l’exemple du verbe : entendre, 
elle rend l’expression française : le fait que /entends, le fait que lu entends,’ 
le fait qu’tV entend. . . , etc., etc. 



94. Les formes relatives ne se comprennent bien que par une traduction. 

Supposons que nous ayons en français un mot unique, signifiant, selon la 
flexion : 



celui 

celle 

ce 





1 je 


que j 


1 lu 


dont [ 


) il, elle 


à qui [ 


I nous 


à quoi ] I 


vous 




ils 



[action ou état exprimé par ]e verbe], 



ce sera une forme relalive identique à celles de l’égyptien. Cette forme est 
subslantive, en ce quelle désigne une personne ou une chose (antécédent du 



VOIX, FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES. 37 

relatif) : elle se décline donc, à l’aide des suffixes -w- et -1-. Mais elle est 
aussi verbale, car elle exprime une action ou un état et indique, à l’aide des 
suffixes personnels, la personne ou la chose qui en est le sujet. 

La forme relative possède : un imparfait et un parfait, qui est en -n- 
(cf.S i4a); un singulier et un pluriel; un masculin et un féminin (le féminin 
s y emploie souvent au sens du neutre); enfin huit personnes. Les suffixes 
personnels se placent après ceux du genre et du temps. 

95. (C.) Les formes verbales sont celles qui se conjuguent sans rien avoir 
de la nature du substantif; leur caractère commun est d’avoir des personnes; 

ce sont : Y impératif, Yancienne flexion et la nouvelle flexion. 

} 

96. Il n est pas nécessaire de définir Yimpératif. 

Les noms d ancienne et de nouvelle flexion viennent de ce que l’égyptien, tel 
que nous le connaissons, conserve les restes d’une ancienne conjugaison (au 
sens non-sémitique du terme) W à côté d’une flexion de date plus récente, 
du moins dans certains verbes, savoir : 

les verbes à sens passif; ■ 

les verbes indiquant 1 action d’aller, quand ils n’expriment pas le début 
de cette action; 

les verbes marquant un état permanent; et hpr (proprement : être), 
même quand il signifie : naître, provenir; 

rh, savoir, bien qu il soit actif, et même s’il est accompagné d’un com- 

97. L impératif a deux personnes, les deuxièmes du singulier et du pluriel. 

98. La racine verbale de Yancienne flexion n’a qu’une forme, la forme simple; 
elle ne reçoit jamais les suffixes -n, -yn, -hr, -Ici, -w et -tw. 




(1) En réalité, l’ancienne flexion du verbe l’impératif, et peut-être le participe. Le mot est 

égyptien est Représentée encore par l’infinitif, pris ici dans une acception restreinte. 



38 



VOIX, FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES. 



99. L’ancienne flexion n’a qu’une voix, intransitive ou passive, à i’époque 
classique (exception faite pour rh, § 96 ). — Elle n’a qu’un temps, en enten- 
dant par temps l’ensemble des personnes de tout nombre et de tout genre. 
Ces personnes sont : 

Plur. i rc p. 

2 e p. 

^ ' | se sont confondues de bonne heure 

lém. | 

Duel : 3 e p. masc. j 

fém | ^ disparues 

100. La nouvelle flexion a cinq formes : la forme simple; et les quatre 
formes à suffixes en -n-, -yn-, -hr-, -/ci-. 

101. La nouvelle flexion a deux voix. Le passif s’indique à l’aide des suffixes 
-w et -Iw (§ 87 ). Mais tandis que -w ne s’ajoute qu’à la racine verbale simple, 
-tw suit aussi les quatre formes en -n-, -yn-, -hr- et -JcS-; ce qui donne, en 
reprenant l’exemple s'dm, les formes : 

SDM-ÎU et : SDM- fil) 

SDM -n-tw 
sdm -yn-tw 
sdm -fjr-tw 

SDM- 1(3 -tW 

qui toutes sont passives, avec le sens de : être entendu, ou une nuance de 
ce sens. 

A la vérité, la forme SDM-n-to n’est pas d’un usage fréquent; elle est 
souvent remplacée par sdm-w. 

102. La nouvelle flexion a les mêmes personnes que l’ancienne, mais les 
personnes du duel ne se rencontrent que dans les textes des Pyramides et 
la troisième personne du pluriel est commune aux deux genres. 



Sing. i ie 



P- 

2 e p. masc. 

fém. 
3 e p. masc. 
fém. 



PARADIGME. 



39 



PARADIGME. 

1 03. Après ces définitions et ces explications, nous pouvons donner comme 
paradigme les formes d’un verbe du type le plus commun, un 3 rad., et le 
plus régulier, sans consonne faible. La racine verbale est imprimée en capi- 
tales, les suffixes et désinences en italiques; la place des voyelles est indiquée 
par ^ ou par -, selon qu’elles sont brèves ou longues; la voyelle accentuée 
porte l’accent ' au-dessus de la quantité. 



Infinitif 



( masculin dans ce cas)^ 











S-iD^M 
















Participe. 










ACTIF. 














PASSIF. 


Imp. Sing. 


masc. 


/ 

S ^ 


p 


IM 






1) JL 


M^W 




fém. 


/ 

s 


D 


M 


y-t 


r 

S 


D 


M Wt 


Plur. 


masc. 


r 

S 


D 


M 


yw 


s 


D 


M WW (?) 




fém. 


s 


D 


M 


ywt 


/ 

s 


D 


M WWt 


Duel 




r 

S 


D 


M 


y w y 


r 

S 


D 


M \vw y 


Parf. Sing. 


masc. 


S -L 


D 


^ M 




r 

S ^ 


PM 


-y 




fém. 


r 

S 


I) 


M 


l 


/ 

s 


PM 


yt 


Plur. 


masc. 


f 

s 


P 


M 


W 


r 

S 


DM 


yw 




fém. 


s 


D 


M 


Wt 


s 


PM 


ywt 


Duel 




r 

S 


D 


M 


wy 


/ 

s 


DM 


ywy w 



(l) Les infinitifs féminins (S 91) prennent 
comme le substantif (S 18) la désinence -t. 
Ex. : III inf. msw-t, enfanter: caus. 2 rad. 
shr-t, jeter par terre. 

Au masculin singulier de l’imparfait du 
participe actif, on rencontre parfois la désinence 
-w; elle donne au participe le sens de la durée, 
de la pÿPsislanee : sj 1 sdm -y, un fils entendant, 



qui entend, sj sdm-w, un fils obéissant. 

Une autre forme participiale en -w, active et 
invariable se rencontre dans les tournures néga- 
tives (voir § 167). 

<’> Telles devaient être théoriquement les 
désinences du participe; on a mis en itali- 
ques celles que l’on a trouvées écrites dans les 
textes. 



* « 



40 . 



PARADIGME. 



Adjectif verbal. 

Sing. m. s'dm -ty-fy Plur. m. s'dm -tym(J)-én 

f. ém-ty-éy f. smi-lyw (?)-sn 

Forme en -t-. 

Sing. 



Plur. 



l re 


p- 


snm-t-y 


2 e 


p. m. 


sm-t-k 




f. 


SDM-t-t 


3 e 


p. m. 


SDM -t-f 




f. 


SDM-î-i 


i re 


P- 


SDM-Ê-îi 


2 e 


P- 


s'dM-£-/W 


3 e 


P- 


sdm - / -én 



Formes relatives. 









ACTIF. 




PASSIF. 








Masc. 


Fém. 




Sing. 


i re 


P- 


s'dm -w - y 


SDM-f-ÿ 


On rencontre une 




2 e 


p. m. 


SDM -W-k 


SDii-t-k 


forme en -tw. 






f. 


SDM-tO-f 


SDM-jt-î 






3 e 


p. m. 


SOU-W-f 


SDM-f-jf 








f. 


SDM-W-^ 


s'dm-?-s : 




Plur. 


l‘-c 


P- 


SDM-W-W 


SDM -J -Il 






2 e 


p. m. 


s'dm -w-tn 


s'dm -t-tn 






3 e 


p. m. 


s'dm -w-én 


SDM -t-én 




Sing. 


i re 


P- 


sdm -w-n-y 


s'dm -t-n-y 


? 




2 e 


p. m. 


s'dm -w-n-k 


SDM - 1- H -/<: 





Plur. 



3 e ' p. m. 
f. 

i re p. 

2 e p. 

3 e p. 



SDM -U) 
SDM-W 
SDM -II) 
SDM - W 

£dm-w 

SDM-W 



-n-t 

-n-f 

-n-ê 

-n-n 

-n-ln 

-n-ên 



sdm -t-n-t 
s'dm -l-n-f 
s'dm -t-n-é 
s'dm -t-n-n 
s'dm -t-n-tn 
sdm -t-n-in 



PARADIGME. 



41 



Impératif. 



Sing. 2 e p 


SwDvMVI 


Plur. 3 e p 


s'^D ± 


M^y ou : 




Ancienne flexion W 


Sing. i re p. 


SD^M 


-kwy 


2 e p. m. 


SDM 


-ty 


f. 


SDM 


-*y 


3 e p. m. 


s^p^M ^y 


f. 


SDM 


-ty 


Plur. i rc p. 


SDM 


-wyn 


2 e p. 


SDM " 


~ -tywny 


3 e p. 


SDM 


-w 


f. 


SDM 


-ty 


Duel 3 e p. m. 


SDM 


-ivyy j 


f. 


SDM 


-tyyw j 




Nouvelle flexion. 






ACTIF. 


simple : Sing. i re 


P- 


SDM 


2 e 


p. m. 


SDM-/f 




f. 


SDM-f 


3 e 


p. m. 


SDM -f 




f. 


smi-é 


Plur. i rc 


P- 


SDM-n 


2 e 


P- 


SDM -tn 


3 e 


P- 


sdm -én 



S^D-LM^lV 



puis 



- w 



très tôt disparues 



sdm-w -y 
s'dm-w -k 
som-«ü -t 
SDM -W -f 
SDM-U) -é 

évw-yy-n 
s'dm -yy-in 



Forme en 



sdm -n-y 
süM-n-h 

etc. 



sdm -tw-y 
s'dm -tw-k 
s'dm -tw-t 

SDM - tw -f 
SDM -tw-é 

sdm -tw-n 
SDM -tw-ln 
sdm - tw - én 

sdm -n-tw-y 
s'dm -n-tw-k 
etc. 



<*) On ne connaît 1a vocalisation qu'au sing., i" pers., et 8' pers. masc. 
Bibl. d’étude, t. VII. 



VERBES AUTRES 


QUE LES 3 RAD. SANS 


CONSONNE FAIBLE. 


Forme en -yn- 


. sdm -yn-y 


im-yn-tw-y 




sdm -yn-Ie 


sdm - yn - tw - k 




etc. 


etc. 


Forme en -hr- 


sm-hr-y 


sdm - hr-hv - y 




sou-hr-k 


sm -hr-tw-k 




etc. 


etc. 

% 


Forme en -kS- 


sm-ki-y 


sdm -ki-tiv-y 




é m-kS-k 


sm- kS-tw-k 




etc. 


etc. 



104. Si riche en formes que soit déjà ce tableau, il n’est pas encore 
complet. La racine simple de la nouvelle flexion sdm, épi-/ avec le suffixe de 
la 3 e pers. du sing. masc. , a été en réalité vocalisée et accentuée de trois manières 
différentes. Nous ignorons quelles étaient dans chaque verbe. les voyelles; mais 
nous savons leur position, leur quantité et laquelle portait l’accent. On doit 
alors distinguer à l’actif les formes 



Sing. i re p. 


a) 

s>-dm xy 


« 

S^Ds^M xy 


emphatique 

S^D-LM ^y 


2 e p. m. 


Ldm xk 




LniMw/î 


f. 


Sw»I Xt 




S^D-LMwÊ 


etc. 


etc. 


etc. 


etc. 



11 existe également une différence entre les formes de la nouvelle flexion au 
passif; mais elle est mal connue. 

Le nom de la forme emphatique indique déjà l’un de ses emplois, qui 
seront étudiés plus loin avec ceux des formes a), (3), en -n-, en -yn-, etc., etc 
(ch. IV). 

VERBES AUTRES QUE LES 3 RAD. SANS CONSONNE FAIBLE. 

105. Tel est le paradigme des 3 rad. sans consonne faible. Quant aux 
autres verbes, il ny a aucune particularité à noter dans les 2 rad., k rad., 
5 rad. Au contraire, non seulement la vocalisation et l’accentuation, mais 



VERBES AUTRES QUE LES 3 RAD. SANS CONSONNE FAIBLE. 



A3 



aussi les radicales subissent parfois, dans certains cas, des modifications 
dans les II et III gem.; 

dans les II y, dans quelques formes des I y et des 1 w, et dans muet; 
dans les III, IV et V inf. 

106. Dans les II et III gem., les radicales identiques tantôt sont séparées 
et tantôt ne le sont pas par une voyelle. On est averti de l’existence de la 
voyelle par l’écriture, qui dans ce cas répète le signe exprimant la radicale 
redoublée. Ainsi, kbf, être frais, fait 

à la nouvelle flex., forme a) : kbf, il est frais 

à la nouvelle flex., forme empb. : kb±b^f 

107. Quelques verbes en I y sont parfaitement réguliers, d’autres perdent 
le y à certaines formes; par ex. : 

înk, embrasser, et : [*]u'C, hériter. 

De même certains verbes en I w : wrh, oindre. 

On ne connaît qu’un verbe en II y : ryê, veiller, garder, dont le y n’est 
jamais écrit. 

Mwt, mourir, s’écrit généralement mt, mais le w peut aussi devenir y : 
myt-k, tu meurs (à un homme). 

108. Restent les III, IV et V inf. D’une façon générale, w se transforme 
facilement en y; même dans les plus anciens textes, il est souvent difficile de 
distinguer les III w des 111 y; pins tard, y remplace w partout. 

D’autre part, dans mainte forme la consonne faible s ’ assimile à la radicale 
qui la précède : 

mrr pour mry, aimer. 

D’après les exemples jusqu’ici relevés, on peut donner la statistique ci-dessous 
(les exemples choisis sont empruntés aux verbes : mêy, enfanter; mry, aimer; 
îry, faire; gmy, trouver; pry, sortir; hsy, louer). 



6 . 



44 VERBES AUTRES QUE LES 3 

Aux formes suivantes : 

Infinitif, i rc forme 
2 e forme W 

Participe, actif, imp. 

parf. 
passif, imp. 
parf. 

Adjectif verbal 

Formes relatives, imp. 

parf. 

Impératif 

Ancienne flexion 



Nouvelle flexion, formes a) et (3) 

forme emphatique 
passif en w 
passif en tw a) 
pass. en tw (emph.) 
forme en -n 

(1) Les infinitifs (féminins) des III inf. ont 
deux formes : l'une, où la consonne faible a 
disparu; l’autre, où elle est conservée; la seconde 
est surtout employée substantivement. Ceux des 



RAD. SANS CONSONNE FAIBLE. 

« 

la consonne faible est : 
disparue : m±é^t 

conservée : mxéw^t, plus tard mxéy^t 

assimilée ou non assimilée : mrr, pry 
non écrite, sauf exception 
assimilée : mêê- 
non assimilée : hsy-; sauf irr- 

souvent écrite dans les III w et les 
IV inf. * 

assimilée : mrr-, sauf par exception 
dans certains IV inf. 
non écrite, sauf exception : gm- 
pour gmy 

-? 

y écrite ou non écrite : mêy 

III w souvent écrite 

IV w et IV y le plus souvent non écrite 

jamais écrite, sauf à la i re p. sing. : 
mêy -y 

assimilée en général : m^éjJ^f 
parfois écrite méy-w 
non écrite 
assimilée : prr-tw 
non écrite 

infinitifs des Caus. IV inf. qui sont féminins, ne 
sont connus que sous la première forme. Parmi 
les infinitifs des IV inf. et des^aus. III inf. qui 
sont féminins, on trouve les deux formes. 



VERBES IRRÉGULIERS. 



45 



On remarquera combien de fois reviennent dans ce tableau les mots : 
non écrite. C’est que i’interprélation de l’orthographe égyptienne est très 
difficile; et l’on doit souvent se borner à constater les faits orthographiques. 
Notre connaissance des modifications phonétiques est incomplète et pro- 
visoire. 

Verbes irréguliers. 

109. Ce sont : III inf. îry, faire; III inf. rdy, donner; II gem. wnn, 
être; III inf îmj, porter; îwt et iy, venir. 

Les irrégularités de ces verbes ne sont pas toutes également bien connues. 
Certaines même ne sont qu’entrevues : l’orthographe nous les signale, sans 
permettre toujours d’affirmer en quoi elles consistent. Ainsi, pour îry, nous 
ignorons complètement ce qu’elles ont été. 

Rdy se rencontre écrit sous trois formes : rdy, — dy, — dd. 11 prend 

la première : à l’infinitif, à la forme relative parfaite; rarement à la 
nouvelle flexion, forme emphatique; et au passif en -w, surtout ancien- 
nement; 

la deuxième : à l’ancienne flexion, à la nouvelle flexion a), au passif en 
-w, à la forme en -n-, forme a); 

la troisième : au participe, à la forme relative imparfaite, souvent à la 
forme emphatique de la nouvelle flexion, à la forme en n (emphatique). 

îm ( îmy ) lui sert d’impératif. 

Wnn a souvent dans les plus anciens textes l’orthographe vont. 

îny se trouve sous la forme int- dans la langue vulgaire du Moyen Empire. 

îwt est plus fréquent que la forme hv et se confond souvent d’ailleurs avec 
iy; my lui sert d’impératif. 



CHAPITRE IV. 

LE VERBE : II. EMPLOI. 



Pour rendre intelligibles certaines expressions qui se rencontreront ci-des- 
sous à propos de l'emploi des formes verbales, il nous faut dire dès maintenant 
quelques mots de la construction égyptienne, dont il sera traité complètement 
au chapitre VL 

110. Il y a en égyptien deux sortes de proposition» qui se différencient par- 
leur construction : 

a ) la proposition nominale, qui est en principe une proposition sans 
verbe, avec sujet et attribut, et dont la construction normale est 

Sujet- Attribut 

b) la proposition verbale, dont la construction normale est 
Verbe-[Sujet et Compl. Dir. et lndir.]- [Autres Compléments]. 

111. De bonne heure, on a construit sur le modèle des propositions nomi- 
nales des propositions contenant certaines formes verbales, à savoir, comme on 
le verra ci-après, l'infinitif précédé de hr et 1 ancienne flexion, soit 

Sujet-Verbe 

Ce sont les propositions pseudo- nominales. 

EMPLOI DE L’INFINITIF. 

# 

1 1 2 . L'infinitif s’emploie substantivement : 

a ) comme sujet : 

nhl-y pw îrt nf st 

vœu -mon c’(est) faire à lui cela 

lui faire cela était mon vœu 



EMPLOI DE L’INFINITIF. 



47 



If comme complément déterminatif d’un substantif ou dun adjectif : 

hrw n étt tkS m ht-ntr 

jour d’ allumer (les) lampes dans (le) temple 

c) comme complément des verbes : wd, ordonner; mry, vouloir; ènd, 
craindre; kiy, penser; rh, savoir, pouvoir; il joue alors le rôle de nos propo- 
sitions complétives : 

wd-tw n-f db3 ét 

il fut ordonné à lui (de) compter cela 

113. L’infinitif s’emploie encore d’une façon analogue à cette dernière (c) 
avec îry, faire, et piy, qui prend alors le même sens que iry, soit : 

a ) après îry, si c’est un verbe exprimant le fait d aller, comme smt, ou 

îry dr-li 

je faisais (l’action de) voyager 
je voyageais 

b) avant pw îry (S 38, e), surtout avec les verbes exprimant le fait 
d 'aller, dans les récits, à .dater du Moyen Empire : 

prl pw îr-n-f 

aller c’(est) il -fit (?) 
il alla (?) 

Pour les verbes autres que ceux-là, voir §§ 199 , 1 hh 

c) après piy, dans le sens de iry, pour exprimer fortement le passé, 
surtout dans les phrases négatives : 

n sp pi mylwy &dm 

jamais fit semblable -mon (l’action d’) entendre 
jamais mon semblable n’entendit 

11 A. L’infinitif s’emploie apres toutes les prépositions, de meme qu en 



un verbe composé comme dr - tS : 



smt 



je faisais (l’action d ) aller 
j’allais 



48 



EMPLOI DE L’INFINITIF. 



français je même mode ou l’indicatif après les conjonctions. Quelques-uns 
ces emplois sont particulièrement notables : 

a ) après r : 

i ° d forme une sorte de proposition nominale qui rend \e futur : 
w y r nhrn * ci - le 

moi à prendre âne -ton 
je prendrai ton âne 

2° il indique le but : 

r n mr-pr-wr 

pour implorer de l’intendant- en -chef 

b) après m : 

l’infinitif indique le plus souvent, mais non toujours, une relation de temps 

m ty* sw m îrt isfi 

quand venir exempt de faire ie péché 

en venant 

c ) après n et me ; 

il exprime la raison, le motif : 

mC irt miel n étn 

parce que faire (la) vérité au roi 

d ) après hr : 

i° il indique les circonstances d’un fait : ^ 

hr smé-f 
en suivre -lui 
en le suivant 

2 il forme des propositions pseudo -nominales (§§ i \ i et 17/i). 

, * 1 5 - L ’ em P loi de rinfmitif P récéde ' de ^ en propositions pseudo-nominales 
nest constaté, et seulement dans les cas énumérés ci-après (§§ 1 1 7 - 1 1 8 Y 
que pour : v ‘ r 

les verbes transitifs; 



EMPLOI DE L’INFINITIF. 

les verbes exprimant 1 idée d’aller, mais marquant le début de cette action ; 
les verbes exprimant la production d’un état; 
les verbes exprimant l’idée de crier et de pleurer; 
le verbe rsw, se réjouir. 

116. Ges propositions sont de deux sortes : 
i° sans auxiliaire, construites 

Sujet hr Infinitif 

■ 2 0 elles emploient comme auxiliaire îw, être, ou wn, être (également) 
et sont construites ’ 

îw - ) 

wn- j Sujet ^ r Infin itif 

Alors, quand le sujet est un pronom, il s’ajoute à l 'auxiliaire sous forme de 
suffixe personnel. 



117. La construction sans auxiliaire s’emploie : 

• a) dans les propositions indépendantes, pour exprimer un fait, dans 

les descriptions ou parties descriptives d’un récit, — très souvent pour indiquer 

les circonstances où se produit un fait ou l’état où se trouve quelqu’un ou 
quelque chose : 

dm nb hr nmy 

Asiatique chaque à crier de joie 

tous les Asiatiques criaient de joie 

b) dans les propositions temporelles descriptives, après m ht, après que, 
ou circonstancielles : r ^ 

m ^ w sln hr rdy-t n-y Cwy-én 

les enfants du roi à donner à moi leurs mains 

(tandis que j les enfants du roi me donnaient la main 

Bibl, d* étude , t. VIL 



7 



50 



EMPLOI DE L’INFINITIF. 



c) dans des propositions relatives dont le sujet est identique à l’antécédent 
et exprimé par le relatif nty : 

s nty hr mn Hiv 

(un) homme qui à souffrir chaleur 

un homme qui souffre de la chaleur 

118. La construction avec auxiliaire s’emploie : 
a ) avec iw : 

pour énoncer un fait en 1 isolant du reste du texte, — dans les parties 
desci qotives d un récit, mais au dehut de leurs subdivisions, — pour exprimer 
les circonstances dun fait ou l’état de quelqu’un ou de quelque chose, surtout 
si c’est une seconde phrase exprimant un état : 

îw -f hr mdt 

était-il à parler 

(alors qu’jil était en train de parler 

h) avec wnn et surtout les formes von-yn et wn-hr : 

pour signifier : avoir coutume de faire l’action ou d’être dans l’état 
exprimé par le verbe, — pour indiquer une petite division du récit et là 

rattacher à ce qui précède, notamment à la fin d’un grand développement, 

pour commencer un grand développement : 

wn-yn-én hr sdl ét 
étaient-ils à lire cela 
ils étaient en train de le lire 

119. Lié par hnc (§ 3o, c) à un verbe précédent, à quelque fonpe qu’il 
soit, 1 infinitif prend la valeur temporelle ou circonstancielle de ce verbe 

îwf hr wnm ti 5oo hnc swr hkt ds ioo 

il mangeait pains 5oo ainsique boire bière cruches îoo 

il mangeait 5oo pains et il buvait îoo cruches de bière 



EMPLOI DU PARTICIPE ET DE L’ADJECTIF VERBAL. 51 

120. Enfin l’infinitif peut s’ajouter absolument à une phrase pour l’expliquer 

îr-n-s m mnw-é n itf-é îmn, irt n-f 

fit-elle pour monument-son à père-son Arnon, faire pour-lui 

thn-wy wr-wy 

deux -obélisques grands 



EMPLOI DU PARTICIPE ET DE L’ADJECTIF VERBAL. 

121. Le participe et l’adjectif verbal s’emploient : 

«) substantivement : 

édm-yw ddn êdmtyw ( ? ) - én ét 

les entendant disent les -devant -entendre cela 

les auditeurs ceux qui entendront cela diront 

b) adjectivement comme épithète : 

étn-yw hpr-w hr hit -y 

les -rois les -ayant- été avant -moi 
les rois qui m’on|( précédé 

Ils remplacent une proposition relative; car dans les propositions de nature 
relative, on les emploie toujours quand l’antécédent est aussi le sujet de la re- 
lative; et on les emploie très souvent, même quand cette identité n’existe pas : 

bw pw mêêw ntrw îm 

lieu ce étant-nés (les) dieux dans 
ce lieu, où sont nés les dieux 

siy nb êrwdty-fy lis pn 

fils-mon chaque qui -fera -accroître frontière cette 

chaque fils né de moi qui agrandira cette frontière 

A la différence du participe, l’adjectif verbal a le plus souvent quelque chose 
de solennel. 






7 - 



52 



EMPLOI DES FORMES RELATIVES. 



EMPLOI DE LA FORME EN -t. 

122. La forme en -t s’emploie : 

a) après des prépositions , jouant alors le rôle de nos propositions subor- 
données : 

hft rdy-t pr ' n nb-f 

quand le fait -de -donner (des présents) (la) maison à maître-son 
quand la maison offre des présents à son maître 

b) absolument, comme l’infinitif (§ 120 ). Dans ce cas, si elle précède la 
proposition principale, elle donne une indication dé temps : 

r fy~ t y w3t n rdwyy, dmyny 

le fait -que -je donnai (le) chemin à pieds-mes, j’atteignis 
après avoir laissé aller mes pieds, j’atteignis 

înbw hks 

(les) murs (du) prince 
le mur du prince 

c) parfois encore absolument au début d’un texte, après la date 

h3t-sp 18 , îrt hm-f tis r éy 

an le fait- Sa-Majesté (la) frontière (du) sud 

de -faire 

An 1 8 . Délimitation de la frontière du sud par S. M. 

EMPLOI DES FORMES RELATIVES. 

1 23. Les formes relatives s’emploient dans des propositions de nature relative: ' 

fl) précédées de n (§ y4) : 

hnrt n kd-t-én, / r n * wnn-k 

(la) prison que que-bâtissaient-ils (le) temps où que-es-tu 

la prison qu’ils bâtissaient l e temps où tu es 



EMPLOI DE L’ANCIENNE FLEXION. 



53 



b) sans copule, mais dans le seul cas où le sujet de la proposition relative 
n est pas identique à 1 antécédent; encore sont-elles souvent remplacées, même 
dans ce cas, par le participe passif ou l’adjectif verbal (§ 121 , ô) : 

nwt hk3-t-én, 

(les) villages que -gouvernent -ils 

les villages qu’ils gouvernent 
liSél nbt rw-t-n-y r-é 

pays chaque que-allais-je vers-lui 

tout pays où j’allais 

Elles s emploient aussi parfois dans des propositions de nature complétive, 
au féminin, avec le sens du neutre : 

rhtw wnl-k hi-t-y m fyp 

on sait tues (cela) que-tu-es-descendu avec tranquillité 

on sait que lu es tranquillement descendu. 



EMPLOI DE L’ANCIENNE FLEXION. 

124. L’emploi de l’ancienne flexion comme verbe est rare, même dans les 
plus anciens textes, pour énoncer simplement un fait. Au contraire, il est 
habituel : pour compléter ce qui a été dit, — à la fin d’un développement 
pour donner le résultat de ce qui précède, — pour indiquer les circonstances 
dun fait, ou 1 état de quelqu un ou de quelque chose, — enfin après rdy, 

donnei , faire, rendre... pour indiquer l’état ou l’action du complément 
de rdy : 

wcb-ty, wCb k3-k 

tu es pur, pure (est) ton -âme 
ck-kwy kr hrl-îb-f 
(tandis que) j’entrais dans son -désir 
en répondant à son désir 

rdyf s nb hmé hr ps -J" 

il fit homme chaque s’asseoir dans sa -part 

il donna a chaque homme de s’établir dans sa part 



54 



EMPLOI DE L’ANCIENNE FLEXION. 



125. L’ancienne flexion s’emploie encore comme verbe en apposition pour 
servir d’épithète à un substantif; il nous faut alors traduire par un adjectif, 
un participe ou une proposition relative : 



■ pédt dmd-ly 

l’ennéade elle- est- réunie 
înt swt 

(un) poisson sec 



tS tm-w 

(la) terre elle -est -complète 
rdy-ly r rS 

il - est-placé à l’entrée 



126. Enfin l’ancienne flexion s’emploie dans des propositions pseudo-nomimles 
(SS in et 1 7 / 1 ); mais cet emploi n’est constaté, dans les cas indiqués ci-après 
(SS 128 - 129 ), que pour 

les verbes à sens passif; 

les verbes exprimant l’idée d’aller, à moins qu’ils n’indiquent le début de 
cette action (S 1 1 5); 

les verbes indiquant un état permanent; même hpr dans le sens de : 
naître, provenir; 

rh, savoir, même quand il a un complément direct. 

Autrement dit, l’ancienne flexion s’emploie en propositions pseudo-nomi- 
nales dans les verbes qui ne sont pas ainsi usités à l’infinitif précédé de hr 
(S n5 et suiv.), et réciproquement. 

127. Tandis que l’infinitif après hr en pseudo-nominale n’est susceptible 
que de deux constructions (SS 116 et suiv.), l’ancienne flexion seT construit de 
trois manières : 

a) sans auxiliaire 

Sujet- Ancienne Flexion 

h) avec îw ou wnn comme auxiliaire 

| Sujet-Ancienne Flexion 
wnn \ 



EMPLOI DE L’ANCIENNE FLEXION. 



55 



et alors, quand le sujet est un pronom, il s’ajoute à l’ auxiliaire sous forme de 
suffixe personnel; 

c) avec chc-n, se tenir debout (plus rarement avec chc, se tenir debout; 
iy-n, venir; pry-n, sortir; îw, venir [distinct de iw, être]), employé comme 
îw et wnn en qualité d’auxiliaire 

cfycn Sujet-Ancienne Flexion 
et alors le suffixe personnel sujet s’ajoute à chcn. 



128. Les cas où s’emploie 1 ancienne flexion en proposition pseudo-nomi- 
nale sans auxiliaire ou avec iw ou wnn sont absolument les mêmes que pour 
1 infinitif précédé de hr. Voir §§ 117 - 118 . Exemples de lancienne flexion : 



a) sans auxiliaire : 



proposition indépendante 



mk wy îy-kwy 
vois, moi, je viens 



prop. temporelle ou circonstancielle m ht 

après -que 

proposition relative s 

(un) homme 



msrw hpr 
(le) soir fut venu 
nty mr 
qui est-malade 



b) avec îw : 



îw-y pr-kwy m éi-f 
je fus je sortis derrière lui 
1 îw twly éhr m nb 

était statue -ma était ornée d’ or 



avec wnn et surtout wnn-yn et wnn-lir : 

wn-yn îb n hm-f kb 

(et alors) fut (le) cœur de Sa Majesté fut-frais (content) 



129. L’emploi de l’ancienne flexion avec chcn (et semblables) comme auxi- 
liaire est assez limité. A l’origine, il indique un événement au cours du récit. 



56 emploi de la nouvelle flexion. 

Dans la langue vulgaire du Moyen Empire, il ne signifie rien de parliculier; 
c’est la forme ordinaire du récit : 

Chai hm-f wd3 m hlp 

se tint debout Sa Majesté alla en paix 
S. M. alla en paix 

chc-é h3-ty k C 

elle se lève elle tombe aussitôt 



EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. 

130. H y a lieu de distinguer : les formes actives et les formes passives de la 
nouvelle flexion; la forme simple et les formes en -»-, -yn-, etc.; enfin les 
trois formes (a) S~DM+f, (|3) Lü^f, et emphatique S~DÆ~f de la 
forme simple. 



j g | Forme (a) S^DM^zf 

Elle s’emploie d’abord sans auxiliaire, exprimant un fait, décrivant ou affirmant 
quelque chose sans nuance de temps, qu’il s’agisse du passé, du présent ou 
de l’avenir; — exprimant l’intention, le souhait; — enfm^après rdy, donner, 

faire que. . . , rendre. . . 



n sp îry-y 

jamais je n’ai fait aucune chose 



dw 

mauvaise 



ph-k hnw wn-k im-f 

tu atteins la cour (et) es à 1 intérieur 



hméw mS-tn web P n 

asseyez-vous vous voyez purification cette 
asseyez-vous pour voir cette purification 

mry - k hmt - k 
tu aimes ta femme 
puisses -tu aimer ta femme 



EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. 57 

rdy hm-f hSyy 

fit Sa Majesté (que) je descendis 

S. M. me fit descendre 

132. La forme a) s’emploie, en second lieu, avec les auxiliaires îw et wnn; 
mais l’emploi de wnn est ancien et beaucoup plus rare que celui de iw. 

Avec ht, qui reste invariable , cette forme a le sens de l’imparfait, c’est-à-dire 
de l’inachevé, et s’emploie pour indiquer un fait indépendant de ce qui pré- 
cède, — ou encore au début d’un récit ou d’une division d’un récit. 

îw édm ntr 

est entend (le) dieu 

le dieu entend 

133. Enfin la forme a) s’emploie après chc dans les verbes transitifs (pour 
4 es intransitifs, cf. § 129 ). Mais cette construction est rare. 11 semble qu’elle 
indique un résultat : 

chc ws-f ddft nbt 

il se -lève il éjecte vers chaque 

(alors) il éjecte tous les vers 

m 

134. Forme (|S) S^D^M^if 

Elle s emploie, en premier lieu, sans auxiliaire et exprime alors : 

a) dans les propositions non conditionnelles, d’une façon générale, une 
circonstance : l’état où l’on trouve quelqu’un ou quelque chose, — ou durant 
lequel un fait se produit; on doit alors traduire par : en. . . et le participe 
présent, ou par : lorsque. . : 

gmm-k éw sm-f îw-f 
tu trouves lui il va il vient 
tu le trouves allant et venant 



Bill, d’étude, t. VIL 



8 



58 



EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. 



b) dans les propositions commençant par ir, une condition; mais il faut 
que le verbe suive îr immédiatement : 

ir gmy-k ét 

si tu trouves ceci (en tel ou tel état) 



135. Elle s emploie, en second lieu, avec les auxiliaires îw et wnn; mais 
alors la construction est assez particulière : lorsque le sujet est un pronom, le 
sullixe s ajoute à la fois à 1 auxiliaire et au verbe; quand c’est un nom, au 
verbe : 



iw 



) 



wnn 
îw nlr 
est (le) dieu 
le Dieu écoute 



-Sujet Substantif ou Sullixe -Verbe -Suffixe 



édm-f 
il écoute 



iw-f édm-f 
il est il écoute 
il écoule 



C’est la construction avec double sujet, différente de celle de la forme a) 
(§ i 32) et voisine de celle de l’ancienne flexion (§ 128 ). 



136. La forme (3) avec îw et le double sujet s’emploie pour exprimer un 
fait indépendant, un résultat; — dans les récits pour une action qui dure; — 
pour indiquer l’état, ou les circonstances d’une action : 

îw-y dy-y mw n îb 

j’étais je donnais (de l’)eau à l’altéré 

iw-f ndm-f hr Cwy 

(si l’on use de ce remède) il est il est guéri sur-le-champ 



137. La construction de la forme j3) avec wnn et le double sujet, signifie : 
avoir coutume de. . . . 

îr-f wnt-k îr-k m bih 

il fait (ton fils) ce que tu es tu fais auparavant 
il fait ce que tu avais coutume de faire auparavant 



wmt 



EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. 59 

138. Forme emphatique S^Dj_M—f 

Elle ne s’emploie jamais que sans auxiliaire. Elle est usitée : d’abord dans les 
propositions indépendantes ou principales : 

a ) pour- affirmer, souligner, pour exprimer les serments, ordres, pro- 
messes, questions, et elle doit souvent alors se traduire par le futur 

nn pss -f 

ne . . . pas il partage 
qu’il ne partage pas 

* 

b) suivie immédiatement de pw (§ 38, d) elle signifie, d’abord : c’est 
celui, celle, ce qui. . : 

éhpr-f pw wnntf 

il crée c’est ce- qui -existe 

c’est celui qui crée ce qui existe 

puis elle paraît indiquer aussi un état absolument achevé : 

ènb -f pw 

il est guéri c’est 
sa guérison est achevée 

139. La forme emphatique s’emploie, en second lieu, dans des propositions 
à notre sens complétives, après les verbes signifiant : vouloir, ordonner, em- 
pêcher, craindre, dire, penser, savoir, trouver (mais non pas après rdy, § § 1 3 1 
et 1 45, 6)' : 

wdn hm-f, prr-y r Ii3ét tn 

a ordonné Sa Majesté (que) je monte vers pays ce 

140. En troisième lieu, elle s’emploie dans les propositions conditionnelles 
qui ne commencent pas par îr, ou bien qui, débutant par ir, n’ont pas le verbe 
immédiatement après ce mot (au contraire, § i 34 , b) 

gmm-k ht-f kb-ty 

(si) tu trouves (que) son ventre est- frais 



8 . 



60 



EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. 



141. Enfin elle s’emploie dans des propositions subordonnées diverses après : 
r, jusqua ce que; hr, parce que; hft, puisque; my, de même que : 

hr m5S-f wy 

parce qu’ il voit moi 

142. Forme en -n- 

La forme en -n-, qui est de beaucoup la plus importante des formes secon- 
daires de la nouvelle flexion, s’emploie, en premier lieu, sans auxiliaire. Elle 
exprime l’action achevée (comme le parfait des participes et des formes rela- 
tives), — l’état accompli et durant encore, — un fait ou un état déjà passé par 
rapport à la proposition précédente (dans ce cas, elle équivaut à notre : 
après que . . . ). Elle s’emploie encore pour ajouter à un mot ou à une phrase 
précédente une remarque accessoire qui la complète. Elle est usitée pour les 
affirmations, assertions, etc. — - Dans l’ancienne langue, elle sert au récit 
historique : 

ssp-n-k éch-k 
tu as reçu ta liberté 

(il vint en paix) élir-n-f hflyw-f 

il avait renversé ses ennemis 

après avoir renversé ses ennemis 

(il se place auprès de Râ) n rdy-n Rc 

ne . . . pas permet Râ 
et Râ ne permet pas que .... 

143. La forme en -n- s’emploie, en second lieu, avec les auxiliaires îw et 
wnn. Avec îw, elle a le même sens d'achevé que sans auxiliaire, mais pour 
indiquer un fait indépendant de ce qui précède (tandis que l’inachevé, l’im- 
parfait, avec la même nuance, s’exprime par îw et la forme a), § 182 ). Elle 
s’emploie aussi au début d’un récit ou d’une de ses divisions (cf. ibid.) : 

îw în-n-y Ddy 

j’ai été j’ai amené Dedi 



EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. 



61 



L’emploi avec wnn, identique, est ancien : 

wnt înnk-k, înw nb 

tu étais tu as apporté dons tous 

144. En troisième lieu, la forme en -n- s’emploie avec chcn (et aussi avec 
îyn, venir, pryn, sortir, îw, venir, dans les mêmes cas et de la même façon , 
mais beaucoup moins souvent) à l 'actif des verbes transitifs (pour les intran- 
sitifs, voir § 129 , anc. flex.; pour le passif, § i4g). Elle exprime alors, à 
l’origine, un événement au cours du récit; puis, dans la langue vulgaire du 
Moyen Empire, elle devient la forme ordinaire du récit : 

chcn dd- n hilyC 
se leva dit (le) prince 
le prince dit 

145. Autres formes. 

La forme en -yn- s’emploie : 

a) dans les propositions indépendantes ou principales pour faire progresser 
le récit, et par conséquent au début d’un paragraphe, — dans les affirmations, 
assertions, etc., — dans les ordres : 

dd-yn-f hft- y 
(alors) il dit à moi 

b) après dd, dire, et rdy, faire que. . . , dans la langue classique. 

146. La forme en -hr- exprime un résultat : 

h ipr-hr-f 

yivsToci = total (dans les comptes) 

et elle s’emploie dans les ordres : 

dd-hr-Jc ré 
tu dis à elle 
dis -lui 



62 



EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. 



147. La forme en -kS- s’emploie : 

a) dans les propositions principales unies à une conditionnelle : 

(si ), nhm-kS tw êtpt 

enlève on (la) victime 
(dans ce cas) on enlève la victime 

b) dans les souhaits. 

148. Formes passives. 

Le passif en -tw- existe, on le sait, pour toutesjes formes de la nouvelle 
flexion, sauf, pratiquement, pour la forme en -n-. Exception faite pour cette 
forme, les règles de son emploi sont identiques à celles de Y actif. 

Le passif en -w- s’emploie : 

а) comme passif de la forme en - n - , dans les mêmes cas cpie cette 
forme; 

б) comme second passif de la forme simple édmf, mais seulement dans les 
propositions indépendantes. 

149. 11 en résulte qu’avec les auxiliaires iw et wnn qui à l’actif sont suivis 
de la forme simple ou de la forme en -n-, on rencontre les deux passifs. 

Mais après cliCn, qui n’est jamais suivi des transitifs que sous la forme 
en - n -, on ne rencontre que le passif en -w-. 



CHAPITRE V. 

PRÉPOSITIONS, CONJONCTIONS, ADVERBES, NÉGATIONS. 

PRÉPOSITIONS. 

150. Les prépositions, qui reçoivent les suffixes personnels (§ 53,/) sont 
susceptibles de plusieurs emplois. Nous ne traitons ici que de leur usage comme 
prépositions (cf. plus bas S § î 5g, i 63). Elles sont de deux sortes : simples et 
composées. 

151. Les prépositions simples sont : 

n > originairement : a l usage de quelquun; puis : faire pour, donner, 
apporter à, dire à, venir à, vers quelqu’un; à cause de quelque chose; à une 
époque (il est plus rare que m dans ce sens); 

m, — qui prend la forme îm devant les suffixes, signifie originairement : 
a l intérieur de ; puis dans un lieu, à, vers, hors de; dans un temps, à un jour; 
appai tenant a, consistant en, fait de, se distinguant par; vide de; en qualité de; 
selon, suivant; dans, en un état; parler de, sur; au moyen du n instrument; — 
m s emploie encore pour annoncer le discours direct (rr ouvrez les guillemets n)., 
et est alors intraduisible; et aussi pour exprimer Y identité, même avec les 
verbes : être, et : faire : 

ntr-én îm-k îw-f m ndé 

leur dieu a 1 état de toi il est à l’état de roturier 

tu es leur dieu c’est un roturier * 

r, — se trouvant dans, vers quelque chose (parfois : vers quelqu’un); dans 
quelque chose ; jusqu a (temps et lieu); parler à, crier vers quelqu’un; loin de 
quelque chose, se séparer de, libre de, caché à; contre (hostilité); à un 

moment, par jour, mois, an; relativement à quelque chose; destiner à, changer 
en (9. 

hr, — sur, dans, à (temps et lieu); loin de, hors de, au delà de; à, par 
(distributif); avec, indiquant le moyen; pour, à cause de quelque chose. 



(1) P° ur l’emploi de r dans le sens de : plus que. . . } voir S 67. 



64 PRÉPOSITIONS. 

hr, — sous (portant, possédant quelque chose) 
hr, — chez, venant de; sous (le roi X) 

mC, — appartenant à; avec quelqu’un; venant de, par, grâce à quelqu’un ; 
à cause de quelque chose 

hft, — selon, suivant, conformément à 

îmyvoty (?), — entre, parmi, 

hi, — derrière, autour de, 

hnC, — (ensemble) avec quelqu’un. 

hnt, — devant 

ht, — derrière, dans 

tp, — sur 

dr, - — depuis 



152. Parmi les prépositions composées, beaucoup sont formées d’un subs- 
tantif placé après une préposition : 



m êi, derrière, après 
m ht, après 



r êi, derrière , après 
r ht, sous la direction 
rgé, à côté, près de 



m hit, à la tête de 

m hr, en présence de 
m Uwy, en récompense de 
m bih, devant 
m m, parmi 
m hr-ib, au milieu de 
m hnw, dans l’intérieur de 
m kib, au milieu de 
mdy, avec 



rcki, envers 
rdinv, jusqu’à 



hréi, derrière, après 

hr gê, à côté, près de 
hrdidi, sur 

hr hit, à la tête de 

hft hr, en présence de 



n mrwt, au nom de 



CONJONCTIONS. 



65 



1 53. Dans d’autres au contraire le substantif est placé avant la préposition : 



siCm, depuis (temps et lieu) hit r, 

nfnit r, 

tu m, devant, avant , 

r phwy r, 

hrw r, 

Il faut remarquer les expressions : 

r îwd 
pour séparer 
entre 



depuis wpw hr, en dehors de 

jusqu’à 

indépendam- 
ment de 

r mn m 
pour rester à, chez 
jusqu’à 



CONJONCTIONS. 

154. Sous le nom de conjonctions, on comprend ici les conjonctions pro- 
prement dites et des prépositions employées comme conjonctions. Pour les 
particules îr, ir(r), wy, tr, ly, trw, voir SS 185 - 198 . 

Parmi les conjonctions proprement dites, 

a) les unes se placent au début de la proposition, 

b) d’autres, après le premier mot; 

c) une autre enfin, à la fin de la proposition. 

155. Se placent au début de la proposition : Ut ( iék ), ki, êw, hr, ty, îr (si), 
my, m. 

Ut (sous une autre forme, vieille et dialectale : îêk) indique les circonstances 
dans lesquelles quelque chose se produit, peut-être avec un sens légèrement 
restrictif, qui s’accentue à partir du Moyen Empire, au point d’amener le mot 
au sens de : mais, dans des remarques accessoires : 

Ut wy m sib, rdy wy hmf m êmr 

alors moi en juge, fit moi Sa Majesté en êmr 

je n’étais alors que juge, S. M. fit de moi un êmr 
Ut r-f ddn êhly pn. 

mais donc (?) parlait paysan ce,... 

mais ce paysan parlait (au temps du roi Nebka) 



Bibi. d'étude , t. VIL 



9 




06 



CONJONCTIONS. 



Ks est employé dans les ordres, les menaces, etc., pour renforcer la phrase : 
vraiment, en vérité : 

kS r dy-y hpr mw 

vraiment je ferai se produire l’eau 

r 

Sw, qui n’appartient qu a la vieille langue, paraît marquer un léger progrès 
du récit et correspondre à : puis, ensuite, alors. 

156. Hr introduit à 1 origine des phrases explicatives : car; puis signifie : 
maintenant, devant des propositions temporelles : 

b r , m ht hrw éwi hr m. . . 

maintenant, après que les jours étaient passés sur cela,... 

Ty introduit surtout de courtes propositions nominales indiquant une cir- 
constance temporelle : quand, lorsque : 

ty sw hr pry 

quand il (était) sur le champ de bataille 

ir, my, m , si, introduisent des propositions conditionnelles, mais non tontes . 
les conditionnelles (S a a 3 et 229 ). 

157. Se placent après le premier mot de la proposition : 

is, comme, à savoir, soit (n U, d’abord : et. . ne. . pas; puis : mais 
. . ne. . . pas) : 

....îr-n-y n-f étn U 

je fis (cela) à lui roi en (ma) qualité de 

t 

Swt et hm, qui signifient : mais au contraire, et s’affaiblissent parfois 
jusqu’à signifier : et : 

ir éwt rmll nbt 

( s ‘ si au contraire humanité toute. , . 

Grt, qui signifie : mais : 

ir grt hs mw imê 

si mais sort eau de lui (de l’œil) 



ADVERBES. 



67 



158. Se place à la fin de la proposition : 
gr, aussi (assez rare) : 

mt-f pw 
(alors) il meurt c’est 
il meurt aussi 

159. Les prépositions employées comme conjonctions sont : 

n, parce que, puisque my, de même que, si (comp.) r éS, après que 
n mrwt, afin que mC, parce que hr, parce que, alors que 

m, quand, lorsque r, aussi longtemps que, hft, quand, puisque 

m ht, après que de sorte que, pour dr, quand, depuis que 

Pour la construction du verbe après Ir et après ces mots, voir §§ n4, 
117 , 128 , i3à, h, ilxo et ihi. 

Pour la liaison et l’opposition ( rpw ) des substantifs, voir §§ 3o et 3 i. 

ADVERBES. 

160. 11 n’y a pas en égyptien d’adverbes proprement dits. Pour rendre les 
idées qu’ils expriment dans nos langues, on se sert d 'adjectifs et de substantifs 
pour la manière, de prépositions pour le temps et le lieu. 

161. Les adjectifs s’emploient adverbialement de trois façons : 

«) au masculin ou au féminin, précédés de la préposition r : 
mnh, excellent; r mnh, d’une manière excellente; 
b ) seuls, mais avec la désinence -w : 

nfr, beau; nfr-w, d’une belle façon; 
r) seuls, mais avec la désinence du féminin - 1 : 

wr, grand; mrwr-t, malade grandement. 

162. Les substantifs s’emploient adverbialement de deux manières : 

«) seuls, absolument (§ a 4 ) : 

dt, éternité, éternellement 



8 r 

aussi 



9 - 



68 



NÉGATIONS. 



b ) précédés de diverses prépositions 
r îht nbt m 

plus que chose chaque comme chose -remarquable 

plus que tout, très dune façon remarquable 

163. Certaines prépositions s’emploient adverbialement; elles ont souvent la 
désinence (- y ou) -w. : 

m éi, après, plus tard hr éi, après, plus tard n éi, après, plus tard 

m ht, après, plus tard 

m bih, avant dr bih, auparavant 

îm, là, là-bas (de là ,de là-bas), y bft, hftw, en face 

tp-îm, devant b n ty> devant 

hr hit, plus tôt 

164. Ci, dont on ignore la nature exacte, signifie : ici, dici. 

Tny, tn , traduit notre interrogation : où? 

NÉGATIONS. 

165. L’égyptien possède à la fois : deux négations, n et nn ; — deux tour- 
nures négatives, par Un et par îm; — et un adjectif négatif , nvty. 

166. Des deux négations, nn paraît être la plus forte. 

Sur n sont formées les expressions : n ié, et. . . ne . . . pas, mais. . . ne . . . 
pas; n grt, à savoir. . . ne . . . pas; n sp, jamais; nfr n, négation renforcée de 
la vieille langue. 

Les négations et expressions négatives se placent au début des propositions 
simples, immédiatement après la conjonction des propositions subordonnées. 

167. Les deux tournures négatives consistent dans l’usage des verbes vieillis 
tin, avoir fini, terminé, et im, dont le sens exact est inconnu, mais doit etre 



NÉGATIONS. 



69 



voisin; ce dernier a conservé aussi son impératif sous la forme m. Tm, îm, m 
deviennent le verbe de la phrase, et celui auquel ils donnent le sens négatif 
les suit sous la forme du participe invariable à désinence -w, parfois -y dans 
les III inf, signalé déjà (p. 3q, n. a); la désinence a d’ailleurs disparu de 

bonne heure : . 

ir tm-f wss ét 

si il a fini rejeter- en -pissant cela 
s’il ne le rejette pas en pissant 

im-h ir îht r-f 

ne. . . pas toi faisant chose contre cela 

ne fais rien là-contre 

ni éh-w éw 

ne. . . pas pensant à lui 
ne pense pas à lui 

Si tm est précédé lui-même d’une négation, le sens affirmatif est renforcé : 

nn tm-f ir bw-nfr 

ne. . . pas il a fini (de) faire le bien 
il ne cesse pas de faire le bien 

168. Vadjectif négatif, îwly, qui appartient à la catégorie des adjectifs 
en -y (§ 6o), signifie : n’ayant pas, ne possédant pas 

mdi-t krt-t sh-é 

un rouleau n’ayant pas son écriture 
un livre sans texte écrit 

169. Emploi. 

La négation n s’emploie dans des propositions verbales aux formes a) et (3) 
de la nouvelle flexion et à la forme en -n- : 

n rhy éiv n rdw-n-f 

ne. . pas je connais lui ne. . . pas il croit de nouveau 



70 



NÉGATIONS. 



170. La négation nn s’emploie : 

a) dans des propositions verbales, toujours quand le verbe est à la forme 
emphatique de la nouvelle flexion, mais aussi aux formes a), (S) et parfois à la 
forme en 

nn pssf nn grg - n -f pr 

ne. . . pas il doit partager ne. . . pas il fonde une maison 

b) dans des propositions nominales : 

nn mw îm, nn wy îm 

ne. . pas eau là, ne. . pas moi là 

il n’y a pas d’eau là, je ne suis pas là 

c) avec ï infinitif absolu : 

nn ir nn rdyl 

ne . . pas faire ne . . . pas donner 

sans faire sans donner 

171. Des deux tournures négatives, tm est de beaucoup la plus usitée. 
îm s’emploie dans l’expression des propositions de sens optatif ou final, mais 
seulement si le sujet est un pronom ; on ne le rencontre que sous la forme îm, 
avec les suffixes personnels îmk, imf, etc., et sous la forme impérative ni, 
qui sert à exprimer les défenses. Ex. § 167 . Tm est employé comme négation 
dans des phrases exprimant l'intention ou le souhait, dans des propositions 
interrogatives ou complétives et très souvent dans des conditionnelles avec ou sans 
ir. De plus, il est usité pour donner un sens négatif à des formes non verbales 
du verbe : infinitif, sauf l’infinitif absolu, participe, adjectif verbal, formes 
relatives. On le trouve donc sous des formes diverses : 

forme simple de la nouvelle flexion : ex. § 167 ; 

forme en -hr- : 

tm-hr-é hpr m hêbt 

si (cela) a fini se changeant en 
si cela ne se change pas en vers 



vers 



NÉGATIONS. 

infinitif : 

hr tm sn 

tandis que avoir fini luttant 

en ne luttant pas 



71 



participe : 

tm th ' ip-rd 

(un) ayant fini ayant transgressé (la) règle 
un homme qui n’a pas transgressé la règle 

adjectif verbal : 

tm-tyfy chS hr-f 

celui qui a fini combattant pour elle (la frontière) 

celui qui ne combat pas pour la frontière 

forme relative : 

nn si nbt, tm-t-n-y ir mnw îm 

ne.... pas lieu tout, que j’ai fini faisant des monuments dans 

il n’y a aucun lieu, où je n’aie fait des monuments 



172. L’adjectif négatif sert, dans l’ancienne langue, de substitut au relatif 
nty dans les propositions relatives négatives, qui ne prennent pas alors de 
négation : 

îwtt ékdwl hr-ê 

que. . . ne. . . pas navigation (est) sur elle 
sur laquelle il n’y a pas de navigation. 



CHAPITRE VI. 



LES PROPOSITIONS : I. CONSTRUCTION. 

173. La construction de^propositions est extrêmement importante en égyp- 
tien, car c’est souvent elle seule qui permet d’en déterminer le sens. 

11 y a deux sortes de propositions : 

a) la proposition nominale, qui, régulièrement, commence par le sujet; 

b) la proposition verbale, qui, régulièrement , commence par le verbe. 



PROPOSITIONS NOMINALES. 



174. La proposition nominale est en principe une proposition avec sujet et 
attribut, mais sans verbe. Toutefois on a de bonne heure construit sur le 
même modèle des propositions où sont employées certaines formes verbales, 
à savoir : l’infinitif précédé de hr et l’ancienne flexion; ce sont les propo- 
sitions pseudo- nominales (§ § 1 1 5 et suiv. ; 126 et suiv.). 

Qu’il s’agisse des unes ou des autres, les propositions de ce type s’emploient : 
pour exprimer un fait, — et souvent dans les descriptions. 

Le sujet est un nom ou un pronom indépendant; X attribut, est un substantif, 
un adjectif, un mot dépendant d’une préposition, etc., la forme verbale dans 
les pseudo -nominales. 



175. En général, l’ordre des mots est le suivant : 



prop. nominales proprement dites, = Sujet- Attribut 
prop. pseudo-nominales, = Sujet-Verbe 



mw-k n-lc 

ton eau (est) à toi 



mh wy iykwy 
vois, moi je viens 



PROPOSITIONS VERBALES. 



73 



176. Par exception, il y a inversion et l’attribut peut être placé en tête de la 
phrase : Attribut-Sujet 

а ) quand le sujet est un démonstratif ou un pronom : 

hwrw pw 

des pauvres c’est 

ce sont des pauvres 

б ) quand X attribut est un adjectif : 

nfr mln-y 

bon (est) mon chemin 

c ) dans les expressions formées avec m, nom : 

ém énwlt rn-é 

une herbe, énwlt (est) son nom 



177. Il faut rappeler (§ 38, c) l’emploi particulier du démonstratif pw 
quand il y a inversion et quand l’attribut est formé de plusieurs mots; pw est 
alors placé après le premier mot : 



un remède 



pw nt wn-mSC 
c’est de vérité 



Cette construction s’emploie -même quand le sujet n’est pas pw, afin de 
mettre en relief l’attribut : 

phrt pw nt hc-é mrlil 

(un) remède c’est de son corps parfum 

c’est un remède de son corps que le parfum 



PROPOSITIONS VERBALES. 

178. La construction de la proposition verbale s’explique facilement, si on 
la considère comme constituée par trois parties : 

«) le verbe; 

b) le sujet, le complément direct et le complément indirect; 

c) les autres compléments. 

Bibl, d’étude f t. VIL 10 



là 



PROPOSITIONS VERBALES. 



179. En règle générale, l’ordre de ces trois parties est l’ordre ci-dessus : 

(«), (b), (4 

rdy-n étn nb n bk-f 

donna le roi de l’or à son serviteur 

■ édd-f n hrdw-f m mylt 

il parla à ses enfants de la même façon 

1 80. Par exception, il y a inversion et l’on met un mot en relief en le plaçant 
au début de la phrase; mais alors : 

a) le mot est remplacé dans la phrase par’un pronom, à l’endroit qu’il 
occuperait, s’il n’y avait pas inversion : 

hst-y ph-é pt 

ma louange elle atteignit le ciel 
kitnf îrt ét ry, imy ét rf 

ce qu’il avait pensé faire cela contre moi, j’ai fait cela contre lui 

b ) si le verbe est construit avec l’auxiliaire îw ou vonn (§ § i3a, 1 3 5 - 7 , 
iù 3 , 1 ^ 9 ), avec chcn (ou avec d’autres auxiliaires semblables, §§ 1 3 3 , ikh, 
1 Ù 9 ), l’auxiliaire reste en tête de la phrase; le mot mis en relief ne vient 
([U après lui : 

cliCn hm n étn. . . mn-yn-f 

se leva la majesté du roi. ; . sépara 

' c’est la majesté du roi qui sépara 

181. De même, exceptionnellement, un mot ou une expression appartenant 
à la partie (c) de la proposition verbale peut être inséré dans la partie ( b ) 

édd-f m mylt n hrdw-f 

il parla de la même façon à ses enfants 

182. Si nous considérons maintenant uniquement la partie (&) de la pro- 
position verbale, il y a un ordre normal des sujet et compléments direct 
et indirect, qui ne dépend pas seulement de leur fonction dans la phrase, 



PROPOSITIONS VERBALES. 



75 



mais aussi de leur nature, pronominale ou substantive. La réglé est la sui- 
vante : 

i° les pronoms précèdent les substantifs; 

2 0 parmi les pronoms, les suffixes personnels précèdent les pronoms 
indépendants; 

3 ° parmi les substantifs, le substantif sujet précède le substantif com- 

y 

h° parmi les substantifs compléments, le substantif complément direct 
précède le substantif complément indirect. 

La construction de la proposition verbale entière peut donc se résumer 
par la formule : 

Y(erbe) — [-y, înk, (substantif) S(ujet), (substantif complément) D(irect), 
(substantif compl.) I(nd.)] — (autres) C(ompl.); en abrégé : 

Y. — [-y, înk, S., D., L] — C. 



rdy-n 


n-y 


étn 


nb 


donna 


à moi 


le roi 


de l’or 


rdy-n 


éw 


étn 


n bk-f 


donna 


cela 


le roi 


à son serviteur 


rdy-n 


n-y 


éw 


étn 


donna 


à moi 


cela 


le roi 


rdy-n-f 


n-y 


éw 




il donna 


à moi 


cela 




rdy-n - 


étn 


nb 


n bk-f 


donna 


le roi 


de l’or 


à son serviteur 



183. Exceptionnellement, le pronom se place après le substantif, dans le cas 
où il ne pourrait être compris, si la construction était régulière 

psg-k hr n Hrw n-f 

tu souilles en crachant le visage d’ Horus à lui 

tu souilles. à Horus son visage 




10 . 



76 



PARTICULES. 



184. Les règles précédentes ne valent ni pour Y incise : dit-il, in-, souvent 
intercalée dans le discours direct par les vieux textes; ni pour le vocatif, qui 
se place soit à la fin, soit au cours de la phrase, soit même au début, pour 
insister, et qui est souvent suivi de pw : ô (§ 38, b), de pn (§ 3 7 , a) dans la 
vieille langue. 

PARTICULES. 

185 - Q u ij Agisse des propositions nominales ou des propositions verbales, 
1 inversion ne suffit pas toujours, au sens des Égyptiens, à mettre un mot en 
relief; ils emploient aussi dans ce but plusieurs particules : in, ir (premier 
mot), ir (r) (second mot), et wy. 

186. in sert à mettre en relief le sujet d’une proposition et se place devant 
lui en tête de celle-ci (le \erbe est alors parfois à la nouvelle flexion, mais le 
plus souvent au participe, qui devient tôt invariable ) : 

in Nwt mé-t Ppijy 

in Nout ayant conçu Pépi 

c’est Nout qui a conçu Pépi 

Si le sujet est un pronom, în et le nom sont remplacés par le nouveau 
pronom indépendant (§ 58, b) ink, nth, etc. : 

nt-f ésm wy 

lui conduit moi 
c’est lui qui me conduit PI 

187. ir, dans la langue récente, se place en tête de la proposition devant 
le mot mis en relief : 

ir ntt nbt m sh 

ce qui tout (est) par écrit 

tout ce qui est écrit 

188. ir-, ( r -) (différents du précédent) se placent le second mot de la pro- 
position , soulignant le premier, et ne s’emploient qu’avec les suffixes personnels. 

(,, . De même ’ hl P eut P r <^ er Je sujetlogique le sujet est un substantif, on emploie in; si c’est 

d’un infinitif; cf. l’exempte donne' S 58, a; quand un pronom , ink et ses cas. 



77 



PROPOSITIONS INTERROGATIVES. 

Quant à l’accord de ce suffixe, il se fait avec le sujet de la phrase dans les plus 
anciens textes (et même plus tard dans les ordres et les souhaits ) : 

wCh ré éht 
inondé r-il le champ 

Mais depuis le Moyen Empire, on emploie invariablement les formes rf et irf 
[sauf pour les ordres et les souhaits). 

189. Enfin, la particule wy s’emploie : 

a) dans la proposition nominale avec inversion, immédiatement après l’ad- 
jectif attribut 

• wr wy nb 
grand (est) le maître 

b) dans la proposition verbale, immédiatement après le verbe 

hc. wy pci 
crient de joie les hommes 

PROPOSITIONS INTERROGATIVES. 

190. Nous n avons jusqu’ici considéré que les propositions affirmatives. La 
construction des propositions interrogatives est le plus souvent régulière. 

191. Lorsqu il n y a pas de pronom ni à' adjectif interrogatif dans la propo- 
sition , elle débute par in ou in îw, ou bien le premier mot (et même in et in iw) 
est suivi des particules Ir, ty, trw; le sens correspond à notre : est- ce que? 

in iw mict pw în iw trw éhin-k 

est-ce (que) vérité c’est? est-ce que tu pensais? 

est- ce que c’est la vérité? 

Le verbe est souvent souligné par rf, placé après lui. 



78 



PROPOSITIONS SUBORDONNÉES. 



1 92. Lorsqu’tV y a un pronom ou un adjectif interrogatif, il conserve sa place 
normale; il est souvent souligné par rf Mais il y a deux exceptions : 

i° quand le pronom interrogatif est m dans le sens de :‘qui? il se met 
au début de la proposition et est précédé de în : 

m m dd éw 

qui est-ce qui dit cela? 

f quand c est pty, il se place en tête, puis vient souvent rf qui le souligne, 
et toujours le mot auquel s’applique la question : 

pty rf éw * 

qu’est -ce que lui? 
qui est-il? 



PROPOSITIONS SUBORDONNÉES. 

Pour les propositions subordonnées, deux questions se posent : quelle est 
leur place par rapport à la proposition principale? quel est l’ordre des mots 
dans ces propositions' mêmes? 

193. a) Les propositions temporelles se placent régulièrement après la prin- 
cipale. Par exception, elles se mettent avant elle pour insister sur la circonstance 
de temps, notamment quand elles sont introduites par : hr m ht (§ 1 56), 
au début des divisions d’un récit. — b) La conjonction "est en tête de la 
proposition; la construction est régulière . 

1 94. a) Les propositions conditionnelles se placent avant la principale. 

b) Quand elles sont signalées par îr ( ce qui est le cas le plus fréquent; § 229 ), 
ce mot se place en tête. 

195. a) Les propositions relatives se placent après l’antécédent. b) Elles 

peuvent être précédées de n (S 23 o-i). Quand le relatif nty est employé 
(S 280 - 1 ), il est toujours en tête de la proposition. 



PROPOSITIONS NÉGATIVES. 



79 



PROPOSITIONS NÉGATIVES. 

196. La construction des propositions négatives est régulière; et il ne s’agit 
ici que de la place de la négation. 

a) Quand la négation employée est n, nn, nfr n, elle se place au début 
de la proposition; mais dans les propositions subordonnées avec conjonction, 
après la conjonction : 

u rhy éw îr nfr n wnn mCtn 

ne . . pas je connais lui si ne . . . pas est à vous 

je ne le connais pas si cela ne vous appartient pas 

b ) Quand on tourne par îm, m, ce mot se place au début de la phrase 
(§ 167 ) 

c ) Quand on tourne par tm, ce mot se place au début de la phrase; mais 
il reste le second mot dans les propositions subordonnées avec conjonction ou 
après nn {% 167 ). 



197. Pour la construction des : 



Substantifs : 


en apposition 


voir § 25 


— 


génitif direct 


26-7 


Démonstratifs : pn 


3 7 


— 


pw 


38 


— 


pfi 


3 9 


— 


p3, 13, n3 


44 


Qualificatifs : 




G 1 


Noms de nombre : cardinaux 


6 9 


— 


ordinaux 


7° 


Prépositions composées 


1 52-3 


Conjonctions 




1 55 - 6 - 7-8 


— 


hr, hnC, îél, iék, rpw 


3o-3i 



CHAPITRE VII. 



LES PROPOSITIONS : II. SYNTAXE. 

A. PROPOSITIONS INDÉPENDANTES. 



LES CONSTRUCTIONS DU VERBE. 

198 . Si nous laissons de côté les formes nominales du verbe et les emplois 
des formes verbales comme substantifs ou adjectifs (les propositions nomi- 
nales n’ont pas de verbe), nous voyons que le verbe des propositions indépen- 
dantes n’est susceptible que de trois constructions : 

a) sans auxiliaire; 

ô) avec les auxiliaires îw e.t wnn; 

c) après chcn et les verbes semblables. 



199 . Les raisons qu’avait l’égyptien de choisir entre ces trois construc- 
tions ne sont pas d’ordre grammatical. La construction sans auxiliaire s’emploie 
quand le. fait ou l’état exprimé n’est pas isolé de ce qui précède. La construction 
avec l’auxiliaire îw indique que le fait ou l’état exprimé est indépendant de ce 
qui précède; la construction avec l’auxiliaire wnn, qui d’ailleurs ne se rencontre 
dans certains cas que dans l’ancienne langue, marque l’action habituelle ou 
l’état ordinaire. Quant à la construction avec chcn, elle servait à l’origine à 
exprimer un fait ou un état nouveau au cours d’un récit; elle est devenue plus 
tard la forme habituelle du récit. Il faut remarquer toutefois que la forme 
emphatique de la nouvelle flexion ne se construit jamais avec auxiliaire. 



200 . Dans la construction sans auxiliaire, le verbe se met : 



en prop. pseudo -nominales 



[ à ïinfinitif précédé de hr 
j à Y ancienne flexion 



en prop. verbales 



\ à Y ancienne f exion 

\ aux formes diverses de la nouvelle flexion 



LES CONSTRUCTIONS DU VERBE. 



81 



La construction de l’infinitif précédé de hr et celle de l’ancienne flexion en 
propositions pseudo -nominales ne sont au fond qu 'une seule et même construction. 
La première est réservée à certains verbes, au premier rang desquels les 
transitifs (§ 1 1 5 ) , la seconde à d’autres verbes surtout inlransilifs et passifs 
(§ î 26); les raisons de choisir entre elles sont donc, au moins partiellement, 
d’ordre grammatical; au surplus, ce sont des nuances de sens qui en décident 
(SS 1 15 et 126; 207, i°). 

201 . Dans la construction avec l’auxiliaire îw, le verbe se met : 

.1 à Y infinitif précédé de hr 

en prop. pseudo -nominales , „ . „ . 

1 1 1 (ai ancienne flexion 

| à la forme a) j 

en prop. verbales > à la forme ( 3 ) > de la nouvelle flexion 

( à la forme en -n- j 

Les observations du paragraphe précédent s’appliquent à cette construction. 

202 . La construction avec chcn présente ce caractère particulier que le 
verbe n’y est jamais à Y infinitif avec hr. Il se met : 

s’il est intransitif, 

en prop. pseudo -nominales — à Yancienne flexion 
s’il est transitif, 

en prop. verbales — à la forme en -n- de la nouvelle flexion. 

Si l’on emploie chc (et non chcn et semblables), qui est rare, d’ailleurs, le 
verbe se met : 

s’il est intransitif, 

en prop. pseudo -nominales — à Yancienne flexion 
s’il est transitif, 

en prop. verbales — à la forme a) de la nouvelle flexion. 

Sur les différences entre les constructions avec chcn et avec chc, voir § § 129; 
ihh; 20/i, i°; 2o5, 3 °; — 1 3 3 ; 2o5, h n . 

1 i 



Bibl. d* étude } t. VII. 



82 



LES NUANCES DU VERBE. 



LES NUANCES DU VERBE. 

203 . Le choix des formes verbales employées avec les trois constructions, 
qui viennent d’être résumées, dépend en grande partie de la nuance de sens 
que l’égyptien veut exprimer. Nous allons tenter de classer ces formes selon 
ces nuances. Ce classement peut se faire à quatre points de vue. 

204 ( 4 .) L’égyptien faisait une différence entre les formes, selon qu’il 
s’agissait de l 'expression pure et simple d’un fait dans les descriptions ou dans 
les récits, ou d’une forte affirmation, ou d’un ordre, ou d’un souhait, ou d’un 
serment. 11 employait, 

î 0 pour exprimer simplement un fait : 

l’infinitif avec hr, avec ou sans auxiliaire, 

l’ancienne flexion, avec ou sans auxiliaire, 

la forme a) de la nouvelle flexion, avec ou sans auxiliaire. 

Sur la différence entre les constructions avec ou sans auxiliaire, voir §§ i 99, 
117-8; 1 28; l 3 l- 2 . . 

Dans le récit et dans les descriptions ou les parties descriptives d’un récit, 
d’autres considérations peuvent intervenir dans le choix de la forme verbale , 
voir §8 so 5 et 206. 

Dans l’ancienne langue, la forme du récit historique est : la forme en -n- 
de la nouvelle flexion sans auxiliaire (§ 1 42). Dès la langue vulgaire du Moyen 
Empire, la forme ordinairement employée dans le récit est : pour les intran- 
sitifs, l’ancienne flexion après chcn (8 129); pour les transitifs, la forme en 
-n- après chcn et semblables (8 i 44 ); l’emploi de l’infinitif placé devant pw 
iry est particulier aux verbes exprimant l’idée d'aller dans les récits à partir 
du Moyen Empire (§ 1 1 3 , b). 

2 0 Pour affirmer fortement, on emploie : 

la. forme emphatique (8 1 38 , a), 
la forme en -n- sans auxiliaire (8 1^2), 
la forme en -yn- (8 i 45 ); 



LES NUANCES DU VERBE. 



83 



3 ° pour les ordres : 

la forme emphatique (§ 1 38 , af 
la forme en -yn- (S i 45 ), 
la forme en -hr- (8 i 46 ); 

4 ° pour les souhaits : 

la forme a) sans auxiliaire (8 i 3 i), 
la forme en -kS- (S 1Æ7, 6); 

5 ° pour les serments : 

la forme emphatique (S 1 3 8 , af 

205 . (B.) L’égyptien considérait le rapport de ce qu’on disait ou écrivait 
à ce qui précède. II employait, 

i° pour exprimer le fait ou l’état non isole de ce qui précède : 
la construction sans auxiliaire (8 8 117; 128, a; 1 3 1 ; 1^2); 

2 0 pour exprimer le fait ou l’état indépendant de ce qui précède : 
la construction avec îw (§§118, a; 128,6; i 32 ; 1 3 6 ; 1 43 ); 

3 ° à l’origine, pour exprimer un fait non seulement indépendant, mais 
nouveau, un événement : 

la construction avec cliCn (8 8 129, i 44 ); 

4 ° pour compléter ce qui précède, en exprimer le résultat : 
l’ancienne flexion en proposition verbale (8 12 4 ), 
la forme en -hr- (§ 1 4 6 ) , 
parfois, la forme a) avec chc (8 1 3 3 ) ; 

mais 5 ° si l’addition est accessoire : 

la forme en -n-, sans auxiliaire (8 162); 

6° pour exprimer un fait ou un état conditionné par ce qui précède : 
la forme en -hS- (8 ik~], a). 



84 



LES NUANCES DU VERBE. 



206 . (C.) L’égyptien considérait la place de la proposition dans le texte et 
employait, 



i° au début d’un récit : 

la forme a) de la nouvelle flexion avec vw (§ loa), 
la forme en -n- construite avec iw (§ i 63 ); 



2° au début d’une division d un récit : 



les mêmes formes, 

ou la forme en -yn-, surtout si le récit progresse (S i 65 , a); 



3° au début d’une partie d’une description : 
l’infinitif après hr j 



l’ancienne flexion \ 



construits avec îw (§ § 1 18, a et 128,6); 



h° dans un petit paragraphe, rattaché par son contenu à ce qui piécède, 

et surtout à la fin d’un grand développement : 

les mêmes formes construites avec wnn (SS 1 18, b et 128, b). 



207 . (D). Enfin, l’égyptien considérait, non pas l’époque de l’action ou 
de l’état, comme nous le faisons, nous modernes et indo-européens, mais son 
développement et son caractère. 

i° Ainsi, les verbes exprimant le fait d 'aller à son début, la production 
d’un état, se mettent à 

l'infinitif après hr en pseudo- nominale (§ 1 15 ); 
ceux qui expriment le fait d 'aller, mais nofi pas à son début, la permanence d’un 
état, se mettent à 

l’ancienne flexion en pseudo-nominale (§ 126). 

2 0 D’une manière générale , l’acte inachevé et 1 état incomplet se rendent pai 
la forme a), avec ou sans auxiliaire (§§ * 3 i-i 3 a); 

l’acte accompli, l’état achevé, permanent par 
la forme emphatique (§ i 38 ) 

et surtout la forme en -n-, avec ou sans auxiliaire (§ § 162-163). 



PROPOSITIONS AVEC IN, NÉGATIVES ET INTERROGATIVES. 85 

3 ° L’action qui dure se rend par 

la forme ( 3 ) construite avec îw (§ 1 36 ), 
l’action et l’état habituels par 

la forme ( 3 ) ) 

l’infinitif après hr construits avec wnn (§ § 1 3 ; 1 18, b; 128, h). 

l’ancienne flexion j 

PROPOSITIONS AVEC in, NÉGATIVES ET INTERROGATIVES. 

11 est trois cas où les observations précédentes ne se vérifient pas. 

208 . Quand le sujet d’une proposition est mis en relief par in (§ 1 86), le 
verbe peut sans doute être employé à la nouvelle flexion ; mais le plus souvent 
on emploie le participe : 

in Nui mét Ppyy 

c’est Nout (qui) a enfanté Pépi 

Et de bonne heure, il est devenu invariable : 

în ént-f éCnh rn-f 

c’est sa sœur (qui) fait vivre son nom 

209 . D’autre part, s’il est vrai que le verbe détermine le choix de la né- 
gation, dans la mesure indiquée plus haut (S § 1 69-1 73), la négation réagit 
dans certains cas sur la forme verbale. Lorsqu’on tourne par tm, im, m, la 
forme verbale employée après ces mots est un participe invariable dont la dési- 
nence est -w, parfois -y dans les III inf (p. 3 g , n. 2); mais cette désinence 
a disparu de bonne heure : 

m êhS-w éw 

ne . . . pas pensant à lui 
ne pense pas à lui 

En réalité, c’est tm, im ou m qui est le verbe de ces phrases (§ 171). 



86 



LE SUJET. 



210. De même, si dans les propositions interrogatives le mot interrogatif 
est pty (§ 192 , 2 0 ), le verbe se met souvent à la forme relative, car pty 
signifie : qui est -ce (que?), qu’est -ce (que?) 



?ty 

qu’est -ce 



gmntk 

que tu trouvas? 



LE SUJET. 

211 . Quand le sujet du verbe est un substantif ou un mot employé substan- 
tivement, le verbe ne reçoit pas le suffixe personnel :* 

èdm nir 
entend le dieu 

Dans la construction avec double sujet (§ § i35-i38), le substantif seit 
de premier sujet, le second est exprime par le suffixe personnel : 

îw ntr êdm-f 

est le dieu il entend 



212. Quand le sujet du verbe est un pronom, on emploie, selon le cas, 
le pronom indépendant sous son ancienne forme ou sous la nouvelle ou les suffixes 
personnels ; ou bien l’on n’exprime pas le sujet. 

En règle générale, le pronom indépendant ne s’emploie comme sujet que 
dans les propositions nominales ou pseudo -nominales : 

a) sous sa forme ancienne : 

n rmtt îé nt sfl él 

ne... pas des gens (mais) de force eux 

mais ce ne sont pas des gens de force 

et notamment : après mk, vois; les conjonctions têt ( iêk ) et ty; et dans les 
phrases négatives commençant par nn : 

mk wy m bshh mlc wy 

vois moi devant toi vois moi 



iykwy 
je viens 



LE SUJET. 



87 



îét wy m sSb nn wy im 

alors moi 'en juge ne... pas moi là 

je n’étais que juge je ne suis pas là 

ty wy m ssy 

alors moi dans le nid 

quand j’étais dans le nid, (depuis mon enfance) 

bj sous sa forme nouvelle pour insister sur le sujet (voir 1 emploi de in 
avec le substantif, §§ 186 ; 208 ) : 

înk nb îmSt 

(c’est) moi (qui suis) seigneur de grâce 

213. Exceptionnellement, on rencontre le pronom indépendant, ancienne 
forme, dans des propositions verbales : 

éwidw ( 1 ) éw tSwy 

fait fleurir il les deux pays 

ou sous sa forme nouvelle, pour insister sur le sujet, dans les cas ou Ion em- 
ploierait in avec le substantif (§ 186 ) ou înk avec une proposition nominale 
(paragraphe précédent, b ) : 

ntf êsm wy 

(c’est) lui (qui) conduit moi 



214. En règle générale, le pronom sujet des propositions verbales est exprimé 
par les sujixes personnels. 

215. Enfin, les formes verbales qui reçoivent habituellement les suffixes 
personnels les laissent tomber 

a) parfois, quand le sujet est exprimé parle suffixe d’un verbe précédent 
ou suivant : 

hikny hmwtên, înny brywén, pr r hnmwtén 

je ravis leurs femmes, j’emmenai leurs gens, allai vers leurs sources 



Vieille forme en tr. 



88 



LE SUJET. 



b) quand le sujet est : ce, ou : on, notamment avec le passif en -tw : 
iw , c’est dd, on dit rhlw, on sait 



216. Dans les constructions du verbe avec les auxiliaires nv et wnn, quand 
le sujet est un pronom, 

a) l’auxiliaire reçoit un suffixe personnel, lorsque la proposition est 
pseudo- nominale (ancienne flexion ou infinitif après hr : §§ 118 ; 128 , è) . 

iwy grt rhkwy nbk 

je suis mais je connais ton maître 
r ivnf hr dwS ntrw nb 

jusqu’à ce que il fut a adorer les dieux, tous 

b) l’auxiliaire ne prend aucun suffixe quand la proposition est verbale 
(§§ 1 B 2 ; iû3) : 

îw èdm-f 
il est il entend 

sauf (c), dans la construction dite précisément avec double sujet, où l’on em- 
ploie la forme (3) de la nouvelle flexion (§§ i35-i38) 

kvf sdmf 

il est il entend 



d) avec chcn et chc, l’usage est identique; mais il n’y a pas de construc- 
tion avec double sujet 

chcn rdynf chcny hntkwy 

il se tint- debout il donna je me tins debout j’allai en haut 

chc wsf 

il se tient debout il urine 

chcé hily hrc 

elle se tient debout elle tombe aussitôt 

217. Lorsqu’un mot de la proposition est mis en relief par ir- (»’-), meme 



LE COMPLÉMENT. 89 

si le sujet est un substantif, cette particule reçoit le suffixe personnel qui 
s’accorde avec le sujet, 

«) dans les anciens textes : 

wSh rs éht 

inondé (est) le champ 

b ) à toutes les époques, dans les ordres et les souhaits : 

dyk rk ny 

tu donnes à moi 

donne-moi 

Mais, en dehors de ce dernier cas, la particule devient îrf, rf, invariable, à 
partir du Moyen Empire (§ 188 ). 

218. Quand la négation est exprimée par les tournures tin, im, m (§§ 171 
et 209 ), c’est à ces mots qu’est ajouté le suffixe sujet : 

tmhr-é hpr m hébt 

il a fini se changeant en vers 

il ne se change pas en vers 



LE COMPLÉMENT. 

219. La fonction des compléments est indiquée par leur place dans la pro- 
position (§ 182 ). 

Le pronom complément direct des propositions indépendantes est le pronom 
indépendant, ancienne forme : wy, tw, etc. (§§ 55 et 56, a). 

Le pronom complément régi par une préposition est le suffixe personnel 

(SS 61 et 53,/) : . 

dyk rk ét n-y 

lu donnes cela à moi 

donne -moi cela 

Bibl. d'étude, t. VII. 12 



90 



CIRCONSTANCIELLES. 



B. PROPOSITIONS INDÉPENDANTES EN ÉGYPTIEN, 

LOGIQUEMENT SUBORDONNÉES. 

L’égyptien emploie des propositions qui, au point de vue de la syntaxe, sont 
indépendantes, mais qui logiquement sont des propositions subordonnées, comme : 
complétives, circonstancielles au sens étroit du mot , finales, conditionnelles, relatives. 



COMPLÉTIVES. 

220 . Les seules complétives qui existent en égyptien sont syntactiquement 
indépendantes. Le verbe s’y met : 

a) en proposition verbale à Y ancienne flexion après rdy, donner (S 12/1); 
&) à la forme a) de la nouvelle flexion, également après rdy (§ i3i); 

c) à la forme en -yn- dans la langue classique, également après rdy, et 
après dd, dire (§ 1/1 5 , b); 

d) à la forme emphatique après les verbes signifiant : vouloir, craindre, 
ordonner, empêcher, dire, penser, trouver (§ 189); 

e) parfois à la forme relative, qui prend le genre féminin pour indiquer 
en réalité le neutre (§ § 16, et 12 3 , b) 

rh-lw wnt-k hS-ty m 

on sait tu es (cela) que tu es descendu avec 

on sait que tu es heureusement descendu 

CIRCONSTANCIELLES ' 1J . 

221 . Les propositions indiquant une circonstance ou Y état dans lequel on 
trouve quelquun ou quelque chose, dont il est question dans une autre 
proposition, et correspondant pour la plupart à notre tour : en. . . , suivi du 

(,) Rappelons que si la forme en -l, employée absolument, précède une proposition principale, 
elle donne une indication de temps (S 122 , J). 



htp 

tranquillité 



RELATIVES. 



91 



participe présent, ou au participe seul, ou encore à l’une de nos temporelles, 
sont indépendantes en égyptien. Le verbe s’y met : 



a j dans les pseudo -nominales : 
à Ymjinitif après hr l 

, 1. • n • ' avec ou sans auxiliaire (§§ 117, 118, 128'); 

a i ancienne llexion j t 



b ) dans les propositions verbales : 
à Yancienne flexion (§ 12Ù), 

à la forme | 3 ) de la nouvelle flexion sans auxiliaire ou après îw-f 

(§ § 1 34-i 35), 

à la forme en -n- (§ 1&2). 



FINALES. 

222 . Les propositions exprimant la fin, X intention, peuvent être indépen- 
dantes; le verbe se met alors : 

à la forme a) de la nouvelle flexion sans auxiliaire (S i 3 i) : 

(Geb t’amène Horus) ind-f tm 
(pour qu’)il protège toi 



CONDITIONNELLES. 

223 . Peuvent avoir la valeur de conditionnelles des propositions indépen- 
dantes ( non précédées de îr, ni de my, m), où le verbe se rencontre : 

à la forme emphatique (§ i/to). 



RELATIVES. 

22 h. Enfin la dépendance de certaines propositions relatives n’est marquée 
que par l’emploi des formes relatives du verbe. Cet emploi est assez rare : on a 
vu (§§ 121,6; 12 3 , 6 ) qu’il est limité par celui du participe et de l’adjectif 
verbal; et il y a des propositions relatives avec copule (§§ 280-28 1). 



92 



SUBORDONNÉES CAUSALES. 



225. Dans ces propositions relatives sans relatif, le verbe s’accorde en genre 
(et en nombre W) avec l’antécédent. Le pronom sujet s’indique par les suffixes 
personnels; l’antécédent n’est représenté dans la relative par un pronom (sous 
forme de suffixe personnel), que si ce pronom dépend d’une préposition : 

pi ti-hd dd-w-tn ny 

ce pain-blanc, que vous donnez à moi 
hiét nbt rw-t-n-y r-é 

pays chaque, que j’allais vers lui 
tout pays, où j’allais 

Et même, après la préposition im, m, le suffixe manque souvent : 
bw wrs-w îb-y * im 

le lieu, que s’attarde mon cœur dans 
le lieu où s’attarde mon cœur 

C. PROPOSITIONS SUBORDONNÉES. 

L’égyptien possède des propositions qui sont subordonnées au point de vue 
de la syntaxe comme de la logique. Ce sont des propositions causales , finales , 
temporelles, conditionnelles, relatives. 

CAUSALES. 

226. Elles ont le verbe : 

à l'infinitif, après mC, n, parce que. . . (§ 1 1 h, c); 
à la forme emphatique, après hr, parce que. . . (§ iùi). 

U infinitif n’ est pas suivi de complément sous la forme des pronoms indé- 
pendants. Mais il reçoit les suffixes personnels : 

r mrt-f 
pour aimer lui 
pour /aimer 

et non pas : pour qu’il aime (§53, e). Seul le pronom indépendant neutre él 
peut suivre l’infinitif (§ 56, c ). 

(1) Le pluriel ne se reconnaît à coup sûr que dans le verbe rdy. 



SUBORDONNÉES CONDITIONNELLES. 



93 



FINALES. 

227. Elles ont le verbe : 

à l’infinitif, après r, pour. . . (§ î ih, a, 2 °). 

TEMPORELLES. 

228. Elles ont le verbe : 

à l’infinitif, après m, quand, lorsque ... -, hr, tandis que . . . (§ j î h ,b,d); 
à la forme en -t, après lift, quand. . . (§ 122 , «); 
à la forme emphatique, après hft, quand. . . ; r, tant que. . . , jusqu’à 
ce que. . . ; r éi, après que. . . (§ i/n); 

dans les pseudo -nominales , à l’infinitif précédé de hr ou à l’ancienne flexion , 
après mht, après que. . . (§ § 1 1 7 , b, et 1 28 , a). 

CONDITIONNELLES. 

229. La proposition conditionnelle subordonnée commence par ir, si; plus 
rarement par my, m, si. 

Le verbe est à la forme (3) de la nouvelle flexion, s’il suit immédiatement ir 

(Si3 M) : 

ir gmk diysw . . . 

si tu trouves un sage (?) . . . 

S’il ne le suit pas immédiatement, il se met à la forme emphatique (§ 1 Ù 0 ) : 

ir wr dd-f snf 

si grandement il a donné du sang 

Cette double règle s’applique quand plusieurs verbes se suivent : le premier 
seul, placé immédiatement après ir, prend la forme (3) : 

ir hsk s gmmk st hr péd -f 

si tu examines un homme. . . (et si) tu trouves cela sur son dos, 

dd-hr-k. . . 
lu dis. . . 



94 



SUBORDONNÉES RELATIVES. 



RELATIVES. 

230. Les propositions relatives avec copule commencent par n ou par nly 
(§§ 73 , 7 li) ou par i’adjectif négatif îwly (§§ 168 et 172 ); 

a) quand n sert de relatif, le verbe est à la forme relative (§ 1 2 3, a); 

b ) quand le relatif est nty ou îwly, le verbe se construit : 
en propositions nominales ; 

en propositions pseudo- nominales, à l'infinitif précédé de hr ou à \ an- 
cienne flexion, sans auxiliaire; 

en propositions verbales : 

îry-Cl nb, nly hrf 

fonctionnaire chaque, qui (était) près de lui 

s nty hr mn tiw 

un homme qui à souffrir de chaleur 

s nty mr 

un homme qui est malade 

pi ti hkl. . . . nty rdyny n tn sw 

ce pain bière, que j’ai donné à vous cela 

ce pain et celte bière que je vous ai donné 

îwtt ékdwt hrê 

(cette place des esprits), laquelle. . ne. . pas navigation (est) sur elle 
* sur laquelle il n’y a pas de navigation 

231. Quand n est employé comme relatif, il arrive souvent que l’accord 
ne se fait pas entre la forme relative et l’antécédent et que le masculin est 
employé pour le féminin : 



hnrt 


n 


kd-l-én 


la prison 


que 


que ils bâtissaient (fétu.) 


hnrt 


n 


kd-w-én 


la prison 


que 


que ils bâtissaient (wiasc.) 



SUBORDONNÉES RELATIVES. 



95 



Quand le relatif est nty, le sujet des propositions nominales, s’il est autre que 
nty, est l 'ancien pronom indépendant : 

bw nty ét îm 

le lieu, que ils (sont) dans 

Mais ce sujet peut aussi s’ajouter à nly sous la forme du suffixe personnel : 

bw nty-f îm 

le lieu, qu’il (est) dans. 




DEUXIÈME PARTIE. 
ÉCRITURE ET ORTHOGRAPHE. 



CHAPITRE VIII. 

ORIGINE ET DÉVELOPPEMENT DE L’ÉCRITURE. 

PROCÉDÉS DE L’ÉCRITURE. 

232 . La forme originelle des hiéroglyphes est préhistorique. Elle a survécu 
dans certains signes à l’époque historique : ce sont de véritables rébus; on ne 
peut les traduire que par une phrase entière : 




et Le faucon (c’est-à-dire le roi) a emmené comme prisonniers (le lien) hors 
d’un pays(— ) 6.000 (6 fois le signe ^) tètes (•)«, c’est-à-dire 6.000 hommes. 

De cette première époque de l’écriture datent la plus grande partie des 
signes de la période classique. Pour la plupart d’entre eus, le signe et l’objet 
qu’il signifie sont absolument identiques (signe -mot); type : 

œil. 

233 . L’écriture hiéroglyphique s’est développée à l’aide de divers procédés. 

Le premier procédé consiste à représenter par le signe un objet qui ne lui 
est que partiellement identique. Par ex. : ^ [à l’origine : voile gonflée par 
le vent] à l’époque historique : vent, souffle. 

Bibl. d'étude 3 t. VII. 



i3 



98 



VALEUR DE SIGNE-MOT. 



234. Le deuxieme procédé consiste a représenter par le même signe deux 

mots de sens different, mais de son identique. C est un véritable calembour, comme 
si nous écrivions avec un seul et même signe les mots : au, eau, oh, ho, haut, 
aulx, j, bâton, se dit mdw; or mdm signifie aussi : parler; j rend mdvo ^ aussi 
bien dans le sens de : parler, que dans celui de : bâton. 7 

Le troisième procédé, voisin du deuxième, consiste à user du calembour par 
à peu près, lorsque les mots signifiés ont, ou peu s’en faut, les mêmes 
consonnes : n, maison, se dit pr, dont est voisin pry, sortir; n sert pour 
pry, sortir, et toutes ses formes. 

235. Le quatrième procédé consiste a n employer un signe que pour sa valeur 
phonétique en faisant abstraction du sens attaché au son, et même pour la 
valeur phonétique de certaines ou d’une de ses consonnes seulement : 

corne, se lit cb; il a la valeur phonétique : cb 
—, mer, a s3; n : $ 

Par Là, l’égyptien est parvenu à posséder à côté des signes-mots un alphabet, 
qu il emploie en même temps qu’eux. 

236. Le cinquième procédé consiste à compléter le mot déjà écrit phoné- 
tiquement a laide dun idéogramme, appelé déterminatif, qui en précise le 
sens; par ex., au nom dune femme on ajoute le signe J, 

237. En résumé ^signes- mots, — exactitude partielle des signes-mots, — 
calembour phonétique, — calembour par à peu près, — usage, même sim- 
plement alphabétique, des valeurs purement phonétiques, — emploi des 
déterminatifs : tels sont les traits caractéristiques de l’écriture égyptienne. Elle 
ne s est jamais complètement dégagée de son origine et resta toujours une 
écriture idéogrammatique à compléments phonétiques. 



VALEUR DE SIGNE -MOT. 

238. Un seul et meme signe hiéroglyphique peut avoir une ou plusieurs 
valeurs, ou meme toutes les x^aleurs ; valeur originelle (S 282 j, valeur 



VALEUR DE SIGNE-MOT. 



99 



secondaire (§ § 233, 234) de signe-mot, valeur phonétique (S 235), valeur 
déterminative (§ 2 36). Ex. : 





SIGNE-MOT. 


SIGNE-MOT, VAL. SECOND. 


PIION. 


DÉTERM. 


0 


soleil , Rc 








1 


bâton , mdw 


mdw, parler 






* 


visage, hr 


hr, sur 


lir 






œil , îrl 


îry, faire 


ir 


(voir) 


— 


bouche, r3 




r3, r 


-sr 






lin 


(plante) 


JjUO 




Cnh, vivre 












m 




..o) 








(voir) 


239. On 


voit que certains signes ne sont employé: 


s que pour 


leur valeur 



signe-mol, primitive ou secondaire : 0 , soleil, RC; vivre, Cnh. Ils le sont 
pour toutes les formes, flexions, dérivés, etc. du mot ou de la racine : 



nt, ville 
nwt, les villes 
nty, urbain 

nlyw, urbains (masc. plur.) 

pr, maison 
prw, les maisons 
pry, sortir 
prt, fruit 
prwt, les fruits 
prt, l’hiver 
\ prwt, les hivers 

240. Lorsqu’une idée peut s’exprimer à l’aide de plusieurs mots de même 
sens, le signe-mot peut se rendre par plusieurs transcriptions phonétiques : 

• tête, se lit tp ou dsds, tête 

* étoile, » éb3 a dw3, étoile du matin 




O ville, nt, sert à écrire 



n maison, pr, sert à écrire 



(1) Cordons de sandale. — (i> Chouette. — (3) Les deux yeux. 



i3. 



100 



VALEUR PHONÉTIQUE. 



2 il. Le signe-mot doit se rendre par des transcriptions phonétiques dif- 
férentes, lorsqu’il sert à traduire à la fois plusieurs idées voisines, mais non 
identiques : 



{ dans le sens de : temps, se lit 
” année, v 

Il ii écrire, •» 

* couleur « 



tr 

rnpt 

sh 

nCC 



(La double valeur résulte dans 
entrée dans l’usage). 



certains cas d’une confusion entre deux signes différents, 



241 Au contra,re d es faits précédents, il y a un signe-mot dont les divers 
sens (et par suite, les transcriptions phonétiques) ont été précisés et dis- 
tingués dans l’écriture. C’est celui qui rend l’idée d aller, a (les jambe!; il 
a été complété par des signes phonétiques et est devenu : 



J îy, venir, par l’addition de \ i (0 
*»» aller, « Œ $ 

sby, conduire, « s 

5? Uy, ravir, „ «=, f 

î în y> porter, » * m(?) 

ésm, conduire, n 



lue 



243. Par un procédé analogue, on a distingi 

{ temps, en l’écrivant tr, 

et | annee, a | rnpt., 

4 = sud, ^ f> ^ ré, 

et ^ Haute-Égypte, y èmc, 



grâce à -=- r 

fi -> t 

y <==• r 

rt — . C 



VALEUR PHONÉTIQUE. 

244. On peut affirmer qu’un signe a une valeur purement phonétique 

a) quand il est employé pour signifier une partie d’un mot : ffi, mi, dans 
ffiP — \,ô t ,médna, fard; 1,1 

(1) Pour ces signes et leur valeur, voir ci-après S a 4 . 5 , sauf m (?), pour lequel cf. S 279, n . 2. 



ALPHABET. 



101 



ou b) si, quand il représente plusieurs consonnes (§ s>46), l’ortho- 
graphe y ajoute la première d’entre elles (la règle n’est pas absolue : cf. § § 2 54 - 
255 et 259 ); 

ou c) quand, dans le même cas, un même groupe de consonnes ne se 
1 encontre jamais écrit d autre façon : mn est toujours écrit ihhui; 

ou d) quand le signe fait partie de la série bien connue des signes 
alphabétiques. 



^ 245. Les sons, que nous transcrivons par les valeurs : 3, y, c, w, b, p, etc. 
(S 10 ), sont écrits en égyptien à l’aide des signes 



i 




alepli 


h 


© 


chêt rond 


h y 


! 


yod 


b 


■**— 


chêt couché 


c 


— 1 


aïn 


s 


— 


s couché 


w 


> 




é 


P 


s debout 


b 


J 




V 

s 




ch in 


P 


■ 


. 


b 


A 


koph 


/ 






. k 




kaph 


m 

n 






8 

t 


n 


petit l 


r 

h 




h doux 


t 


g=> 


(pincettes) 


ra 


d 


— 


(main) 

(serpent) 


h 


f 


h dur 


à 





Rappelons que tous ces signes représentent des consonnes (S 8 ). 

Depuis le Moyen Empire, y se rend par || ou par » dans certains cas 
(à 273 , b ); depuis la fin de la même période, on rencontre aussi 



] pour t 

<2 W 






V 



pour m 
— n 



246. Les signes à valeur purement phonétique, autres que les signes 
alphabétiques, sont généralement appelés syllabiques; mais comme les 



7 



MÜLTICONSONANTS. 

consonnes sont seules écrites, iis sont en réalité multiconsomnts. Les plus cm 
ployés sont : r 

MÜLTICONSONANTS. 

<*> Sw | ib 



îw 


| im 


*= im 


— - Ci 






Si 


\*/ wp 


4L tvn 


\ te 


v— bh 


i » 


X pt 


czi pr 




y mi 


— my 


hui wn 


s nw 


^ nw 


^ «A 


nv 






ÜT te 


v — Au; 


A Aj» 


1 hi 


— >*- Ai 




^ te 


^ hn 




^ si 






# éi 


4= tfw 


1 


Mil si 


[ si» 




j kd 






ü te 


- — - kp 




/ '2* gm 






9 ti 


] ty 


5k l W 



& & 

A ds 



în \ à j & (?) 

"V- wr f | ivd 



\ 


mr 


wiA 


ffi 


mé 


J 


nm 


né 


T 


nd 




hn 


9 hr 


\ 


hs 



1 ék 



tm 



p 



Sr dr 



DÉTERMINATIFS. 



103 



247. Il existe aussi quelques multiconsonants composés : 

\ âi ^ ■ t 

^ my (?) (avant le Moyen Empire) ) } nn 

DÉTERMINATIFS. 

248. Les signes usités comme déterminatifs étaient à l’origine des signes- 
mots exprimant à la fois un sens et un son. Puis ils furent employés dans 
Fécriture, à côté des signes phonétiques, pour faciliter l’intelligence du texte 
en précisant seulement le sens. 



249. Les plus communs sont : 



homme 


J femme 


^ J hommes 


Ji> enfant 


manger, boire, 


reposer 


3) charger, 


ennemi 


parler, penser 




porter 




ennemi, 


vieux 


louer 


% crier de joie, 


étranger 






s’étonner, 








être haut 


J haut per- 


jjJÇ haut person- 


] statue, 


dieu 


sonnage, 


nage, 


momie 




dieu 


le mort 






déesse 


■œs. voir 


pleurer 


ftv cheveux, 








couleur 


<â nez, 


^ oreille, 


P sein , 


.*•••> tout ce qui 


respirer 


écouter 


allaiter 


coule du 








corps 


viande 


— i actions de la 


v — i ce qui de- 


■mm réunir 




main 


mande delà 








force 





104 



DÉTERMINATIFS. 



)) milieu, juste Q embrasser 


prendre 


^ aller 


retourner 


i jambe, 
marcher 


4 franchir, 
enjamber 


T quadrupède 


oiseau, 

insecte 


petit, 

mauvais 


^ voleter 


»? voler 


^ arbre 


-a plante 


— bois, arbre 


• — ■ ciel, en haut 


’JT' nuit 


w pluie, rosée 


0 soleil, temp: 


3 j| rayonner 


* étoile 


— pays 


P a y s „ 


désert , 
pays étranger 


■■ pierre 


*** chemin 


S=j eau 


= cours d’eau, 
eaux 


■fff éclairer 


"> mer, eaux 


© ville 


m maison 


0 mur 


démolir 


porte 


^ escalier, 
monter 


» ouvrir 


bateau, 
aller (en -) 


jfe naviguer, 
remonter 
(un fleuve) 


retourner 


^ vent, air, 
souffle 


gouvernail 


JJ cercueil 


Li linge 


"JT linge 


e corde , trait 


délier 


s corde, trait 


“5 sac 


grains 


f| mobilier, 
corbeille 


1,* récipient, 
liquide 


• • • poussière 


|4 feu 


i os, 
tuyaux 


| peuple étran- 
ger 


^ tailler, 


f\ découper 


« — fermer 


battre 



couper 



DÉTERMINATIFS. 



105 



\ piocher 


charrue 


chose 


• odeur, em- 


x partager, 
compter 


]| briser, 
partager 


abstraite 


baumer, la 
mort, comp- 
ter 



250. Le sens de certains déterminatifs a varié avec les époques : 



% servait d’abord pour Isis seule; après la XX e dynastie, il accompagne le 
nom de toutes les déesses et des femmes de haut rang. 

' (ou o) déterminait les noms de personnes dans les textes des Pyramides; 
plus tard, il a remplacé tout déterminatif qui gênait le scribe pour une raison 
quelconque. 

« indiquait primitivement que le signe-mot était pris dans son sens 
originel : 

f hr, visage * hr, sur 

Dans l’orthographe classique, il a accompagné tous les mots simples ou terminés 
par la désinence féminine -t, s’ils sont substantifs ou dérivés de substantifs. 
Plus tard, son usage a encore changé : il a servi, surtout sur la fin du Moyen 
Empire, à restreindre le sens d’autres déterminatifs auxquels il était joint. 

>ii, déterminatif du pluriel (§ 271 a, 4°), a servi à la fin du Moyen 
Empire et au début du Nouvel Empire à élargir la signification du déter- 
minatif auquel il était ajouté. 



i4 



Bibl. d* étude , t. VII. 




CHAPITRE IX. 

PROCÉDÉS ORTHOGRAPHIQUES. 

251. Les signes, dont la valeur (comme signe-mot, phonétique, déter- 
minative) a été étudiée d’une façon générale au chapitre précédent, ont été 
employés et associés pour rendre les idées et les sons d’une manière dif- 
férente selon les époques; autrement dit, l’orthographe égyptienne a varié. 
On considère comme Y orthographe classique celle des papyrus et des inscriptions 
du Moyen Empire, des papyrus du début du Nouvel Empire et des inscrip- 
tions de la XVIII e dynastie. 

252. 11 est impossible de donner des règles de l’orthographe, même 
classique, l’usage étant différent pour chaque mot. Mais il y a des procédés 
orthographiques, qu’il est possible d’analyser; on en compte trois : 

«) le mot est écrit sans aucun signe phonétique; 

6) il est écrit avec un signe -mot accompagné de compléments phoné- 
tiques ( alphabétiques ); 

c ) il est écrit en signes purement phonétiques. 

ABSENCE DES SIGNES PHONÉTIQUES. 

253. Ces mots sont peu nombreux, mais d’un usage très fréquent. La 
conséquence de cette orthographe, c’est que nous ignorons souvent leur son 



et ne pouvons les prononcer. Par ex. : 






visage, hr 


'* m0 ' î 


chacun, nb 


[ÿ 5 , maison, pr 


U> 


dieu, n/r diea(1 ) 


fü£, scribe, sh homme W 




armée, msC (?) ^ 



Avec le déterminatif. — (2) Lecture incertaine; écrit : guerrier homme -pluriel. 



SIGNES-MOTS AVEC COMPLÉMENTS PHONÉTIQUES. 



107 



j, mère, mw/W 

emplir, mh ahstrait ^ 
Q ^ , maison 
J, Isis, Sét M 



w , seigneur, nb homme W 



kAA 

4* I ’ 




terre étrangère, hsé-t 
femme, hmt W. 



SIGNES -MOTS AVEC COMPLÉMENTS PHONÉTIQUES. 



254. Dans les mots ainsi orthographiés, on ajoute au signe-mot : 

le plus souvent, la dernière consonne dans les mots de deux consonnes, 
la dernière, parfois les deux dernières, dans les mots de 
trois consonnes; 

plus rarement, toutes les consonnes; 

très rarement, les consonnes du début; exemples : 

™ [mn-ra], mn, rester 

[wCd-d abslrail ], wcd, vert 



\ n f r ~f~ r \ n f r > beau 

[é-p-d-épd abslrait ], épd, préparer 
JL <| [g-r-grg abstrait ], grg, prendre possession 



Généralement, les consonnes faibles y et w n’entrent pas en ligne de compte : 
C - 1 a, \pry-r aIler ], pry, sortir 

255. Il est certains mots particuliers à la suite desquels on écrit soit leur 
première consonne, soit toute leur transcription phonétique; par ex. : 

f Y 1 \yody-w abstrail ], wdy, ordonner 



HYvl [Ci-C-i***], CS, grand 



(1) Écrit : mwt-t femme , avec la désinence et le 
déterminatif. 

(2) Avec le déterminatif. 

(3) Lu ordinairement ht, maison, mais la lec- 



ture est inexacte; écrit : avec la dé- 

sinence et le déterminatif. 

(4) Lecture incertaine ; écrit : 3s - 1 femme. 

W Écrit : hmt- 1 femme . 

i h. 



108 



ORTHOGRAPHE PUREMENT PHONETIQUE. 

256. L’utilité des compléments alphabétiques se voit bien avec les signes- 
mots qui ont plusieurs sens et plusieurs sons à la fois, par ex. : 

( il, lui, éw [sir-îr] , éiv 

4= < sud, rs ^ [rtf-r], ré 

( roi, ? + Z [ . . étn(1) 

257. Un procédé intermédiaire entre les deux qui viennent d’être étudiés, 
consiste à redoubler un signe-mot, quand le mot a deux consonnes identiques : 

j\ h [donner, donner], dd, donner. 

| ] [ceci, ceci], nn, ceci. „ 

ORTHOGRAPHE PUREMENT PHONÉTIQUE. 

258. Les mots, qui sont écrits en signes purement phonétiques, sont nom- 
breux et d’un usage fréquent, très fréquent même dans les textes des Pyramides. 

259. Les signes multiconsonanls sont, comme les signes-mots, accompagnés 
de compléments alphabétiques dans la plupart des cas, mais non toujours. Le plus 
souvent, c’est la dernière consonne qui est transcrite; mais souvent aussi ce sont 
h première et la dernière à la fois; ce dernier fait est au contraire très rare avec 
les signes-mots (§ § 2 54-2 55). L’usage est pour ainsi dire constant pour chaque 
mot; ainsi : 



mê 


s’écrit toujours 


mé-é 


w 


mn 


■n 


mn-n 




mr 


n 


mr-r 




un 


n 


wn-n 


A». 


mi 


n 


mi-i 




hn 


V) 


h-hn-n 


I * 


in 


n 


î-în-n 




ts 


•n 


CN* 

1 

tïD 

1 

Uj 


» 1k 



etc. 



ABRÉVIATIONS. 



109 



260. Toutefois, quand la dernière consonne est i ou y, ou même parfois w, 
on néglige souvent décrire le complément alphabétique. Ex. : 

ty ] (et non : ] |) 

DÉTERMINATIFS. 

261. L’orthographe égyptienne a plus ou moins employé les détermi- 
natifs, selon les époques. Dans les textes des Pyramides, ils sont beaucoup 
plus rares que postérieurement. Leur usage s’est de plus en plus répandu. 
Mais on ne les emploie pas dans les mots les plus fréquents qui sont trop connus 
pour que la présence des déterminatifs soit nécessaire. 



262. Dans la vieille orthographe, on n’employait jamais qu’un déterminatif 
par mot : 

I iSa [î-c eau ], îc, laver 

Plus tard on employa plusieurs déterminatifs, en plaçant le déterminatif 
particulier avant le déterminatif général : 

U [hS-t p° rter - ab6l ™t], kS[} trava jp 

Dans les papyrus de la XIX e et de la XX e dynastie, cet usage touche parfois 
au non-sens; on rencontre jusqu’à cinq déterminatifs pour un mot 

! S H [« —t— îc, laver. 



263. Comme particularités orthographiques, voisines de l’usage des dé- 
terminatifs, il faut signaler l’emploi du signe (la corbeille) ou du support 
d’honneur T", que l’on joint parfois aux signes représentant des choses sacrées; 
et la coutume constante d’entourer les noms des rois du cartouche cm ou d’un 
rectangle orné de gg. 

ABRÉVIATIONS. 

264. En principe, le scribe égyptien, usant d’une langue connue de ses 
lecteurs, écrit juste ce qui est nécessaire pour être compris d’eux. L ’ abréviation est 



110 



ABRÉVIATIONS. 



un procédé constant de l’orthographe égyptienne. De là, un nombre consi- 
dérable de suppressions de signes. Les principales sont : 

a ) la suppression de y et de w, 

qui, jouant parfois le rôle de voyelles (§ 9 , b) sont spécialement 
maltraités par les scribes; par exemple : 

jjjP(l méys, elle enfante 

y J [«-/”], mwt, mourir 

> émSwiL renouveler: 

[i-mS-ï***], \ u 

dans beaucoup de formes, par exemple le féminin pluriel (S 20 ), les 
adjectifs en -y (§ 60 ), la forme a) de la nouvelle flexion (§ io 3 ), w et y 
ne sont que rarement écrits ou ne le sont jamais; 

b) la suppression d’autres consonnes, 

quand le scribe tient le signe pour facile à reconnaître même sans 
tous ses compléments alphabétiques : 



% r., / homme- femme “I 

i=ÆiI U' 1 - J’ 


à ï ire 


rmt, 


l’homme 


i JL 


fl étendue d’eau 

L v-P 


]. 


11 


kpy, 


le Nil 


-È> 


[h-d e “ fant ], 




T) 


hrd, 


enfant 


iL 


[s-t monlaglle ], 




ïï 


smyt, 


pays montagneux 


Pl 


[s-tf-sW], 




n 


smé, 


suivre 


a 


[h-t 5Ceau ], 




. ■n 


hlm, 


sceller 




[i-n pierre ], 




7 ) 


inr. 


pierre 




[p-t* a ], 




tl 


ptr, 


voir; 



quand le mot a trois consonnes, il arrive ainsi que seule la deuxième 
consonne est ajoutée : 

À J’ [dôi-i], dl>3, remplacer 



ABRÉVIATIONS. 



111 



! j > A [hk3-k], hk3, régner 

[htp-t J, htp, offrir 

■jjP [Wr-tf], wér, fort 

|® [éhm-h-t\, éhmt, nom d’une déesse 

c) la suppression d’un mol entier, sauf son déterminatif, 

s’il se comprend d’après le contexte; le déterminatif joue alors le rôle 
un nouveau signe-mot : 

[ lra,,ail ], kit, travail 

| j- statue statue 

v— < [ foree ], nht, fort 

d ) la suppression de signes 

dans des expressions et tournures anciennes ou très connues : 

1 Tl * \M ~ t pain boisson ], /c? m 13, h3 m hkt, 

millier de pains, millier de bière 

7 [îM], [ émdt ?], m ibd et m émdt (?) 

la fête du mois et du demi -mois 

dans des noms de dieux : 

\/ wp-w3wt, guide des chemins 

dans des noms de peuples : 

m \iwn-ivon-iwn \ , iwnlyw (un nom de peuple) 

dans des titres : 

[h3t-c], Ii3ty-C, le prince 
V *7* [m-r], îmy-r3, le chef 
y [m-ht-t], imy-ht, le compagnon 

[h3 mpf0rl lil-h-l], imy-ht-h3 W (titre religieux) 

<') Inversion dite respectueuse, cf. S 3oa; "'F support d’honneur (S a63). 



112 



REMARQUES. 



dans des expressions très fréquentes : 

j“y [d-mdw], dd mdw, parler des paroles 

fi P Cnh-wdü-énb , vivant, prospère, sain 

e ) suppression de signes 

dans des expressions modernes, qui ont été écrites en abrégé à 
l’imitation des expressions plus anciennes 

G 1i [Rc-wê-mSCt^, wêr-m3Cl-Rc , forte est la vérité de Râ (nom 
de Ramsès 11) W 

•* 

• f hc-m-wHt, brillant dans Thèbes 

^ [t/nn], imn-hr-hpsf, Amon est auprès de son épée 

[ [3 - hw - hr- éln - wnmy ] , tSy-hw-hr-wnmy-n-étn, por- 
teur d’éventail au côté droit du roiW 

| J ^ [f-tt-r pierre nfr-rdw-t pierre ], inr nfr n rwdl, bonne 
pierre de roche 

II® [ h- h lemps ] , nhh , éternité 



REMARQUES. 

265. Sans parler des ccjeux de signes n et des véritables rébus du Moyen 
et du Nouvel Empire, remarquons que dans l’orthographe de beaucoup de 
mots entrent des signes qui n’y sont employés que pour leur valeur pho- 
nétique tandis que dans les mots homophones ils ont toute leur valeur de 
signe -mot. 

icb, réunir, s’est écrit ^ — >J», [*-C-A sodl!l ], à cause de îcb », godet 

m cb, en même temps que, s’est écrit — 1 J\,’ [fn-C-b corne ], à cause de 

cb \ , corne 

(t) Inversion respectueuse (S 3o2). 



REMARQUES. 



113 



ÎwC, hériter, s’est écrit [iw-C palte ], à cause de îwC patte 

ébS, porte, s’est écrit P*JVv^’ [é-éb3-b-3 t,ois ], à cause de ib3 *, étoile 

éb3, enseigner, s’est écrit P * % > [é-ib3-b-3 force ], pour la même raison 

dl, éternité, s’est écrit ]ry, [d-t lsm ], à cause de dt Vy, bien foncier 

hd s’est écrit, dans différents mots, [kd-d tenh ], à cause de kd, cercle, 
et [kd- d pot ], à cause de kd, fabriquer des pots, 

etc., etc. 

266. Les signes-mots ainsi employés se placent immédiatement après les 
signes phonétiques, avant la désinence : 

\ J H - \}~ h cheïrea ” 1 8 ° if ]’ ibt > soif ’ de \ J J* îb, chevreau. 

267. Cette tendance conservatrice de l’orthographe égyptienne se mani- 
feste encore lorsque des modifications phonétiques ont affecté les consonnes 
d’une racine. Dans ce cas, on répugnait à changer l’image familière d’un mot 
en remplaçant un signe ancien par un nouveau; on préférait placer le signe 
du son nouveau à côlé de celui du son ancien. C’est ainsi que îwr, être enceinte, 
étant devenu îwy, on l’écrivit : 

[îw-r-y]. 

De même, on verra plus loin (chapitre X) que maintes désinences étaient 
rarement écrites, ainsi qu’on l’a dit déjà (S 26 Ô, «). Certaines le sont pourtant 
assez régulièrement, à cause dés signes employés : ainsi, -n-w et -r-w dans 
les substantifs en w (§ § 1 3 et 268 ), à cause des multiconsonanls s nw et ?iv. 
De même, les consonnes faibles à la première personne du singulier de 
la forme a) de la nouvelle flexion dans les III inf.; méy-y, par exemple, 
s’écrivait : anciennement (jj | [mé-y-y\, à l’époque classique, (jjp^ 

y-y-y\ parce que l’on a conservé l’orthographe et il en est de même 
encore à la troisième personne du masculin singulier de l’ancienne flexion 
dans les mêmes verbes (§§ 108 et 288 ). 



Bibl. d’étude, t. VII. 



i5 



CHAPITRE X. 



ORTHOGRAPHE DES FORMES GRAMMATICALES. 

Il est essentiel de connaître les habitudes orthographiques des Egyptiens 
dans la flexion et dans les mots invariables les plus employés. Ce chapitre 
leur est consacré. 

SUBSTANTIF. 

268. Substantifs en w (§ i3). Dans beaucoup de substantifs en w, de la 
seconde catégorie ( Hnmw , pnw, etc.), w \ n’est écrit que dans la plus an- 
cienne orthographe. Mais dans les mots qui se terminent en n et en r, le w 
est écrit assez régulièrement même à une époque postérieure (§ 267 ). 



269. Substantifs avec préfixe m- (§ îfi). Le préfixe m- des substantifs 
n’est pas toujours écrit : 

[ck-( construclion ], m-chc-t, tombe 

[é-ékk-t-t batcau ], m-ékt-t, bateau du soleil couchant 

= 2 C , \Cnd-t baleau ], ) 

L ’ l m-Cnd-t, bateau du soleil levant 

[cnd-d-t-t baleau ]W, J 

"rr ~ 

u •“ L [ m-fkS-t, malachite. 

V-w» ~ , if-k-3-t s raî “-P luriel j ( 2 ), j 



270. Genre du substantif (§ 18 ). La désinence -t du féminin est toujours 
écrite, sauf exceptionnellement dans des abréviations d’origine ancienne, 
telles que 

“IQ, [ntr-ht], ht-nlr, temple 0 ). 

(’) d pour d, modification phonétique. — (2) 3-k pour k-3- — (3) Sur l’ordre des signes, voir 
S 3oa. 



ORTHOGRAPHE : SUBSTANTIF. 



115 



Une autre exception, presque constante, est l’orthographe du collectif 

Q , |- r _| iiommc-généraiitc-j^ ^ humanité. 

La désinence s'écrit même devant le suffixe personnel : 

hi-t-f, son devant (à lui). 

271. Pluriel du substantif (§ 90 ). Le pluriel du substantif s indique sans 
écrire la désinence w; ou bien en écrivant cette désinence. 

a) Orthographes sans la désinence. — Le pluriel est alors exprimé par les 
procédés suivants : 

i° quand le mot n’est écrit qu’avec un signe-mot, on emploie trois fois 
ce signe : 

111, [nlr - ntr-ntr ], ntrw, des dieux 
n n tTD ) [pr-pr-pr], prw, des maisons 

2 ° quand le mot est écrit phonétiquement, dans les plus anciens textes, 
on emploie trois fois tous les signes phonétiques : 

\ 1 [i-t-i-t-î-t], îtw, des pères 

[d-f-d-f-d-f], dfiw, des mets; 

ou bien le dernier des signes multiconsonants : 

! ^ ’ [b -kS-ki-ki], hkiw, des charmes magiques 

[mw-mu-mu-ww], mnw, des monuments; 

celte orthographe se retrouve plus tard occasionnellement; 

3° que le mot soit écrit phonétiquement ou non, on emploie trois fois 
le déterminatif, s’il y en a un, 

— ]W, hs[lyw)-C, des princes 

Mot composé et abrégé, cf. S 26 / 1 , d . 

i5. 



116 



ORTHOGRAPHE : SURSTANTIF. 



4° on emploie enfin des déterminatifs particuliers, w\, signifiant : 
pluriel, et on les place après le déterminatif, s’il y en a un; à partir du 
Moyen Empire, on rencontre le déterminatif ni, variantes : ( 1 ( , 1 ( ', ! 

“| j, [ntr p,urieI ], ntrw, des dieux. 

4) Orthographe avec la désinence. — La désinence ^ w est assez régu- 
lièrement écrite, toujours dans les bons manuscrits de la XVIII e dynastie et 
fréquemment dans les autres textes. Elle est d’ailleurs le plus souvent suivie 
des déterminatifs généraux du pluriel • • •, \\\, ■ i i (voir ci-dessus, a, 4°) : 

=■= P j) ^ [s-é-sms-w plarid ], sméw, des serviteurs. 

■# * 

fj V^-b-w éléphant- pluriel] , fa, ^ ^phantS. 

Cette désinence ^ w du masculin pluriel n’est pas écrite le plus souvent : 

i° dans les mots où aucun signe phonétique n’est employé : 

* |, [d3d,3 plur,cl ], d3dü-w, des têtes 
111’ -ntr -ntr], ntr-w, des dieux 

[hk3 hki-w, des souverains; 

5° dans les mots déjà terminés au singulier par w : 

V [h-r-w i° ur -P iuneI ], krw-w, des jours 

Il faut noter que le pluriel de étn, roi, s’écrit 
y-w s ra » J P CT8#nna s c -p ,u ™ , ] i probablement parce que le singulier était en réalité 
êtny. Remarquer aussi que le pluriel de ^ , [ r-t homme -P loriel J t rmt-w, 

est employé à tort pour écrire rmt-t, humanité, qui le remplace souvent 
(§ 22 et ci-dessus, p. ii5). 

La désinence du féminin pluriel \\ wt, s’écrit beaucoup plus rarement que 
celle du masculin : 

ITV II’ [ft-A-w-f arbre -P iur,el j, nh-wl, sycomores. 



ORTHOGRAPHE : SUBSTANTIF. 



117 



Ordinairement on écrit, par ex. : 

^ J ;, [hm-t femme -P luriel ] i hm-wt, des femmes. 

272. Duel du substantif (§ 21). Les procédés employés dans l’orthographe 
du duel sont analogues à ceux qui servent à indiquer le pluriel, mais souvent 
la désinence seule est écrite. 

«) Sans écrire la désinence, 
le duel s’indique : 

i° par le redoublement du signe -mot : 

•■*>-, irt, œil \irt-lrl\, îrt-y, les deux yeux; 

2 0 dans les plus anciens textes par le redoublement du dernier signe pho- 
nétique : 

nkk- [O-C-S-i], C3-wy, les deux portes, __ . 
et cette orthographe se rencontre encore plus tard dans : 

[r-h-h-w ,Iue, - w p~g-''™iFrao,,n a;! cj 5 les deux compagnons 

[r-A-4-t duel ' feinme ' temme ], rh-ty, les deux compagnes; 

3° par le redoublement du déterminatif : 

flUL*’ [ m *-dr-r oreille -° mlle ], médr-wy, les deux oreilles; 

4° par l’emploi du déterminatif w (h) dans le sens de : duel 
— Cw, les bras [ cduel w]’ C~™y, les deux bras. 

b ) En écrivant les désinences masc. : -wy, fém. : -ty : 

dans les anciens textes, elles s’écrivent ^ ou [w] ou \yy], pour - wy ; 
1 ! ou - [ty-y] ou [t], pour -ty; 

depuis le Moyen Empire on a : wy, ~ , ty, le déterminatif du duel « 

des anciens textes ayant pris la valeur phonétique y. Le redoublement du 
signe-mot. et du déterminatif (ci-dessus i° et 3°) s’emploient encore cou- 
ramment à l’époque classique. 



118 



ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS. 



(anc. orth. : *Tp ny; orth. rare du Moyen 

171 * \ 

Empire : vv , ny) 



273. Génitif indirect (§ 29). — Orthographe de ny : 

Sing. m. > — [»], ny 

f. 'T', [»-*], nyt 

Plur. m. *, [nn>], nyw (anc. orth. :* ^ [nw-w], [n-w]) 

f. '7, [n-t], nywt 

Duel m. - — [n-iv-y], nyivy (on ne connaît pas d’exemple du féminin). 



PRONOMS ET ADJECTIFS. 



274. Anciens démonstratifs (§ 34). 

Pn, tn 



Sing. m. 

f. ^ 

Plur. m. I ■ (rarement ■ ) 

f. \ ■- 

Duel m. | ; * , 

f il' — * (l ■-.') | 

] a \\ \ 1 t*+**+*\ / 1 I fr***+\ \\ 

Sing. m. ■ \ 

f- 

Plur. m. \m\ (■» 

f- 

Duel m. \ 1 y, \ m\ 



pn 
tn 

ipn ([p-^]) 

[i-p-t-n]®, [ p-t-n ] 

[1 -p-n\, îpny 

[ î-p-t-n-y ] ([i-p-t- n Y)i \}-p-t-t-n-y) 

Pw, TW 

pw 

tw 

ipw ([p-w]) 

[i-p-t-w) 

îpwy, [ï-p-tv] 

f - !*¥> [i-p-t-w-y],[i-p-t-iv-t-y]([i-p-t-w-t]) 



Voir p. 16 , n. i. 



ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS. 



119 



Sing. m. J[_, Moy. Emp. : 
f. Moy. Emp.: 
Plur. et Duel m. \ 

f- 



P Fi, tfS 

[l-f], [*-/-*“], tfi 
[i-p-f], ipfi 
[i-p-t-f] 



Nn 

U, nn 



Nw 

[n-nw-nw-w) 
anciennement : 

^ [ nw-nw-w ] 



N Fi 

[>•-/] 



275. Nouveaux démonstratifs (S 43). 



Pl X\.’ X- M 

» -V 

Ni 1 — 



276. Suffixes personnels (§ 5i). En principe, et sous réserve des obser- 
vations ci-dessous, leur orthographe est la suivante à l’époque classique : 

Sing. i re pers. ^ ou J ou j selon les cas y 
2 e p. m. ^ k 

f. t 
3 e p. m. w / 
f. p d 

plur. i-p. - [n^], n 

2° p. s [f- n. P luriel ] , tn 

3 e p. p— [s-n p' uriel ], én 

(>) Ce sont les démonstratifs des objets éloignés, d’où l’idée de direction et l’emploi du déter- 
minatif 



120 



ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS/ 



Observations. 

Sing. i re personne : y , s’écrit | dans les textes des Pyramides; il ne s’écrit 
pas dans les textes de l’Ancien Empire; à partir du Moyen Empire, on emploie 
les déterminatifs ci-dessus, selon que la personne est un homme, une femme 
ou un dieu. Parfois le suffixe n’est pas écrit, surtout après les verbes à la 
forme en -n de la nouvelle flexion; souvent aussi, quand il est suivi du pronom 
complément wy : 

\\ 

dy-[y ] 

je couchai moi 

Quand il suit un y ou w, il semble se combiner avec lui et l’orthographe 
rend le son nouveau par 1 1 : 

—|M’ | r-rdy-y-y], rdy-y, je donnai 

—UH*. M .y. y jambe-jaibe-hommej^ r d- W y (?), meS deUX pieds 

[c-id duel y -y homme ], c-wy (?), mes deux bras 

Sing. 3 e pers.fém. : Dès le Moyen Empire, on trouve ~ t, pour », t; plus 
tard - J et même J; le changement d’orthographe correspond ici à une mo- 
dification phonétique. 

Sing. 3 e pers. fém. : Dès le Moyen Empire, —, s, remplace [), é; même 
remarque. 

Plur. 3 e pers. fém. Dès le Moyen Empire, tn, remplace S, tn ; 
même remarque. 

Plur. 3 e pers. fém. : Dès le Moyen Empire, su, remplace ên; 

même remarque. 

277. Les signes des suffixes personnels sont écrits après le déterminatif du 
mot qui les reçoit : 

[»*-d iambe k], rd-k, ton pied 



ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS. 



121 



278. Forme ancienne du pronom indépendant (§ 55). L’orthographe classique 
de cette forme est la suivante, sous réserve des observations ci -après : 



Sing. 



Plur. 



i re pers. 




[ w homme], wy 


2 e pers. m. 


8=3 > 


tw 


f. 




In 


3 e pers. m. 




[&u-u>], éw 


f. 


P ou p " 


& 

l 

& 

O 

1 1 


n. 


P- 


ét 


i re pers. 


1 1 1 


\n pl “ riel ], n 


2 e pers. 


g==3 

1 1 1 


[_ f . n pluriel], ln 


3 e pers. 


n {**+»*. 

Il 1 l 


[é-n piuriei ], én 



Observations. 

Sing. i re pers. Dans les textes des Pyramides,. elle s’écrit : ^ | et ; sous 
l’Ancien Empire : ^ [tu]; sous le Nouvel Empire, on trouve aussi : ( ^. 

3 e pers., neutre. Sous le Nouvel Empire, on l’écrit P,7,i quand il désigne 
un pluriel (§ 55). 

Pluriel. Mêmes observations que pour les formes du suffixe personnel PL 



279. 



Nouvelle forme du pronom indépendant (§ 57). 

Sing. i re pers. ^ t 2 ), înk (Pyram. : 1 77 [*-”-&]) 
3 ° pers. m. 37 ntk 

. ntt 

3 e pers. m. ntf 

f. nté 



(1) Twt, qui seule a subsisté des formes par- 
ticulières aux textes des Pyramides (p. a3 , n. 1 ), 
s’écrit [/-w-ï], puis [t-w-t 

Bibl. d'étude, t. VII. 



statae] d’après twt, statue, dès la XVII P dynastie. 

c2) Peut-être * est-il un vieux sigue mulli- 
consonant pour in. 

16 



122 



ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS. 



Plur. i ,e pers. ? 

2 e pers. [n-t-t-n pluriei ], nttn 

3 e pers. [n-t-f-n#**], nlén 

280. Adjectifs qualificatifs. Les désinences des adjectifs formés sur des 
racines verbales (SS 59, a, et 60) ont la même orthographe que celles du 
substantif (S 270 et suiv.); mais ces désinences ne sont pas toujours écrites; 
celle du fém. sing. manque souvent, celle du fém. plur. constamment, le 
signe 1 1 1 dans la plupart des cas. 

Dans les adjectifs en -y (8 S 5g, b, et 60), l 'y ne s’écrit que s’il forme 
réellement la fin du mot, c’est-à-dire au masculin singulier. 

Sing. masc. « , -y (anciennement: |,-y) 

f. -, [t], -yt 

Plur. masc. \, [t»], -yw 

f. - , [t], -ywt 

Avec les adjectifs en -y dérivés de substantifs féminins et terminés par 
conséquent en -ty : 

Sing. masc. -ly (anciennement :] |, [-ty-y]) 

f. 2 ’ [<-*], 

Plur. masc. [fytz>], -tyw 

f. 2» -tywt 



Observations. 

Sing. masc. : Les textes des Pyramides orthographient ^ | pour y devant 
un suffixe : 

[h-f-t-y-y-k], bfly-k, ton adversaire. 

Sous l’Ancien Empire, y n’est pas écrit; et cette orthographe se retrouve 
dans des textes postérieurs. 



ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS. 



123 



Déjà sous le Moyen Empire, tyw (pluriel) est employé fautivement 
pour 2, ty (singulier). 

Sing. fém. : Sous le Moyen Empire, tyw (masculin pluriel) est usité 
fautivement pour 2, tyt (féminin singulier). 

Plur. masc. : 11 est écrit aussi [ tyw-w ] et [tyw -tyw -tyw], 

dans les textes des Pyramides. 

Sous le Nouvel Empire, on l’écrit aussi , [y pl “ nel ] et « ^ \ [ÿ-ÿ-ÿ], ^ 1 |, 
[tyw-y-y] et 2M’ [t-y-y-y]- 

281. Les adjectifs en -y dérivés de substantifs féminins sont identiques 
au duel de ceux-ci; nty signifie soit : deux villes, soit : urbain. Aussi l’an- 
cienne orthographe écrit- elle souvent le duel pour l’adjectif : 

[nt-nt-ty-yf nty, urbain 

et cette orthographe se rencontre encore à une époque très récente. 

282. Noms de nombre (SS 68-73). L’égyptien se sert des signes suivants 
pour exprimer les nombres cardinaux : 



■ 


1 


" 


2 


1 1 1 


3 


etc. 


n 


1 0 


nn 


20 


n n n 


3o 


etc. 


<2 


100 


<2 <2 


200 




3oo 


etc. 




1.000 


11 


2.000 


ni 


3.ooo 


etc. 


) 


1 0.000 


n 


20.000 


))) 


3o.ooo 


etc. 


N 


1 00.000 


N N 


0 

0 

O 

© 

0 




3oo.ooo 


etc. 



Les unités se placent à la droite des dizaines, les dizaines à la droite des 
centaines, etc., comme dans notre numération : 

Nin 

Les nombres ordinaux s’écrivent dans l’orthographe classique : 

i cr A. [tpy-p-y]’ t py > ou ¥j 

iG. 



124 ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS. 

3 e tantôt [én-n-nw-w homme ], én-nvo 

tantôt ", [ s - nw ] , én-nvo 
3 e 1 \ ', [3 -mu], hrnt-nw 

et ainsi de suite en ajoutant la désinence nw sous la forme * au chiffre cardinal. 
Les fractions s’écrivent en plaçant <=», r, devant le chiffre : 

' == * ! I P rT7* r -k-én, leur quart. 

Pour 1 / 2 , on emploie gé, côté : 

’T =W > 8*-f> sa moitié (à lui). 

Le signe de 2/3 est ''fr*. * 

Dans les dates, il y a des signes particuliers pour : 
l’année : { © ou f “ (plus tard par erreur ( ~) 

et le mois : , , 1 er mois; ^T, 2 e mois, etc.; mais on trouve souvent la 
forme tpy f au lieu de / *j\ 

Le jour et 1 heure sont indiqués par les chiffres, mais les signes des unités 
sont alors placés horizontalement : -, z, -, etc. 



283. Relatifs, interrogatifs et indéfinis (§ 73 - 79 ). Nty s’écrit dans les 
textes des Pyramides ^ [»-/], et ntyw [ n-lyw ]; une autre ortho- 

graphe ancienne est ^j, [»-MpF*"“], pour ntyw. L’orthographe classique 
est : 



nty; nU > LZ5ki [n-t-y-tyw pluriel ], 

et ’ZW [n-t-tyw IJ,uriel ], ntyw. 



N est écrit > m ^ dans les textes des Pyramides, mais depuis le 

Moyen Empire (§ 243); isét est orthographié ] j^P-, [i-èé-s-é-t], mais 
depuis le Moyen Empire \ [ i -sé -s-l l,omme a “ doi « l 8ur b#od “]. La transcription 

de | ] par syy n’est pas absolument certaine. 

Piy s’écrit ^{, [p-t-r-tr], 

■f, [p-t-tr], 

homme au doigt sur la houche*l 

J’ 



-"J 2b [p-t-y-tr 



ORTHOGRAPHE : VERBE. 



125 



et 



tua. [?-<•>• ~y— Ij* homme au doigt sur la bouche J 

1 [p-w-t-r-tr]. 



Pib s écrit '— r ; tnw \ [t-n-nw-w ], alors qu’on trouve dans les 

textes des Pyramides ^ [t-nw abMraU ]; tw [f-t»W]. 

Dé p~y, mais souvent depuis le Moyen Empire : [d-s], 



VERBE. 

284. Préfixes (S 84). Le préfixe é, p, s’écrit toujours dans l’orthographe 
classique. Dans l’ancienne orthographe, il ne s’écrit pas, si la lecture se com- 
prend d elle-même : J [4Ar], éhkr, orner. 

Sous 1 Ancien Empire, il arrive souvent que dans les causatifs formés sur 
des verbes en 1 w et I y, la consonne faible n’est pas écrite : 

P JL’ [é-p “], é-yp, revoir, reviser 
PP®, [é-é-h™ se ], é-wéh, élargir 

Il n’y a pas de particularité orthographique relative au préfixe n- 
3 Rad. sans Consonne faible (§ 10 3). 

285. Aucune particularité orthographique n’est à mentionner pour l’in- 
finitif. 

Participes. Quand le participe féminin est employé au sens neutre ou dans 
un sens collectif, il est souvent écrit avec le déterminatif du pluriel : 

^ZTZZ [wn-n-n-t^-*'™'}, wnnt, l’étant, ce qui est. 

A 1 imparfait de 1 actif, masculin pluriel, la désinence y s’écrit, dans l’an- 
cienne orthographe, [y-ro]; dans l’orthographe classique, on trouve 
souvent ] ] y [y-y-w], ou ] ], [y-y\ 

A 1 imparfait du passif, masculin singulier, la désinence est toujours régu- 
lièrement écrite : ^ w; au pluriel, on l’écrit de même, mais peut-être pour 
ww; au féminin, elle n’est jamais écrite. 

(!) Valeur phonétique de ç dès le Moyen Empire. 



126 



ORTHOGRAPHE : VERRE. 



Au parfait du passif, masculin singulier, la désinence y n'est que rarement 
écrite h). 

Adjectif verbal. On n’écrit pas généralement le premier y de la désinence 
et rarement le second; dans l’orthographe la plus ancienne, le « - est souvent 
placé devant le déterminatif. Les désinences sont donc : 

Sing. m. [i-f-yl *1 [t-fl -¥y; anc - orth - : 

f. -[U, [t-é-y], -P [t-i], -tyy> rarement : tP", [t-y-i-y J 

Plur. m. , ou [l-y-é-n^l [*-*-**“]> *"(')-* 

moins souvent : [t-y** *-»**} 

ou : ,:,p^ 

anciennement : — [t-ty-ê-n] 

f le masculin, même dans les textes des Pyramides. 



Forme en -U Le t - se place non seulement avant le suffixe, mais encore 
avant le déterminatif : 

a-p-*’ [ph-t Mer é-n] ph-l-én, le fait qu’ils parviennent à 
[h-S-t Met k] h3-t-k, le fait que tu descendes. 

Formes relatives. A l’imparfait, le -w- du masculin est assez souvent écrit 
dans les textes des Pyramides : 

[ édm-m-w-f ], édm-w-f, (celui) qu’il écoute. 

Sous le Moyen Empire, on l’omet devant les suffixes personnels, mais on 
l’écrit quand le sujet est un substantif : 

[ édm-m-f ], édm-w-f 

[êdm-m-w-wcb], édm-w web, (celui) que le prêtre écoute. 

Au féminin, le -t- s’écrit -, parfois ] depuis le Moyen Empire : 
[édm-m-t-f], édm-t-f, (celle) qu’il écoute 

(U La désinence w de certains participes (p. 3<), n. a) se rend par 



ORTHOGRAPHE : VERBE. 



127 



Au parfait, -w-n- du masculin est rarement écrit, même dans les textes 
des Pyramides. Au féminin -t-n s’écrit : 

[édm-m-t-n-f\, édm-t-n-f, (celle) qu’il écouta. 

Impératif. Il n’y a pas de désinence au singulier. Au pluriel la désinence -y 
ou -w n’est presque jamais écrite; le nombre est indiqué, quand il l’est, par 
le déterminatif du pluriel : 

vt ^ ! , [ édm - m pluriel ] , édm -w, écoutez. 

Ancienne flexion. Les désinences s’écrivent : 

Sing. i rc p. SDM -hwy 



- )\ > — -q > [ l y-y] 

- )\ , — *y > [ f y-y] 

3 e p. m. — | ou ^ , — -y ou -w; très tôt non écrite 



2 e p. m. 
f. 



f- - 1! 

Plur. i"p. — $,,, 

26 P- — i... 

3 e p. m. — \ 

f. - 

Duel, 3 e p. m. — 

f. - 



ty 

— -wyn 

— -tywny 

— -w 

— -ty 

— ™yy 
— tyy™ 



[ty-y] 

[w-y-n p,uricl ] 
[tyw-n plttriel ] 



- 1 ! 

- 

- 1M> 

On trouve aussi les orthographes : 
Sing. i re p. — -k-w-y; 

2 e p. m. et f. - — —, [t], -iy 
3 e p. f. 

Plur. i re p. 



très tôt non écrites 



’ [ ty-y ] 

> [ty-y-y-™] 

[&-w]; anciennement w» [fc] 



2 P- 
Duel fém. 



-, [*]> -y 

> , [w-n\, -wyn 

anciennement \ [tyw-n], -tywny 

)\\, [ty-y-yl “ [*-y]> -*yy*>- 



128 



ORTHOGRAPHE : VERBE. 



Nouvelle flexion. L’orthographe est celle de l’infinitif, suivi, s’il le faut, 
des signes des suffixes -n-,~yn-, - hr -, -kS-, -w-, -hv-, etc., et des suffixes 
personnels : 

[idw-m-/], édmf, il entend. 

Pour les suffixes personnels, voir ci-dessus § 27 G. L’orthographe des autres 
suffixes est la suivante : 

passif en -w : Sing. plur. | mais ils sont très rarement écrits dans 
les textes des Pyramides, exceptionnellement depuis le Moyen Empire; 

passif en -Iw : dans les textes des Pyramides, -, [f] et ], [ty]; plus tard : 
iw, et - [t] : 

formes en : -n *■““>; -yn | -for * ; k3 

Tous ces signes se placent après le déterminatif. 

[édm-m-f], êdm-w-f, il est entendu 

[édm-m-t-w-f], édm-tw-f, il est entendu 
[mr - r l,omnie au '' o!b1 5ur hüuclic n -/] , mr-n-f, il a aimé 
[iv-s-sv u " a * y-n-/], wss-yn-f, il a pissé 
[n-hm-m Corce k-3-t], nhm-k3-lw, (il) est retiré. 

Autres Verbes que les 3 Rad. sans Consonne faible (§§ 105-109). 

L’importance de l’orthographe pour la connaissance de ces verbes a été 
signalée §§ 106, 107 et 108. Voici des exemples significatifs : 

286. II gem. el III gem. (S 106). 

Infinitif : S, rnn, élever, éduquer; 

[b -m-m feu ], hnm, devenir chaud 

avec redoublement; mais -m3 i-i-i], s’écrit le plus souvent devant 

un complément ou suffixe : 

[mi-mii-i], m33, voir. 



ORTHOGRAPHE : VERBE. 



129 



Caus. III gem. PJL — À’ I ê-p-d-d-épd], êpdd, préparer, 
avec redoublement. 

Participe actif : à l’imparfait, on trouve 

[wn-n-n] et -SÉ* [i m-n], étant, 

avec et sans redoublement; — au parfait, on le trouve sans redoublement 

dans le fém. [wn-n-f], wn-t 

et le pl. [wn-n-w], wn-w, ayant été. 

Participe passif: à l’imparfait, on rencontre, au masculin 

[ mS -wrôi-3-i-w], m 33 w, étant vu, 

et au féminin 

[m 3 -m 33 - 3 -t], m 3 t, étant vue; 

au parfait, il faut remarquer la vieille forme 

ddd-y, dit, 

(de même pour wdd-y, ordonné) avec redoublement, de dd et wd, anciens 
verbes III inf 

Ancienne flexion. L’orthographe ordinaire est 

£1]^, [wn-n-ty-y], wn-ty, elle est, 
avec deux radicales seulement; mais on trouve 

III gem. — [ê-p-d-d-épd], épdd-y, il est préparé, 
et au féminin (un seul exemple) 

P-Lil’ \fi-V-d-épd-ty\ èpdd-ty, elle est préparée : 
donc dans un cas avec redoublement, dans 1 autre sans redoublement. 

Nouvelle flexion : à la forme a) 

$¥> ^ est frais ’ 

et à la forme emphatique 

[lr-b-b-W"'f], tfbJ>f. 



Bibl. d’étude, t. VII. 



*7 



130 



ORTHOGRAPHE : VERBE. 



Au passif en -w, redoublement du dernier radical 

V_J ’ force ], Smmw-, est réuni, 

[é-k-b-b-kbb], ékbbw-, est rafraîchi; 

et de même au passif en -tw : 

— [w-*-* phall “' f-w], wss-tw, on pisse 

Dans la forme en -n : 

A\\ H [k-b-b-kbb-n-f], kbb-n-f, il a été frais, 

avec redoublement, mais dans wnn, être, et m3S, voir, les deux consonnes 
sont fondues. « 



287. / y, I w, II y et II w (§ 1 07 ) : 

Iy : [i-t-h corie - iom ], îth, tirer, 

et : \i-in-n-k embras8M '] ) i n U } embrasser, 

sont réguliers. Mais 



s’écrit : 



[îw-w-C-iwcf iwC, hériter, 

[w-C-fopC], 

dans les textes des Pyramides; et 

[i-C-c6-6], associer, et [*-C-r chemin ], 1er, monter, 

s’écrivent 

- 7*J, [c-cb-b] et [C-r chemil1 ] 

depuis le Moyen Empire. 



Dans les I w, l’orthographe classique est : 

[« , -</ fcUanîcr ], wdy, jeter, 

mais le w n’est pas écrit dans les anciens textes, où l’on trouve 

— [d] et ^ [</-rf], 

et il ne l’est jamais dans le verbe 

“ 1 , [ï-s-fe], wts, élever, relever. 



ORTHOGRAPHE : VERBE. 



131 



L’unique verbe II y, ryé, veiller, n’écrit pas Yy 

[r-ê-ré ,oil ]. 

Dans les verbes en II w, l’t» s’écrit 

— V- t [s-mr-r 1,omme au l,oigt 5ur ia boncl,e ] , swr, boire , 
sauf dans mwt, mourir, dont l’orthographe ordinaire est 

et où sont exceptionnelles les orthographes 

[■ m-t-w-k ], mwt-k, tu meurs, 

. [ m-t-w-t\, mwt-t, le fait de mourir, 
myyt-k, tu meurs. 

288. III inf, IV inf (§ 108 ) : 

Infinitif : l’orthographe des deux formes est régulière 
[fjp-., mé-l, enfanter, 

ffipV, \mê-é-w-t\, mêw-t, 
qui s’écrit aussi plus tard 

IÜPM-. [_^-ê-y-y-t\. 

Participe actif : à l’imparfait 

\ [wr-r-r], mrr, aimant; [*r-r], îrr, faisant^, 

avec redoublement; mais aussi 

[pr-r* B "], pry, sortir, 

sans redoublement. 

Au parfait : 

ffjp, méw, ayant enfanté; •<*>-, [fr], îrw, ayant fait. 

(I) Voir pius bas, S 289. 

’ 7 - 



132 



ORTHOGRAPHE : VERBE. 



Participe passif : à l’imparfait, on trouve, avec assimilation, 
flppy [ mê-ê-é-w ], mié-w, étant enfanté 
[t r-r-w], îrr-w, étant fait. 

Au parfait, il n’y a pas d’assimilation 

H — M, [h-hs-s-y-y], hsy-y, loué, 
sauf dans l’orthographe ancienne : 

[^r-r-r-ï], br-f, faite. 



Formes relatives : à l’imparfait, avec assimilation, * 

[mr-r-r-t-f], mrr-t-f, (celle) qu’il aime 
[ir-r-t-/], irr-t-f, (celle) qu’il fait, 

et de même : 

[é-kd-d-d-t^'^^t-n], é-kdd-t-tn, (ce) que vous allez (vers) 
[mé-ê-d-d-t-f j, mêdd-t-f, (ce) qu’il hait, 
mais le fait n’est pas général dans les IV inf. 



Au parfait, Yy n’est écrit qu’exceptionnellement; en général : 

[gm-m-t-n-f], gmm-t-n-f, (celle) qu’il a trouvée. 

Ancienne flexion: on trouve à la fois 

(D||, \mi-y-y\, mêy-y, il est enfanté 
et : Uj], [mé-ly], mêy-ly, elle est enfantée. 

Dans les verbes III w, Yw est assez ordinairement écrit : 

” ^ , [s-f-w « uet ], sfoü-y, il est gonflé. 



Dans les IV inf., on rencontre : 

flkPIM. [«*-*-< -w3ê-y-y\<> w3éy-y, dévasté, 
mais le plus souvent la désinence n’est pas écrite. 



ORTHOGRAPHE : VERBE. 



183 



Nouvelle flexion : à la forme a), la consonne nest pas écrite en général : 
[fiP^ [mé-é-f], mêy-f, il crée, 

sauf cependant à la première personne du singulier : 

[™é-y-y homme ], méy-y, je crée. 

Iry, faire, s’écrit : 

~ [ir-f], il fait; et : — [ir-y-y *— ], je fais. 

La forme (3) ne présente aucune différence dans l’orthographe. 

La forme emphatique assimile, comme l’on sait, la troisième radicale : 
flPP<~, [ mê-é-ê-f ], méj-éf, il crée. 

Toutefois dans les IV inf, on rencontre à la fois l’orthographe plus ancienne 

[^-é-d-y~y-f], médyy-f, il hait, 

et l’orthographe plus récente : 

[jjp^i — , [më-i-d-d-f], médd-f 

Au passif en -w, on écrit le plus souvent : 

fl)p, |W-4], méy-w-, est enfanté, 

(le passif ne se comprend que par le contexte); mais la vieille orthographe est 

[mê-y-w], méy-w-. 

Au passif en -tw, forme a), l’orthographe est la même quà 1 actif : 

, \gm-m-t-w-f], gm\y]-tw -f, il est trouvé 

[ir-t-f], îr[y]-tw-f, il est fait. 

A la forme emphatique, de même : 

[pr-r-r-t aller ], prr-tw, on sort 

A la forme en n, la consonne faible n’est pas écrite : 

^ [ mr - r homme an doigt sur la bouche H -f^ mVy-n-f , il a aimé, 

£2, [ir-n-f], îry-n-f, il a fait. 



184 



ORTHOGRAPHE : VERBE. 



Verbes irréguliers (§ 109). 

289. îry, faire, se rencontre maintes fois dans les exemples des III inf., 
ci-dessus; il a du devenir irrégulier dès l’ancienne langue, car son orthographe 
est plus simple que celle des verbes analogues; on écrit pour ir, là où mry 

s’écrit ^[»r-r], et méy flj|l, [mé-é], et ~ [îr-r], pour irr, là où nous 
lisons [i mr-r-r ], mrr et [fjpfl, [mrf-rf-rf], méé. 

Les trois formes de rdy s’écrivent : 

\ :rd v 

A> — rarement — « : dy 
A A ’ ZI, tü!* rarement ^ : dd 

im, îmy . J , [t-im-m d<,,l ' ier ]; J e bras „ p eu t auss i avo i r ] es f ormes 

^ et--.; ancienne orthographe : \ — et [Mm.?] et [im?]; sous le Nouvel 
E , ln l" re ■ IVV- [.-*-»*“], et (g, [(-».»—]. On rencontre au 

pluriel : j~ £ _ ^ donner - pluriel J 

^ nn •' £**^1 [wm-ra-n-z], wmiZ pour wnn 
^ , [ram-ra-Z],' vont pour wn; 

în y • JL !>-»]; 

[ù»-w-Z], ù»Z; plus rarement a^, [fw-ro]; 

*9 •• i [ty]î depuis le Moyen Empire J| a, [fy-y a,l "] ; à l’ancienne flexion, 
3 e personne du masculin : 

JÜ A ’ \}y~y~y a,ler ] et [ty-w], 

et au féminin : 

JaU» \jy~y aiIer ty-y] et ^ ^ [îy-w-t]. 

% ; ^ A > [m-y a,lCT ] ; ancienne orthographe : ^ A , [»•"*], et au pluriel 



ORTHOGRAPHE : PRÉPOSITIONS. 



135 



PRÉPOSITIONS. 

290. Prépositions simples (S i5i) : 



j ?! 

X’ m 

■— > r 

♦ , hr (anciennement f) 



bft 

\ [Mm-i»-Zy-y], imy-wly? 

i Irk*’ [^- 5 ‘ éle ]’ ^ 

/mC 



m , [^r-r], ^r, (anciennement zn) [Aw-Z-îi], hnl 

£a, [fcz-/M aUer ], ht 

[dr-r], dr 



< 5 > , hr 

291. Prépositions composées (§§ 1 5 2 - 1 5 3) : 

kï* m £ 

[ m ~b t '-h-t alht ], m ht 
^ f , [m-hi-t], m hit 
m hr 

[m-Uwy-w abstrail ], m lêrnj 

[m-b-bs-s-h-bs^], 

[ m ~h3h] 

\* + , m hr-îb 

[m-hn-n- nw - w maiso “ ] , m hnw 
J!l!’ [m-k-i-b-kib abslrttU ], m ksb 
— 1 , [m-dy], m dy 

—Y» rS 



m 



b3h 



- 



136 ORTHOGRAPHE : CONJONCTIONS. 

r ht 

— ' T* r 8 é 

•rikn. 

«=> 1? V, [r-^r-r-ir], r rfn» 

Ÿ 2 *, Ar & 

T T’ 

f hr d3d3 

[Ar-r-A$-<], hr Ii3l 
hft hr 

i — » ^ ^ , [n-mr-r-w-l], n mrwt 
i — »^||~, \n-mr-r-y-y-t\, n mrwt 



m 



[fi-3-C 

?V 9 m 

-2 «=*•, Ail r 

III _ 2 _<=», \_ n fr~y~y~ t abslrait r], nfryt r 

£><=*, [pb-y-r\, -phwy r 

[Ar-r-w cbeœin r], A»*® r 
[wp -p P iirla ï er w - Ar] , wpw hr 
= 4* ^ “X", [r-M»-w-d aller ], r £wd 
~ - jV [r-mn-n abstrail m] , r w» m 



CONJONCTIONS (SS 154-159). 



292. 



|P§=>, Ut; ancienne orthographe ps=, [ s - ?] ; plus tard 
IP'-**, Uk; anciennement pw», [.<-A]; 



1-, 



i 



ORTHOGRAPHE : ADVERBES. 



137 



j"^, ^ homme au doigt sur la bouche J J ^ 

V [&»-w], éw 

© ; [~^_ r _Ar], < 5 > . hr; anciennement | ° »-», [i-A-r-Ar] 

{ y 

| <=», îr ' ■ 

21» [»y-y]« w */ 

V » 

|p, tt; —|p* w 

[6»-«d-<], éwt 
[Am-m force ], hrn 
JL -* grt 

J3 , gr; écrit aussi 0,<s, [g--r-tr]. 

ADVERBES (SS 160-164). 

* 293. Dans les adjectifs employés adverbialement, la désinence w est ra- 
rement écrite. 

IV im > ?IV f p- im 

S? , [dr-r-blh], dr b3h 
r~~*> V 5 n é3 

hft; bftw 

ffl-, [bn-t\ hnty; V hnlw 

~ . [a 1 *"]» 

[f-»-|» Uea ], tny; dans les textes des Pyramides : [t- 

tn]; =|, [f-n-y] 



Ci 



n - 



Bibl. d’étude , t. VU. 



18 



» 



138 



* 294 . 



ORTHOGRAPHE : PARTICULES. 
NÉGATIONS (SS 165-168). 



n 



nn 



(?) 



flw us rare), 

Dans les textes des Pyramides, on ne rencontre que l’orthographe 
le néo- égyptien, que 

| p, n îé 

n grt 

■^*■1©’ [«-*-?-*?]> n S P> (ne. • • P as fois), jamais 
[nfr-f-r-îi], nfr n. 



; dans 



295 . 



im 



[ îm-m u4 * alion ], 

V [*»-»]; [t-lm-m], tm. 



^ m; anciennement ^ 

[m ™3 alion ] 



296 . 



-, [îw-t-y^ 1 ], 



iwty 



^ -ÿl, [Im-m-t***], 

Les textes des Pyramides écrivent : | ^ 



], [î-iv aésalioa ty]. 



297 . 



PARTICULES (SS 185-192). 



in; ancienne orthographe : [i-in], et ^ 

1 , îr (§ 187) 






ORTHOGRAPHE : PARTICULES. 



139 



\Z Irf; Z’ >/( s ‘ 88 )- 

wy ; ancienne orthographe : \ 

^ aww , ^ , zn vw 

^ tr '> !* [t-r-lr-y], try; ->{ [t-tr], irw; [t-y] 

in m s’écrit régulièrement mais les textes des Pyramides traitent 

les deux mots comme un mot unique : [i-n-nm-m]; sous le Moyen 

Empire, on trouve aussi : [n-m bras ] et \n-nm-m bra ’]. 



CHAPITRE XI. 



LECTURE ET TRANSCRIPTION. 

EXERCICES. 

298. Le débutant ne doit pas se laisser rebuter par le nombre des signes 
hiéroglyphiques, qui est de six cents environ. Il lui suffira de connaître d’abord 
les signes alphabétiques (S a45), les multicomonants (§ 2 46) et les déterminatifs 
les plus usités (§ 2/19). Il apprendra les autres par la lecture des textes, 
en consultant le tableau des signes les plus importants qui termine cette 
grammaire. En étudiant les exemples réunis dans ce chapitre, il verra dans 
quelques mots et dans quelques phrases brèves l’application des procédés 

orthographiques et les usages, qui ont été analysés et résumés dans les deux 
chapitres précédents. 

299. L’usage moderne est d’écrire les hiéroglyphes horizontalement; dans 

les textes originaux, ils peuvent l’être aussi verticalement. De même, nous les 
reproduisons de gauche à droite; au contraire sur les monuments, ils le sont 
régulièrement de droite à gauche et exceptionnellement dans le sens contraire; 
on reconnaît la direction de l’écriture à celle des signes empruntés à la figure 
humaine ou représentant les animaux, qui sont toujours tournés vers le début 
du texte. On remarquera que chaque signe conserve toujours la même posi- 
tion, il est vertical ou horizontal. Font exception et sont écrits tantôt en lon/r 
tantôt en hauteur : e ’ 

H — >• f , Ci, grand 

| » déterminatif : abstrait 
|| abréviation pour mic-hrw. 

300. Pour les Égyptiens, l’écriture hiéroglyphique était dans une large 






1 



LECTURE ET TRANSCRIPTION. EXERCICES. j 4 j 

mesure ornementale et parfois même rien qu’ornementale. H en est résulté, 
sans parler du grand nombre des inscriptions sans intérêt et de l’indiflére^cè 
aux fautes d’écriture et d’orthographe, plusieurs conséquences intéressantes : 

a) Certains signes occupent toute la hauteur de la ligne : ^ J d’autres la 
moitié seulement : ^ . 



b) Les signes voisins doivent former ensemble une sorte de carré, non 
gravé, bien entendu : 



M 


1 3 




y 


1 1 .1 



c’est une règle qui n’est pas suivie par nous, modernes, les signes isolés se 
lisant plus facilement. 

c) Ce groupement en carrés a amené les Égyptiens à déroger à la première 
règle a), en réduisant parfois à une dimension inférieure les signes qui 
occupaient soit toute la hauteur, soit la moitié de la ligne; ainsi placé 

sous — , pour former carré, devient : ~£ ; . mais alors même les proportions 
restent observées. 

d) L ordre des signes se trouve aussi modifié, dans certains textes, pour 

des raisons esthétiques : recherche de la symétrie, désir de remplir les « blancs v 
etc.; on trouve : U pour yt; pour -)], ch; T pour 

pr-hd; pour mic, etc. On comblait ainsi l’espace libre devant les 
pattes des oiseaux dans les signes empruntés à ces animaux : [*_„,] 

Pou 1 ' wt ’ signes verticaux réduits sont placés sous la tète de l’oiseau 
pour ^ p f , wéh; ces signes, reprenant ensuite par erreur 
leur hauteur normale, se trouvent placés devant le signe représentant l’oiseau 

au heu de le suivre, ce qui a donné lieu à des orthographes en apparence 
anormales : 

A [<&-*»]> pour ^ I , wdi, sain 

[/i-i-i lCTrc ], pour ^Jj ihl, champ, etc., etc. 



% 



142 LECTURE ET TRANSCRIPTION. EXERCICES. 

301 . Les hiéroglyphes, d’une exécution très soignée dans les grandes inscrip- 
tions ornementales, ont été le plus souvent, et de très bonne heure, fortement 
stylisés; sous la XIX e dynastie et à l’époque saïte, beaucoup l’ont été de nouveau 
et davantage encore; nos caractères d’impression représentent cette forme des 
signes. Certains, différents à l’origine, se sont fondus en un seul; l’exemple 
le plus notable est celui de », déterminatif qui tient lieu des anciens signes 
x calculer, o mourir, » envelopper. D’autres signes sont constamment pris 
l’un pour l’autre : 

^ , doigt; ), boumerang 

Ts , sac; b, corde 

O , g, et nét, trône; za, hr, sous 

mer; —, îw, île; =—, mr, my, canal 
) , ré, s’éveiller; wt - s , élever 

-j , kd, bâtir; =|, îst, troupe 
o , pêdt, ennéade; o, piwt, pain d’offrande 

302 . Dans les titres, formules, noms, etc., on écrit par respect avant les 
autres les mots qui désignent un dieu ou un roi ; il faut en renverser l’ordre 
dans la lecture et la transcription. Ex. : 

si étn, fils du roi 

“I! [ntr- km'], hm ntr, serviteur du dieu 

\i»M [*-*-* - Hkt-ntr-hm ], hm ntr Hkt, prêtre de la déesse Grenouille 
o Q, [Rc-my], my Rc, comme Râ. 

Comparer : [nZr-^-4 crai, “] pour éntr, encens (mot à mot : ce qui rend 



LECTURE ET TRANSCRIPTION. EXERCICES. 143 

divin). Sous le Moyen Empire, on renverse assez souvent l’ordre des noms 
du père et du fils : 

Xl [n-hr-r-y-si-hnm met fyp-t-p], Hnmhlp si Nhry, Chnoum- 

hotep, fils de Nebery. 

303 . De ce que l’on sait de l’insuffisance de l’écriture et de l’orthographe 
égyptiennes, on a pu déjà conclure que la transcription dun texte égyptien 
est impossible sans une part d’arbitraire. Pratiquement, et faute de mieux, 
l’étudiant doit s’en tenir aux règles suivantes : 

i° transcrire les mots écrits en signes-mots sous leur forme phonétique 
la plus ancienne ••u ntr, dieu; 

2° transcrire ^ au début des mots î, ailleurs y; 

3° quand il y a confusion entre (1 et — — , ^ et s; ou quand «=> t remplace 
un - t, d, un — d, par suite d’une modification phonétique intervenue à 
une époque quelconque (cf. §§ ayfi, 278 et 283, fin), transcrire par le son 
le plus ancien; 

h° quand deux consonnes sont écrites pour une, parce qu’il s est produit 
dans le cours des siècles une modification phonétique (S 267), n’en transcrire 
qu’une : 

| , [hu-r-y], îwy; 

5° ne restituer, parmi les consonnes laissées de côté dans l’orthographe 
du texte, que celles qui se rencontrent écrites dans d’autres textes ou d’autres 
passages : 

imy, car on trouve tVi 

6° dans les mots composés, séparer les parties du mot par un trait 
d’union. 

304 . Dans les phrases réunies ci-après comme exercice de lecture et de 
transcription, on retrouvera presque tous les exemples de la grammaire, 



144 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS. 



écrits en caractères hiéroglyphiques, d’abord transcrits signe à signe [ ], 

puis en transcription grammaticale et enfin traduits. 

SUBSTANTIFS. 



305. (Voir § i3). — Substantifs en -w. 







P>A> 


[smé-w hoffime ] 


[hnm-m- w] 


[ê-ésm-m-w] 


smiw 


Hnrnw 


ésmw 


le suivant 


Chnoum 


* le guide 








[ds -3-y-é-w au d0lgl 9 * ia boucîie 


-homme J \h- W r- 


-V - W au doigt s. la bouche 


diyéw 




hwrw 


le sage 




le pauvre 






tJJjWp * 


[wô-tr] [p- 


-n-nw-w an!mal ] 


[k3-nw lre!lle ] 


nb w 


pnw 


künw 


seigneur 


souris 


jardin 


306. (Voir § i4). — Substantifs en m-. 




| 


itlPAvi 


“j lîf 

J U 


hnk-n-k] 


[mé-é-dr-r oreiile ] 


[mn-n-k- b-kbb ] 


mhnk 


mêdr 


mnkbb 


celui qui est gratifié 


oreille 


chambre fraîche 




f © | | 


Ü 


[m-hS-S-t*™] 


[mn-n-h-t éloffe ] 


[ml-k-t éche,ie j 


mhit 


mnht 


mikt 


balance 


vêtement 


échelle 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS. 



145 



307. (Voir S i5). — Substantifs composés 

444 

[smC-é coaronne rlc K *'-Égypte j 

imc-é 

Haute -Egypte - sa 0 ) 
la couronne de H‘ e -Egypte 

S \ ~ 

n 



| [r-n-n-w-l-t\ 

rnn-wtt 

déesse serpent 



tfci; 



\éhm- 



m 



force > 



*-f . i 



éhm- irf 
le puissant 

[C - wi - i force îr- r -/] 
Cw3-irf 

le brigand 

[n-t-héb] 

nt-hêb 

la comptabilité 



VPP 

[ hr-ê sce r lre ] 

hr-é 

Horus-son 
un sceptre 

[c-b-cb-w-t-t] 
cb-wt t 

déesse serpent 

f 1 ^ 

[mr-m-r petlt h' -y -y bomme J 

mr-iry 

le malade 

J 

[b-vù-nfr-f-r] 

bm-nfr 
le Bien 



ürP^. 

| - é couronne sacrée de B* ,e -Égyple J 

mh-é 

Delta -son 

la couronne de B sse -Égypte 

, \t\z 

[î-h-t-w-t-t] 

îht-wtt 

déesse serpent 



«1 ! 

[d-s-r-ir-y-y] 
dér-îry® 
le magnifique 



\n-t-C traîl ]( 3 ) 

nt-C 

l’usage 



y-ipj» 

[w-t-4-^-6 ca,cnier ] 

nt-héb 

la comptabilité 

[wn-n-m3-m3C-C abslrail ] 
wnn-mic 
(c’est la vérité) 
la vérité 



308. (Voir § 17 ). — Genres. 

n 



nsi 

trône 



[iv-C-r-t Ji 

wCrt 

jambe 



(1) Le suffixe se rapporte au serpent royal 
sous-entendu. 

m Application de la règle de transcription, 
Bill, d’étude, t. VIL 



• !!“V- 

[r-h-y-y-t-rhyt] [csi-I abstrail ] 
rhyt Cs3t 

l’humanité foule, quantité 

S 3o3, 3°. 

(3} Sur les valeurs diverses du trait vertical, 
cf. S a5o, 

*9 



146 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS. 



[ dw-w-t ™ 1 ] 

dwt 

le mal 




[mi-wiC-C abslrail ] 

mict 

vérité 



^_^_§P a y s étranger J 

kis . 

r 

Ethiopie 



I 



309 . (Voir § § 22 , 

j Y-t homme J t 1 ) 


2 3 ). — Emploi des nombres. 
A U * 

[k-n f#ree - homœe »6] [ 


p _ f homme - pluriel *| (2) 

J 




m| 


kn nb 


rmtt 


homme 


brave chaque 
tous les braves 


humanité 


zz 






[mw-mm-mwyÿ 


[Chc- c- tv alIer -P IurW ] 


[mé-w-l |,l- "' l | 


myw 


Ch CW 


méwt 


les eaux 


les se tenir debout 


les enfanter 


l’eau 


ce qui est debout 


naissance 



310 . (Voir §§ 2 5 ). — Emploi absolu. Apposition. 



ra 



o 



[ K ^nb] 
rC nb 
jour chaque 



[A-r-«p* oar p-n] 
hrw pn 
(à) jour ce 



■y,?,"" 

[s-p-w-sp piurM â] 
spw h 

(à) fois h 



[ /i/r -f-r-hr*™ 1 ] 
nfr hr 
beau (de) visage 

[ Tiwr-ib -b- div - m ,ille ] 
Ti-wr ibdw 

nome Thinite Abydos 



(1) Abréviation, voir § 203, b. 

(2) Même remarque. — Le féminin ne se re- 
connaît qu’à la construction; la langue emploie 
le collectif féminin singulier pour le masculin 
pluriel , For thographe écrit le substantif masculin 



pluriel pour le collectif. 

(3) Le signe a eu anciennement la valeur 
mw (?) à côté de la valeur n; le pluriel est indiqué 
par la répétition de ce signe, selon le procédé 
indiqué § 271 , a) i\ 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS. 



147 



[i-n picrre hd-k-r-ê-kré cercueil ] 
înr hd kré 

pierre blanche cercueil 



[h-k-t Uis3on k-b-y-y htis!,m 22] 
hkt kby 2 2 

bière cruches 2 2 



311 . (Voir§§ 26, 27, 28). — Génitif direct et indirect. 



+ 1 

\éln-hm-t^ 
liml éln 

femme (du) roit 1 ' 

[ htp-l-k-ntr-p-n ] 
htpk ntr pn 

ton offrande (de) dieu cette 



si Rc 

fds (de) Râ 



[m-r-k “™ ps hrn trait /J 
m rk h,mf 

au temps (de) S. M. 



Ï"IM-V.=îl 

[i m-r-éh-t-lyw 1,omme -P iariel mn-n-h-mnh abs . lraU ] 
mr-êhlyw mnh 

intendant (des) cultivateurs excellent 



— Jl3 — l tra ^ fi — p — (l— U) en ^ aiît ” homme - femme - pluriel y’j 

m hit hrdwf 
à (la) tête (de) ses enfants 



lé 



Ti-lï-i, 

[ t -p - h - 1 tnaison wr - r- 1 - îwn - nw ïllle ] 
tpht wrt îwnw 

caverne grande (d’)Héliopolis 



[ tpy-n-s-mw cér4ales y] 
tpy ny smwf 

prémices de sa moisson 



- 1 — H v 



[ htp trait Ci-n- rwd - 1 ] 
htp Ci ny rwdt 

table grande de pierre 

(table d’offrandes) 

I 

[Am-n-î-mn-n] 
hrn ny îmn 

Majesté d’ A mon 



(I) Inversion respectueuse, S 3 o 2 . 



1 9 * 



» 



148 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS. 



j ^ ^ 

[msc (?)p' uriel n 3ooo] 
msC (?) ny 3ooo 
armée de 3ooo h. 



'wo .« — \ 

_4A 

[r-n-lc-n-î3h-h- t Um ] 
mh ny îsht 

ton nom d’ Horizon 



312. (Voir §§ 3o, 3i). — Coordination. Opposition. 






[ km - l hmme - P ,orieI 13 -3 -y -y- 



w 



mâle -homme- 



hmwt 13yw 

femmes (et) hommes 



h-n-C 

ImC 

ainsi que 



pluriel ] vieillard -pluriel trait pluriel j 

i3ww hr hrdw 

vieillards et enfants 

P = /^— — 

[ é - r baot personnage nb-n-d-é hon,mo nb ] 



ér nb ndé nb 
chaque grand (ou) chaque homme de peu 



[m-nb bomme m-én-n hümme m-h-n-nm-m-é repo8 - 1 ' on,me r-p-w ] 
m nb m ên m hnmé rpw 

comme maître, comme frère, comme ami ou bien 



PRONOMS ET ADJECTIFS. 



313. (Voir §§ 3y, 38, 3g, 4o et 4i). — Démonstratifs. 



Gü» 

[ P-p-y-y-p-w ] 
Ppyy pw 
o Pépi 



J — 

[3êt-l-t-w -h-n-C -nbt-ht\ h) 
3ét tw hnC nbt-ht 

Isis c’est ainsi que Nephthys 



[p-t cié t-n ] 
pl tn 
ciel ce . . . -ci 



(1) Le signe -w- nb à l’intérieur du signe Q , ht. 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS. 



149 



V 1 ^ 

\êtn- 1 -n-&3 -p-wï\ 
s3 étn pw (h 
fils (de) roi ô 



Rc pw 

c’(est) lia 



[é-n-b tUUtit f-p-w] 
énbf pw 
(alors) il est guéri 



<S* III JT A j J J 

[phr-r - t grain 'i >,ane, p -w-n-t-wn-n- m3C - m3 - C abstrait ] 
phrt pw nt wn-m3C 

remède c’est de vérité 

.AÂrr;-VT!c:P2i.T, 

[p-h-r-l -phr ab8lra,l ' pluriel p-w-n-t-h-C cba,r -P iur,el é-mr-r-h- 1 ii 'i“ kle -p ,uriel j 
phrt pw nt hcé mrht 

remède c’est de son -corps l’onction 



[hrw-p -/] 
hrw pf3 
jour ce . . . là 



[ édm - m -p - w - Ir- n -f] 
édm pw îmf 

entendre c’est il a fait (?) 



H 

[ h _ r 4tre couché p 

hrw pf3 
ce vaincu -là 



u*-* me a 

[nn-nn-n-éht-t-y hott>me Y^ [nn-nn-n-é-r-w b ‘ au doigts - ia boucbe - homme -piarîeij 

nn n éhly nn n êrw 

ces paysans ces conseillers 



^ ' — 'il n j i 

\n -nw-nw^-w-n- ntr - ntr - nlr ihu ' p,uriel ] 
nw n ntrw 
ces dieux 

•sOl 

\jph-n-h-nn-nn\ 
pfynk nn 

tu as atteint ceci 



[ nn-nn-h-r-w i° ur - lr8il J 
nn hrw 
ces jours 

■XK-VJ 

[p -p3 -3-p-w- Wéyr^ 
p3 pw Wêyr 

celui-ci c’est Osiris 



(1) Inversion respectueuse, 8 B 02 . — (a ) Cf. 8 257. — (s ) Emploi de deux 






150 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS. 



[ p-pi-i-s-f-d-w hen ] 
pi sfdw 
ce livre 



[n-i-n-Ci fhatta, - &M ] 
ni n Ci 
ces ânes 



pif (1 ) pr 

cette sienne maison 



314. (Voir §§52, 53, 56, 58). — Suffixes et pronoms personnels. 



rrr 

[c'™'w-y-f-y) 

cwyfy 

ses deux bras 



[ b-rv-n-t-y-k-î-n i] 
bw nty-k îm 

lieu où tu es 



[myw-t-f] 

rnywlyf 

ressemblant à lui 



TP" 

[gé^è-y] 
gêêy 
son côté 



PII i p ji" \ p 

é-y-h-âch pluriel é-n-d-é-é-n] 
éyhwén déén 

morts-leurs mêmes-leurs 



ÎHT 

[hr lTail y-t-h r ° rce k] 
hr ithk 
en te tirant 



tw* 

[hr trail k] 
hrk 

sur toi 



V-V-an-V* 

f 2 ' [m-k-w-y-iy-y a]]er k-w-y] 
mk wy iykwy 
vois, moi je viens 



PT>+>Z 

[^-wid-w-^-w de “ pajrs ] 
éwidw éw tiwy 

il fait verdir les deux pays 

T^P- ' 

[nn-n-sd-d-t-é-t\ 

nn sdt ét 

sans emporter cela 



[îi-t-ra] 

ntn 

pour vous 



JCL s= =• ^ 
[wn-n Mer t- ir] 
wn tw 
cours, toi 

[é-t-w-n i-siô] 

Ut wy m sib 
alors moi en juge 



(I) Ex. du fait signalé S 267 et application de i 2 ) 

signe composé pour m 9 S 2 45; 

la règle donnée, S 3o3, 4°. on en trouvera ci-après de nombreux exemples. 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS. 



151 



[n-t-f-s-ésm-m alle ‘ - w-y ] 
ntf ésm wy 

c’est lui qui me conduit 



J [n-l-k-nb « rains ] 
ntk nb 

c’est à toi l’or 



[m-pr-r-t alier n-t-é-n-h-n-C-r-rdy-t-î-n-wcb-b homme ] 
m. . . . prt ntên hnC rdyt in web 
pour sortir ils et donner prêtre 

pour qu’ils sortent et que le prêtre donne 



315. (Voir §§ 61 - 67 ). — Adjectifs qualificatifs. 



ll.MSkJl 

P ,uriel ndm-m-t abslrait ] 
hkt ndmt 
bière douce 

a é A 1 H /***** 

♦ > A 1 1 1 * » « 

[t-li-hd P ai ”-P iuriel é-n P Iuriel ] 
ti hd én 
pain blanc leur 

* V23 

<=> JT • • • 

[hr-r-w-s-C grains ] 
liryw sC 

les . . se trouvant sur le sable 



M-â 1 "X. 

a 1 1 1 1 1 



[hié-t ,rait - pluriel mA-<-/ païS - pluripl ] 
hiêwt mhtywt 
pays septentrionaux 

[nfr-f-r-m-C-t-n-tn chem ' m - pluriel y] (0 
nfr mtny 

bon (est) mon chemin 

l-T 

[t-r-C-f maison ] 
îry Ct 

appartenant à la maison 



[îm-m-r-n- f\ 
imy mf 
liste de noms 



[n-iv-y-Rc iim ] 
ny w y Rc 

j’appartiens à Râ 



[im-ni-y-wr-r-t\ 
imy wrt 
ouest 



tu iy est un multiconsonant composé qui se lit tn; la lecture tn résulte d’une modification pho- 
nétique. 



152 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS. 



[nw-w-h-t 1 ™ y] 
nyw hStf 

les- appartenant à son corps 



\n-nê-ê-m -r-pr\ 
ny-éy mr-pr 

elle appartient à l’intendant 




\m-êi lrait 
m éi try 
là derrière 




-f-r-r- 

nfr r îht nbt 

beau plus (que) chose toute 




agirait- généralité 



nvitm 

\j :5 -C - i -i-îm-ntr-ntr -ntr\ 

Ci ntrw 

grand se trouvant parmi les dieux 



< [wC tr * it C-mr-r-&] 
«'C/r mryk 

uniquement aimé -ton 



316. (Voir § 69). — Noms de nombre. 



en 

[r«p-t trait wC-t trait ] 
rnpt wCt 
année une 



[mh b,as â ] 
mh â 
coudées quatre 




[h3-m-t 



pain - autre pain - 



pluriel J 



Ai m tiw 

millier de pains 



317. (Voir §§ 73-79)- — Relatifs, interrogatifs et indéfinis. 



[n-t-tyw pluriei m-smé-ê aIler /] 
ntyw m smêf 

ceux qui sont dans sa suite 







[nf-n-d-d-k] 

nf n ddk 

le souffle que tu donnes 



[î-r-C-t “ ais »“- h » mme nb-n-l-y-h-r-f ] 
îry-Ct nb nty hrf 

fonctionnaire chaque qui était près de lui 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS. 



153 



«oit*. 

[ph-n-k-nn-nn-hr trait m] 
phnk nn hr m 

tu as atteint ceci à cause de quoi? 



[i-n-m d-d-éw-w ] 
în m dd éw 

qui est- ce qui dit cela? 




[sy-n-nw-nw-w temps ] 

sy-mv 

(dans) quel temps? 



[m-sy-y abslrait mr-r-h-l li<p,i<,e ‘ p,uriel ] 
m sy mrht 

avec quelle huile? 



-■J 2) >,!*:•- 

au Aoi S l s * ia bouche ^ ^ pays -pluriel y* J (1) 

pty Shtf 

qu’est-ce que son champ? 



J.ïf.Vf-- 

| {-Y-f- Jffl) abstrait ^ ^ temps - temps - temps j 

ir tnw hrwk 
à chacun de tes jours 



Z*>)^1*V Q 

[t-n-nw-w-tn abslrait drv3-w temps ] 
tnw dwSw 
chaque matin 



<2 w A i7 1 1 Æ 

^t-W^-U-hlïl-7H^ 0rCe If _^ a ^ stra i t -généralité ^ trait - homme J 

tw nhm îht s 

on vole la chose d’un homme 



4““ Je: \ 

[éln-t haut per * 0,wa « < ’ d-s-f] (») 
étn déf 
le roi lui-même 



[d-s-&p 

dék 

toi-même 



s — 1 n > — v 
X «.ni II 1 1 

[r-A-C ciair 'P iuriel pluriel j 

r hc-én 

plus que leurs corps 



(1) Pour l’orthographe de ply, cf. § 2 8 4. — (2) <g représente w à partir du Moyen Empire. — 
s pour s, modification phonétique. 

Bibl. d’étude, t. Vil. 



20 



154 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 



VERBE. 



318. (Voir § 84). — Verbes à préfixes. 



j” tomme couché J 

éhr 

faire tomber 



\n-d-d-d-d\ 

ndddd 

rester 



P (HP* 

[é-mê- é-t\ 

éméy-l 

faire accoucher 



ra AjÎI 

|~ H - h ~ Yïi aU ( ^°^ t s ‘ touche J 

nhm 

crier de joie 



ra A ra A ÜJ * 

[ n-h-m-n-h-m h - audoigts - labouche ] 

nhrnnhm 



rugir 



ngégé 

déborder 



319. (Voir § § 1 1 a-i i4). — Emploi de l’infinitif. 



\_wd- 



w 



abs Irait 



t-w-n-f-d- b-b3-3-db3 abs,rait é-t ] 



wdtw nf dhi ét 

il fut ordonné à lui compter cela 



Va 

\ir-y-sm-m-t al1er ] 
îry smt 

je faisais (faction d’)aller 



[îi/t-/t-f h - “ doists - h,bouche - roi p- w -tr-t-n-f-é-l ] t 2 ) 
nhty pw îrt nf ét 

mon désir c’est faire à lui cela 



•iP-reiviBn 

[hrw-n-é-t-éty-t-ké feu m-ntr-ht-t édlfice ] 
hrw n éti tki m ht-nlr (*) 

jour de allumer lampes dans (le) temple 



(,) S pour s y modifîcalion phonétique. 

(2) Le déterminatif /jf est employé parce que 
le pronom y de la première personne repré- 



sente Je roi, cf. S 276 : c’est en effet le roi qui 
parle ici. 

(3} Inversion respectueuse, S 3o2. 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 

[■ n-s-p-sp-p3-S-my-t-m-ê'édm-m ] 
n sp pS mylwy édm 

jamais fit mon semblable (faction d’)entendre 



155 



[ir-n-d-r-t3 aller i ,areau ] 
irny dr-ti 

je faisais (faction de) voyager 



C3 ~ ■ Y ££ 

. — . a ■ _y çr? 

[ i pr-r-t aller p-w-ir-n-f] 
prt pw îrnf 
aller c’est (ce qu’)il fit (?) 



320. (Voir §§ 1 i4-i i5). — Infinitif après les prépositions. 



[ m-k-w-y-r-n-Jm-m !oKe C3 
mk-wy r nhm C3k 

voici moi à prendre ton âne 



A 



[m-îy-y-l ailer ] 
m iyt 
en venant 



[r-épr-r b - audoigts - iabouc!,e n-m-r-pr-wr ] 

r épr n mr-prwr 

pour implorer de l’intendant en chef 

f^VTN'r*- _ 

\sw-w-m-îr-t-î-é-f-t mA ] 

sw m îrt îêft 

exempt de faire le péché 



^ ^ 1 1 — v 4 1 I 

[mC-îr-t-mS-mX-C-t ,rait obli4ue - abEtrak n-éln-t-n roi ] W 
mC îrt mXt n éln 

parce que je fis la vérité au roi 



TTSJL 

\Jir trait s-é-smé alIer yj 
hr sméf 
en suivant lui 



321. (Voir §§ 117 - 119 ). — Infinitif en propositions pseudo-nominales. 

[Ci-w bomme nb-hr'™ 1 n-nm-m-y K aa doigt s - la bouche ] 

C3m nb hr nmy 

Asiatique chaque à crier (de joie) 



(l) Le trait oblique remplace souvent les déterminatifs difficiles à dessiner. 



2 O » 



156 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 



+ ffi p ^ $ $ ? t -“r 1 t 1 ^ p rrî 

\n-m,é-é-W enfa “ t -''-- f --P^I^ r trait r . r( ]y. t . n . C trou pluriel J (l) 

mêw étn hr rdyt ny Cwyén 

les enfants du roi donnaient à moi leurs mains 



0 



homme- trait . 



Gt; 

JL A \\ I 



WlkM: 

n-t-y-hr tr<ut mn-n mai l-ti-i-w feu ' piariei ] 
s nty hr mn tiw 

homme qui à souffrir (de) chaleur 



ra. 

|~ ^Jfld-d~t ^ omme au doigt sur i® touche J 

iwf hr indl 
il était à parler 



\wn-n-y-n-é-n plur,ei hr tra,t r-sd-d-t homme au do ' st sur Ia ,,ouche é- 
ivnynên hr sdt ét 

ils étaient à lire cela 



322. (Voir §§ 119 et 120 ). 



[^w-/-4r trait iTO( 2 )-m homa,ea “ doi « tsur]abooche i-^ pai,, - pluriel 5oo . . . . h-n-C-é^- 

WP-r-y li( î ui de- homme au doigt sur ia touche liquide -pluriel liquide ^ 0 q J 



iwfhrwnm ti 5 00 hnC swr hkt ds 100 

il est à manger pains 5oo ainsique boire bière cruches 100 

Je Nouvel Empire. 

s pour s, indice d’une modification pho- 
nétique. 



(1) Inversion respectueuse, S 3o2. 

(2) Confusion du mulliconsonant -j- im avec 
le multiconsonant «J**, wn , dans ce mot, depuis 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 



157 



wPCJTÇllî: 

[ir-n-s-m-mn-nw-nw-nw^-s^-n-t-f-é-î-mn-n dieu îr-t-n-f-thn-thn-wr-wr ] 
imê m mnwé n itfé îmn irt nf 

elle fit pour son monument à. son père Àmon, faire pour lui 



wrwy 

deux obélisques grands 



323. (Voir § 121 ). — Emploi du participe. 



[édm-m-y-y-w l,orame - p,uriei ] 

édmyw 

les (écoutants) auditeurs 



[d-d-n-édm-m-t-y piuriel é-n pluriei é-t] 
ddn édmtyw(1)-én ét 

diront ceux qui entendront cela 



[ étn-t-n-y-y-w i Tm ~ p]m,el hpr-r-w p,uriel hr-r-hi-t tra,t ÿ] 
élnyw hprw hr hit -y 

les rois ayant existé avant moi 

[b-w-p-w-mé-é-é-w-ntr-ntr-ntr-î-m] 

bw pw mééw ntrw im 

lieu ce étant nés les dieux dans 

V ^ ~ V v 7 Vw 7Z Z* 

[si hommc y-nb-sW-r-w-d-t-rwd ahslrait f-y-l-ti-i-s séparcr - païs p-n] 
siy nb êrwdty-fy . tis pn 

fils mon chaque qui agrandira frontière cette 

<1J Pour Porlhographe de mnw, voir S 271, a. — (!) s pour s; de même daus rns; au contraire 
t/s. — (’> Pour s. 



158 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 



324. (Voir SS 122 - 1 26 ). — Emploi de la forme en -t et des formes 
relatives. 

®-<=» 

[k-t -f- v - rdy -t-pr-n-nb-f] 
k/l rdyt pr n nbf 

quand le fait de donner la maison à son maître 

quand la maison offre (des présents) à son maître 



[?-t-sp^-i 8 -ir-t-bm Uut f-t-t3-3-s sé P arai -P a r s 
hBt-sp 18 irt km f tis * réy 

18 faire S. M. frontière Sud 



an 



[r-rdy-t-y-wS-3-t ehem ' B n-r-d-y-y i amb H amba y-d-my-y bra8 n-y-înb trail -p ,urieI 

hk 3 -k haul personnage J 

rdyty w3t n rdwyy, dmyny înbiv hk3 

donner le chemin à mes pieds, j’atteignis les murs du prince 




\Jinr-l tm ™ n-kd 
hnrl n 

la prison qu’ 



Mlîr /-s-n p J “ rieJ j 



kdtén 

ils bâtissaient 



f* _ ^ t 

1 O JVrv 

[t-r-tr temps n-wn-n-n-k ] 
tr n wnn-k 

_ le temps où tu es 



[nt-nl-nt-t-hk3-k-t-é-n] 
nwt hk3lén 

les villages qu’ils gouvernent 



* . - A 

[h3é-t tr01t nb-t-r-w-t alhr n-y-r-é ] 

h3ét nbl rwtny ré 

pays tout, que j’allais vers lui 



(,) Le mol { q doit probablement se lire ^ B@ [/ti-t trait s-p-sp] hjt-.ip. Pour rs, of. S 2/1.I. 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 



159 



rhtw 
on sait 



A— A ^ A 

[r-fy-t-wn-n-t-k-h-S-t oiier m-fitp-t-p ] 
wntk h3ly m 

que tu es que tu es descendu en 




325 . (Voir SS 124-126). Emploi verbal de l’ancienne flexion. 

[ w-c-ivcb-b-t-w-c-wcb-b-kl-k ] [ck-k-k-w-y-hr tvail f] 

wcbty web k3k ckkwy kr hrt-îbf 

tu es pur, est pure ton âme j’entrais dans son désir 



[dy-f-s ‘ rait " 1 ‘ omme nb-hm-é™ h 4r-p-s parlaffCr /J 
dyf s nb hmé hr psf 

il fit homme chaque asseoir dans sa part 

OVfKZ ;i!~T 

[î-in-n-t po,sson - lra ' 1 ko-w-t Iumière r-rdy-ty-y-r-r lrail ] 
înt swl rdyty r r 3 

poisson sec est placé à l’entrée 



rm^-u 

i-t Aieax dmd-d-ty-y\ 
pédt drndty 

ennéade elle est réunie 



\ M 1 ? 

homme - femme - collectif “1 



|~ t/~ tm-m-W làomme " femme-co ^ ecli f j 
t3 tmw 

la terre elle est complète 



326. (Voir SS 1 26 - 1 3o). Emploi de l’ancienne flexion en pseudo-nominales. 



\m-k-w-y-iy-y ailer k-w-y ] 
mk wy îykwy 
vois moi je viens 



\ •-**•. •**>*« J. 

\m-ht-h-l al,er m-s-r-rw-w mut /?,pr-r] 
m ht msrw hpr 

après que le soir fut venu 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 



\i-w-t-w-t-twt-y-é-h-r-éhr force m-nb gra,ns ] 



iw twty éhr m nb 

était ma statue était ornée d’ or 



^ | jk 1 ni *M** 

JMk 1 I ****** I | j jA 1 if 

*M** 1 I i s JL U *WMM\ 

[wn-n-y-n-îb lnh n-lm lrail - Toi /-k-b-kbb iil > ui ' le ] 
wnyn Ib n hmf kb 

fut le cœur de Sa Majesté fut frais 



?7>*M!Î7 

Her a l s aller 



T -A 1 

[chC-C^ é-h-3 aller 




elle se tient debout elle tombe aussitôt 



[ch,C-C-n allei ' hm-f-w-dS-3 aller m-htp-t-p] 
chcn hmf wd3 m htp 

se tint debout Sa Majesté alla en paix 



[ î-w-pr-r ai,er k-m-é3-f] 
pr-hvy m é3f 
fus je sortis derrière lui 



*• 

^ homme -trait 

S 

homme 



***** ■ ^ <=> 

-«rlv- 

n-t-y-mr-m-r mal ] 

nty mr 

qui est malade 



. (Voir §§ i3o-i33). — Emploi de la nouvelle flexion : forme a). 

\ 

[n-s-p-sp-ir-y-y-fi-t nb-dw-w ] 
n sp îryy îht nb dw 

jamais je n’ai fait chose chaque mauvaise 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 



161 



■ ! S> ^ n '■H k w 

[p-h-ph ailer h-hn-n-nw-w édifice wn-n-k-î-m-f] 
phk hnw wnk îmf 

tu atteins la cour tu es à l’intérieur 



H J I V C3BZJ -l— - lAA. 

f a 

[Chc-C a,ier w-s* ism f-d-d-f-t re P tile -P iuriei nb-t] 
chc wsf ddft nbt 

il se tient debout il éjecte vers chaque 



=3>-vJ- 

[mr-r h - au doigt suria bouche k-hm-t femme k] 
mrylc hmtk 
tu aimes ta femme 



[r-rdy-hm-f-h-3-y-y] 
rdy hmf hèyy 

fit Sa Majesté je descendis 



328. (Voir §§ î 34 -j 37 ). Emploi de la nouvelle flexion : forme (3). 



[gm-m-m-k-éw-w-sm-m^f-iw-w-f] 
gmmJc éw smj iwf 

tu trouves lui il va il vient 



f-w-f- édm - m -f J 
iwf édmf 
il est il entend 



U ** jfc 

j j 1 jï homme au doiiït sur la bouche -homme - ! 

î-w-y-dy-y-mw-n-i-b-ib b J 

îwy dyy mw n ib 

j’étais je donnais de l’eau à l’altéré 



V * 

'W Jæ 

[ir-f-wn-n-t-k-ir-k-m-b3h] 
irf wntk irk mbsh 

il fait ce que tu es tu fais auparavant 



BibL d'étude , t. VIL 



162 LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 

P- 

[i-r-gm- m-Jc-é-t] 
îr gmyk ét 

si tu trouves ceci 



IV'-lfcCTTÿ 

[i-w- f-ndm - ïll abst ™y- 4 r fait c trait W .y] 

iwf ndmf hr cwy 

il est il est guéri sur le champ 



329. (Voir §§ i38-i4i). Emploi de la nouvelle flexion : forme empha- 
tique. r 

— »— x * P -Jj- ^ | 'V jék 

[n-n-p-s-s^f] [é4pr-r-f-p-w-™-tn-t-f] 

m P s *f 4p>f pw wnnlf 

qu’il ne partage pas il crée c’esl ce qui existe 



a I , 



[wd-w abstrait n-4m Ml f-pr-r-r allcr r-hSé-t lrait t-n] 
rodwn hmf prry r hiàl tn 

a ordonne Sa Majesté je vais vers pays ce 



[sw,~m-m-k-h-t lml f-k-b-kbb-ly-y] 
gmmlc htf kbty 

(si) tu trouves son ventre il est frais 



[hr tra,t mi-mS-S-S-f-w-y] 
h r m33f wy 

parce que il voit moi 



330. (Voir §§ 1 42 - 1 / 19 ). F o™e en -n et autres formes composées. 



[ss-p-n-h-é-C-h sceau le] 
sspnk échk 

tu as reçu ta liberté 



[ê-h-V tomber fi-f-h,-f~t ennemi- pluriel yj 

éhmf bfiywf 

il avait renversé ses ennemis 



IA o 

-rdy-n-r-C solei1 ] 
rdyn Rc 



. nas 






[i-w-in-n-n-y- Dd- Dd-y abstrail ■ tomme j 
îw înny Ddy 

j’ai été j’ai amené Dedi 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRÉPOSITIONS, CONJONCTIONS, ADVERBES. 



[n-hm-m force k-3-t-é-t-p-t-élp taareau -p>“ ri «n 



nhmh3 tw 
enlève-on 



la victime 




[cl.ic-c-n-d-d-n-hity-c] 
chcn ddn h3ty-C 

se leva dit le prince 



[hpr-h-r-f] 

tiprhrf 

il devient alors (total : ) 



[d-d-jj-r-k-r-é] 
ddhrlc ré 

tu dis alors à elle 



PRÉPOSITIONS, CONJONCTIONS, ADVERBES. 



331. (Voir §§ 1 5o-i64). 

[ ntr-é-n-y-m-k ] 
ntr én îmk 
leur dieu à l’état de toi 



[i-w-f-m-n-d-é pclil "' ,omme ] 

iwf m ndé 

il est à l’état de roturier 



“ivi-wf 

\_é-t-w-m-$3b . . . r-dy-w-hm-f-m-ê-mr ] 

wy m sSb , rdy wy hmf m émr 

je (n’étais) (que) en juge fit moi S. M. en émr 

!P~dZ\'”~ A àU Z'ûJHL 

[î-é-t-r-f-d-d-n-êht-t-y homme p-n ] 
iét rf ddn éhly pn 

mais donc parlait paysan ce 

[h-r tomber m-hl-b-t alicr h-r-w iour - p,arieI éw3 ailer hr lrait nn-nn] 
h r m ht hrw éw3 hr nn 

maintenant après que les jours étaient passés sur cela 



2 1 . 



164 LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRÉPOSITIONS, CONJONCTIONS, ADVERBES. 

\jy-éw-w-hr tTAlt p-r-y~tr t 1 ) force -p ,upi « 1 J 
ty éw hr pry 

quand il (était) sur le champ de bataille 



33) .Æ JL £3 

[k-3 penser r-rdy-y-hpr-r-mw ] 
ki rdyy hpr mw 

vraiment je ferai se produire i’eau 



~CT-- 4 , 2 dP---- 

[ir-r-n-y-n-f. . . étn-t-n-i-é] 
imy nf étn U 
je fis à lui roi comme 



! ^ 4 1 ^ T 

[ i-r-êw-w-l-r-t-t homme -P iurieI nb-t\ 
îr évot rmtt nbt 

si au contraire humanité toute 



• <=»• JEV l JEli 1 

\i-r-g-r-t-h-S aiIer mw-y-m-é ] 
îr grt hï mw îmé 

si mais sort eau de lui 



\m-t moH f-p-w-g-r] 
mtj pw gr 

il meurt c’est aussi 



[r-mn-n-h-mnh abslrail ] 
r mnh 

excellemment 



l abstrait , 



[r-h-t'^nb] 
r îht nbt 

plus que chose toute 



ÜÜJ 

\my-y-ss trait ‘ abslrait j 
my ss 

comme chose remarquable 



[nfr-f-r-w] 

nfrw 

d’une belle façon 



^ ’V* _ 

[wr-m-r mai wr-r-t ] 
mr wrt 

malade grandement 



[d-t pays ] ( 2 ) 

d-t 

éternellement 



(1) Trace d'une ancienne racine ptr. 



Pour le déterminatif, voir S 265. 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : NÉGATIONS. 



165 



NÉGATIONS. 



332 . (Voir §§ 165-172). 
[ i-r-tm-m-f-w-s-s fiun é-l] 



îr tmf 
si il cesse 



wss ét 
pisser cela 



[n-n-tm-m-f-ir-b-w-nfr-f-r] 
nn tmf îr bw-nfr 

ne . . . pas il cesse faire le bien 



[ i-m né ® ation Ic-îr-h-t abslrait -P Iuriel r -s] 
îmk îr îltt rs 

ne . . . pas toi faire chose contre cela 

~?r:Hïimp 

[mdi-t trai ‘- ,im -* rait iw-t-l mai sh * b8trait -p |uriel ,<] 
mdst îwtt shé 

un rouleau n’ayant pas son écriture 



[n-r-h ah3lr!,il y-éw-w^ 
n rhy éw 

ne . . . pas je connais lui 






[n-r-d-rdw abslra,t n-f\ 



n 



ne . . . pas il croît de nouveau 



nn pssf 

ne . . . pas il doit partager 



UJL-M 

[nn-nn-g-r-grg abstrait n-f-pr ] 
nn g r g n f gr 

ne . . . pas il a fondé une maison 



[n-n-w-y- y-m] 
nn wy im 

ne . . . pas moi là 



A*"** I 

Av**» A I 

\n-n-mw-y-m] 
nn mw ^ im 

ne . . . pas eau là 



166 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS. 



\tm-m-h-r-é-hpr-r-m-h-ê-b-t re P l,le -P |uriel J 
tmfiré fipr m hébt 

(si) il cesse se changer en vers 



[Ar tml t-tm-m-m-n ] 
hr tm sn 

en ne combattant pas 



\_n-n-îr-t] 
nn irt 
sans faire 



* ra Ml 

[t-lm-m-t-h m * nUr tp-rd ab5lrail ] 

• , th tp-rd 

(un homme) qui n’a pas transgressé la règle 



[t-tm-m-t-f-chi force hr-r-f] 

Imtyfy chi hrf 
celui qui ne lutte pas pour elle (la frontière) 



\n-n-r-rdy-t ] 
nn rdyt 
sans donner 



î — 1 * î » Eai A ^ $ i 1 1 1 m 

" fe nb-t-t-tm-m-t-n-ir-mn-n-nw * bslrait -p ,uriel i - m J 
ww é * tmtny t mnm fo 

ne . . . pas heu tout que je n’aie dressé des monuments dans 



PROPOSITIONS. 



333. (Voir §§ 173-1 97 ). Construction. 



[mw-Zf-n-A;] 
mwk nk 

ton eau (est) à toi 

\Ji-wr-r-w P elil ' homme -pi u ™i p. w ] 
hwrw pw 

des pauvres ce sont 



J 

[m-k-w-y-iy] 

mk wy îykwy 
vois, moi je viens 

[nfr-f-r-m-t-n-tn che “ in “P lnriel y ] 
nfr mtny 

beau (est) mon chemin 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS. 



167 



[ é-ém-m p ,aBte -p ' un< ’ 1 é-n-nw-nw^-w-t-t p,ante r-n hoœme au doi 8 t sur )a bouche 
ém énwtt rné 

une heftte, énwtt (est) son nom 

I 1 ^ 1 ^ < 

[r-rdy-n-étn-t-n-nb poussière n-bk-k homme J] 
rdyn êtn nb n bkf 

donna le roi de l’or à son serviteur 



l'asr — 

[, é-d-d licmme au d01gt sar ia boucbe f-n-hrd liomme - f ™ m «-p , o‘iei fm-my-t-t ab,lrait J 
éddf n hrdwf m mytl 

il parla à ses enfants de la même façon 

Hr^è"! £>P!h 

[h-hs-s-t l ™ a y-p-h-ph-é-p-t üd ] 
hsty phê pt 

ma louange elle atteignit le ciel 

-k-icrti 1 — 'âz.'ûhzi 

[k-S-t Lomnie au doi * t sur Ia boucbe n-f-ir-t-ê-t-r-y-ir-n-y-é-t-r-f] 
kUtnf irt ét ry Irny êt rf 

ce qu’il avait pensé faire cela contre moi, j’ai fait cela contre lui 

M— 1 I ' 4. _ _ _ WHI | S <i > — V 

( AwwA J. /mua m» H 1 I J&i < - 

[chc-c-n-fm ,rait n-êtn-t . . . mn-n-y-mny ennemi n-f] 
chcn hm n étn mnynj 

se leva la majesté du roi ... il sépara 

JL n CI JL V> CT 

[p-s-g ce 1“ coule du ™v~k-hr-n-Hvm - n-f] , 

psgk hr n Hrw nf 

tu souilles (en crachant) le visage d’ Horus à lui 



(,) Deux multiconsonanls homophones se suivent. 



168 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS. 



[i-n-Nw-t c,eI mé-t Ppyy ] 
in Nwt mét Ppyy 

c’est Nout ayant conçu Pépi 



[i-r-n-t-t-nb-1-m-sb] 
ir ntt nbt m 



sh 



or ce qui tout (est) par écrit 



\n-t- f-s-ésm-m " ,ier w-y~\ 
ntf ésm wy 

c’est iui (qui) conduit moi 

[wi-h m ‘“" 

wSfj, ré éfit 

inondé r-il le champ 



i-ïayi-M 

crier de joie -homme au doigt sur ia bouche yy^y^p^ç^^ homme -femme -pluriel J 

bc wy pCl 

crient de joie wy les hommes 



[ wr-r-w-y-nb boraœe ] 
wr wy nb 
grand wy est le maître 



Af3i“+> 

j p-t~y-tr homme au doi ^ sur la bouche 
pty rf éw 

qu’est -ce que lui? 



[i-n-y-W-mi-miC-C-t t™* obïiq tt « -al»trait-plaricl p _ w j 

in îw mSCt pw 

est- ce (que) vérité c’est? 



[p-t-r-tr-àw -w] 
pty rf éw 

qu’est-ce que lui? 



^î-U-y-W-t-V-W-tr bomme au dül 8 t sur ïa bouche homme au doigt sur la bouche 

in iw trw éhSnk 

est- ce que tu pensais? 



^ — *Zz\ + ^ 

[i-n-m-d-d-éw-w] 
in m dd éw 

qui est-ce qui dit cela? 



[ i-r-nfr-f-r-n-wn-n-n-m-C-t-n ] 
ir nfr-n wnn mctn 

si ne . . . pas est à vous 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS. 



169 



334. (Voir §§ 208 - 219 ). Propositions indépendantes. 

[m-é-b3-3-w b • au doiïUur la bo “ cha rfw-w] 
m éhSw éw 

ne pas pense à lui 



X l I * 

[i-n-én-n-t-f-é-Cnh-r-n-f] 
in éntf éCnh rnf 

c’est sa sœur (qui) fait vivre son nom 



[p-w-t-y-gm-m-t-n-k] 
pty gmntk 

qu’est-ce que tu trouvas? 



[n-n-w-y-y -w] 
nn wy im 
je ne suis pas là 



[n-r-t h0, “ me - fcmme - pluriel i-é-n-t-s-f-t-sfl-é-t] 
n rmtt ié nt sft èt 

mais ne . . . pas gens de force cela 



\ty-w-y-im-$-s-y-ssy\ 
ty wy m ssy 

alors que j’(étais) dans le nid 



[r-h abs,rait t-w] 
rhtw 
on sait 



^[Ÿ-k-nb- i3m - 1 abstra!t ] 
ink nb (mit 

(c’est) moi (qui suis) le seigneur de grâce 



\h-hi-5-k^n-y-lm-l hmmR ' vUM é-n-in-n-n-y-h-r Ummt ' îemm, ‘'^ M é-n-pi'-r aliar 

r-lm é-n] 

hikny hmwtén inny hrywén P r {y) r hnmtén , 

je ravis leurs femmes, j’emmenai leurs gens, j’allai vers leurs sources 



(l) Voir page 121. note 2. 
BtbL d’étude , t. VII. 



170 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS. 



[i-w-y-g-r-t-r-fi ab ,lnit k-w-y-nb-k] 
ivoy grt rjikwy nblc 

je suis mais je connais ton maître 



[dy-k-r-Jc-n-y] 
dyk rk ny 

tu donnes à moi 

donne -moi 



\r-wn-n-f-hr lrait d-wi-dwi-dwi ^-nlr-ntr-ntr-nb ] 
r wnf tir dwi ntrw nb 

jusqu’à ce que il fut à adorer les dieux tous 



M <==s> À ' v 

T ü — 

[chc-c-n-r-rdy-n-f] 
chcn rdynf 

il se tint debout il donna 



[c£c-C ailer n-y-hnt-n-t na,i * uer h ia ïoiIe ifc-y] 
chcny hntkwy 

je me tins debout je remontai le fleuve 



335. (Voir S § 220 - 281 ). Propositions complétives, conditionnelles, 
relatives. 

[p-pi-i-t-ti-hd vam ~ lrad dy-dy- w-t-n-n-y] 
pi ti-hd ddwln ny 

ce pain blanc que vous donnez à moi 

\b-w-wr-r-s-w lamt '~ lrad ib lrad y-y-m] 
bw wrsw îby hn 

le lieu que s’attarde mon cœur dans 

[i-r-gm-m-k-di-i-y-é-w homme au doigt sur la bouche ] 
îr gmk diyéw 

si tu trouves un sage (?) 



(1) Deux signes homophones, dont le dernier est le signe-mot. 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS. 



^ A 1 ^ *•••*» 

-r-wr-r-dy-dy-f-s-n-j ce <p,i coule du ^ 
ir wr ddf snf 

si grandement il a donné du sang 





171 



ïr 

si 



[ i-r-C-k-s llomme ' lrait gm-m m-k-ê-t-hr lrait p-s-d-péd cha,r /J 
lj,ik^ s. . . gmmk ét hr 

tu examines un homme ... (et si) tu trouves cela sur 



pédf 
son dos 



[i-r-C-t m&ce - bomme nb-n-t-y-h-r-f] 
iry-Cl nb, nty firf 

fonctionnaire chaque qui près de lui 



- 1 - 

jt I ^ w T A 'i— 

[s homme -‘ rait n-t-y-mr-m-r maI ] 
s nty mr 

un homme qui (est) malade 



[pi-i-t pa,n ‘ p<UB h-k-t ll,ulda n-t-y-r-rdy-n-y-n-t-n-éw- w] 
pi ti hkt nty rdyny ntn éw 

ce pain bière que je ai donné à vous cela 



[b-w-n-t-y-é-t-y-m] * [b-w-n-t-y-f-y-m] 

b w n ty ét îm b w nlyf hn 

le lieu que ils (sont) dedans le lieu qu’il (est) dedans. 



(1) Abréviation. 



22 . 





TABLEAU 

DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 

On ne trouvera ici que les signes les plus importants et leurs valeurs les 
plus ordinaires. La forme adoptée est, on le sait (§ Bot), celle de l’époque 
saïte; quand elle rend le signe primitif trop difficile à reconnaître, son nom 
est ajouté entre parenthèses. Les hiéroglyphes sont groupés dans ce tableau 
par catégories. Mais bien des noms donnés aux signes par les premiers égypto- 
logues ont été reconnus faux par la suite; et il y a beaucoup de signes dont 
nous ne savons pas exactement ce qu’ils représentent et qui sont classés d’une 
façon absolument arbitraire. Quand on a pu corriger le classement 'primitif, 
on l’a indiqué par un renvoi. 

A. HÜMMUS. 



^ de't.W adresser la parole, inter- 
jection 

^ dét. prier 

abr. dwi prier, fèw prix 

% dét. haut, crier de joie 

abr. kiy haut, hcy crier de joie 

% éhd tomber la tête en bas 

dét. retourner 

^ (courir) PIION. in 

^ dét. danser 

^ dét. s’incliner 
abr. kéy s’incliner 

jp dét. nain 

Valeur phon(étique) ; emploi comme déter- 
minatif), comme àbr(éviation). 



j dét. statue, momie, forme 
abr. twt statue 

dét. momie 

VJ hwy frapper, battre 

) wr grand, ér ( éyr ?) haut fonc- 
tionnaire, êmêw vieux ^ 

dét. vieux 

abr. iiw vieux, éméw vieux 
^ dét. ce qui demande de la force 
ssj nyny répandre de l’eau 
dét. semer 
kwê bâtir 

|j^ kd bâtir N 

Par confusion avec le signe suivant. 



174 



TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 



^ PHON. Ifé 

dét. statue 

(J dét. roi 
abr. ity roi^ 

dét. enfant 

abr. hrd et tous les autres mots 
signifiant enfant : nn, hwn, 
tardivement nw 

^ dét. être assis 

\ 

/dét. ennemi, mort 
[abr. hfty ennemi 
%) 

$ ) msC soldat 
I^hdét. soldat 

f dét. prisonnier, Barbare 
fo dét. prisonnier, Barbare, mort 
dét. criminel 

A det. homme (nV), première per- 
sonne du singulier (masculin) 
abr. homme ( vir ) 

jf) dét. manger, boire, parler, penser 

4) dét. se reposer 
abr. wrd se reposer 

$ dét. hn louer, faire l’éloge 

(,) Même sens avec d’autres couronnes et 
sceptres. 



jj dét. dw3 prier, cacher 

^ dét. cacher 
abr. imn cacher 

fy[ dét. cacher 

abr. Ii3p,imn cacher® 

prêtre W 

3) dét. charger, porter, bâtir 

abr. 3{p charger, fsy porter, sup- 
porter, tel travail 

^ hh grand nombre 

^ dét. mort de haut rang 

J dét. homme de haut rang, pre- 
mière personne du singulier 
(masculin) 

^ dét. roi^ 

y mnyw pâtre, gardien, sSw garder, 
veiller 

Jn Upsy honorable 
a||dét. mort de haut rang 

hr tomber à plat ventre 
abr. hr tomber 

dét. nager 

m Comparer O j^. 

(3> Comparer W • 

Même sans avec d’autres couronnes et 
sceptres. 



D. PARTIES DU CORPS HUMAIN. 



175 



Û 

a 

j 

a 



9 ) 

I 

Û 



m 



* 

Ut 



dét. femme, i re personne du 
gulier (féminin) 

dét. morte de haut rang 

dét. femme de haut rang 

iry qui se trouve à, dans 



^ dét. être enceinte 
abr. bte enceinte 

-4* dét. enfanter 
abr. miy enfanter 

* 

dét. nourrice, gouvernante 
abr. mn élever 



B. FEMMES, 
sin- 



C. DIEUX. 



dét. Osiris 


^ DÉT. Rê 


abr. Wêr Osiris 


abr. rC Rè 


dét. Ptah* 


dét. Seth 


abr. pth Ptah 


abr. éts ( éth ) Seth 


dét. Min 


^ dét. Thoth 


abr. mnw Min 


abr. dhwly Thoth 


d ét. A mon 


J dét. la déesse Mâat (Vérité) 


abr. imn A mon 


abr. m3Ct la déesse Mâat, vérité 



D. PARTIES DU CORPS HUMAIN. 

Voir V % les doigts de pied; W , le cœur. 



lp tête, d3d3 tête, tpy premier 
dét. tête, faire signe avec la tète, 

gw3 

hr visage, hr sur 
phow. hr 

dét. chevelure, tempe, couleur, 
chauve, deuil 



abr. sn chevelure, wsr chauve, 
détruit 

.«*- irt œil (et aussi un substantif 
masculin de son inconnu signi- 
fiant : œil), m3 voir, iry faire 
phon. ir 

dét. voir, Cn ( Cyn ) 



176 



TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 



■sa. dét. œil, voir, Cn ( Cyn ) 

æs dét. fard pour les yeux 

^ dét. pleurer 
abr. rmy pleurer 

œ> dét. Cn (cyn) 

^ nlrt œil divin 

abr. wdit œil divin 

■(Va voir U ■fVs 

• ir pupille de l’œil 
phon. ir 

dét. mourir, mwl 



• • dét. mii voir 




dét. sourcil 



A 

A 



hnt nez, devant 
dét. nez, souffle, joie 
abr. fnd nez, srt nez* 1 ' 



<=» ri bouche 
phon. ri, r 




êpt lèvre , épr coté , épr parvenir à* 2 ' 



dét. mâchoire 



(bouche crachant) DÉT. Ce qui COllle du 

corps 

| mdw bâton, mdw parler 

««k dét. dos péd, 

abr. péd dos, Ht dos 

% forme plus récente du signe pré- 
cédent et des deux suivants * 3 ) 



(paquet de roseaux?) DÉT. déCOUpeT 

(vieille forme) 



9 dét. découper 
w dét. sein, allaiter 



Q shn embrasser, se passer, arriver 
dét. embrasser, pgi 

Jjj [Jj hm-ki prêtre des morts 

jj ki force vitale 
phon. ki 



n ( nn ) ne . . . pas, îwty qui n’a 
pas ... 
phon. n 

dét. négation, refus 

V) 

[ dér magnifique 

W) 

^ hny ramer 
phon. hn 




(,) Voir aussi F S ' . 

(2) Il y a eu confusion entre deux signes dif- 
férents , celui représentant la lèvre et celui repré- 
sentant la cote . 



ta chi, ihi combattre, lutter 
phon. chi 

( ' 1) Il s’emploie aussi pour M = sm. 



D. PARTIES DU CORPS HUMAIN. 



177 



tvJ hwy goiiverner 
— i C bras, rdy donner 

PHON. ch) 

v ( le bras avec la main pendante ou le poing fermé) 

_ il mh coudée, rmn bras, rmny porter 
(dét. bras, ce que l’on fait avec 
— 4 le bras 

]abr. grh 

i~t rdy, dy donner* 2 ' 

j — i dét. donner 
phon . m 

i— « hnk faire présent de 
iCy laver 

v-i dét. ce qui demande de la force 
abr. nht fort 

}_j lirp conduire 

— drt (dit) main 
phon . d 

«a- dét. main 



^|dét. milieu, exact, juste, mtr 
<| 'j abr. cl?i juste , mtr milieu , témoin 

^ dét. prendre, poudre, fruits 
abr. tiy prendre 

— m bik, mt, hnn phallus, devant 
phon. mt 

dét. mâle, taureau, baudet, ac- 
couplé 

abr. ti mâle, ki taureau 
pisser, éjaculer, urine , semence 
ésm (confusion graphique pour 

Q >=T\) 

fc dét. testicules 

hml femme 
phon. hm * 4 ' 

*[” dét. féminin 

j\ ( 5 ) îw aller, nmt marcher 
dét. aller 
abr. ck entrer 



îidy il tombe de la rosée 

-w- dét. poing, prendre, saisir 
abr. imm 

dbc doigt, dbc îo.ooo* 3 ' 



1 ) 

) S 



/v dét. marcher en arrière, revenir 
abr. cny revenir, pry sortir 

{ dét. pied, marcher 

abr. rd pied, wCr courir 
phon. ghê , wCr 



O) Il s’emploie aussi comme dét. par confu- 
sion , pour D & — • et D v— « . 

( 2 ) II s’emploie aussi pour le signe suivant. 

(3) Comparer T ^ et ] . 



( 4 ) II s’emploie par confusion pour IN . 

( 5 ) Dans les textes des Pyramides un signe 
analogue, les talons levés 9 est employé comme 
dét. pour : courir. 



BibL d’étude 3 t. VIL 



a3 



178 



TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 



^ dét. franchir 
abr. thy franchir 

x. grg dresser des pièges, mensonge 

A, A ( bailleur, élévation) PHON. ly 

\ dét. manger 



abr. wrm manger 
J phon. b 

' | dét. viande 

| abr. hc membres , iwf viande 



E. MAMMIFÈRES. 



M dét. cheval 

abr. éémt cheval, frtr cheval 

dét. taureau 

abr. ih bœuf, iw3 bœuf, /ci tau reau 

1m dét. vache 

1m dét. veau 
abr. bhts veau. 

fa (chevreau) PHON. îb 

abr. îby avoir soif 

Ü* (animal nouveau-né) PHON. ÎW 

% b3 bélier sacré, htm, le dieu 
Chnoum, bi âme 
dét. bélier 

% dét. chèvre 

fa éch noble 

hnt outre, lmw intérieur (subst.) 
phon. hn 

Vf dét. knd se fâcher 
im. dét. lion 



abr. miy lion 

phon. rw^ 

nb sphinx 
dét. image 

“fa sib chacal, sSb juge 
dét. le dieu Wp-wit 

dét. Anubis 
abr. inpw Anubis 

inpw Anubis; tardivement hry- 
ésti (nom d’une fonction) 

(lièvre) PHON. wn 

\ ér girafe 

phon. ér 

(ith) le dieu Seth 
dét. quelque chose d’effrayant, 
^ ] âne. 



(,) Employé tardivement avec ta valeur snC : 
il y a eu confusion en hiératique avec le signe 
U 



F. PARTIES DU CORPS DES ANIMAUX. 



179 



F. PARTIES DU CORPS DES ANIMAUX. 

Voir : le poumon R "J" 
la langue S 



X signe ancien pour E fa 

# inexact pour D A 

S (nea humain) VOll' îbtd. 

^ dét. cou, avaler 
î, sfyt aspect 

* ) 

> sii 

ii 

^ pht force, 3t coiffure, instant 
__J hit partie antérieure 

PHON. & 

*■ 3t instant (voir ci-dessus) 

\*/ wpt milieu du front 
phon. wp 

Y (un instrument du culte) fàwt fonction , üf- 

fice 

({/ wp-rnpt nouvel an 

\ cb corne 
phon. cb 
dét. corne 
abr. db corne 

V_ (défense d’éléphant?) îbh dent 

phon. bh, hw 



le cœur Y J, W 
Voir aussi W 

dét. dent, actions de la bouche 

\ forme tardive pour la précédente 

yi (oreiüe de bœuf) midr oreille, édm en- 
tendre, idn représenter 
dét. oreille, entendre, dng, îd 

Jî> ph fin, parvenir jusqu’à, ^partie 
postérieure 
phon. ph 

hps cuisse, force 
dét. cuisse 

f whm répéter 

dét. sabot d’un animal 

/ whm répéter 

J ^ phon. kip, kpM 

Y (peau d'animal) dÉT. animal 
y (peau tachetée) si b bâriolé 

(peau employée comme cible) ity tirer (de 

l’arc, etc.) 

■N dét. queue, épine 

îwC cuisse, swl jambe , îwC héritier, 
iéwy compensation 
dét. viande. 

(I> Il a été employé plus tard pour S . 



y ^ y* 



180 TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 

G. OISEAUX. 

(vautour) PHON. S W 



(buse) PH ON. tÿW 

phon. nh 

(faucon) hrw Horus 
dét. faucon 

un titre royal 
dét. dieu, roi 
ancien signe pour S ^ 

- — « a 

dét. oiseau sacré 
abr. chm image divine 

nrt vautour, mwt la déesse Moût, 
mwt mère 
phon. nr, ml 
dét. vautour 

^ mwt la déesse Moût 

nb-ty les déesses protectrices 
de l’Egypte, le possesseur de 
leurs couronnes 

^ PHON. (chouette) ffl. 

(1) H est employé aussi par erreur pour le 
signe suivant. 



Vk phon. mm 

JIU.| 

\) 

. \my prends, fin donne 
( phon. m 

*) 

^ mr, mt (confusion due à l’hiéra- 
tiqge) 

Æ gmy trouver 
phon. gm 

'V- (ibis) dhwty le dieu Thoth 

^ b3 âme, bk ( byk ) travailler 
phon. bi, bk 

bsw des âmes, les âmes 

iSh briller 

dét. bnw phénix 

2* bch déborder 

/I 3C dsr rouge 

% dét. wsS engraisser 

dfs mets 

1° (canard) sS fils 

abb. Spd oiseau 
phon. si 

II est employé plus tard pour le groupe 
J ^ = nm, voir Z J . 



H. PARTIES DU CORPS DES OISEAUX. 



181 



2 ° (oie eauvage) Gbb dieu de la terre 

3° (sorte d’oie) DÉT. (it'Ul 

h° dét. oiseaux et insectes 
rhty laveur 
%, éds trembler 

( cormoran ) ck entrer 

x (canard) pSy s’envoler 

PHON. pS 

y (canard) hny se poser W 
dét. voler 

î¥ dét. kmi, tn 

^ dbt brique 

V (hirondelle) wp grand 



phon. wr 

dét. petit, mauvais 
abb. ndé petit, sry petit 

I (vanneau) T byt peuple 

^ (jeune caille) PHON. IV 

3^, tè jeune oiseau 

PHON. tS 

<m ss nid 

23 ss marais, nid, îwn nid 
dét. nid 

énd crainte 

bs âme 



H. PARTIES DU CORPS DES OISEAUX. 



•? Cm, bcnt signe ancien pour G 
x nrt vautour, nr masculin 
=? dét. p3k 

t employé tardivement pour G ^ 

t- dét. miC 

n®? dét. voler, aile 

(1) En parlant d’un oiseau. — 11 s’emploie 
aussi pour le signe suivant. 

(2) Comparer T j. 



[ swt plume 
phon. sw 
dét. vérité 
abr. mSCt vérité 

voir à D — » 

sit, iBjt serre d’oiseau , palme (me 
sure) 

» tardivement si fils 
dét. déesse, reine 



182 



TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 



I. AMPHIBIES. 



Csi beaucoup, nombreux 

•a— dét. crocodile 
id rage 

roi 

dét. si/i' 

ébk le dieu Sobk 

km noir 
phon. km 

% dét. grenouille, la déesse Rkt 

^ hfnn têtard, hfn 1 00.000 

K. 




dét. déesse serpent 

vvx dét. ver 

m dét. être mauvais 

' u -y dt serpent, dt corps 
phon. d 

*' ft | voir à Z n mât 
phon. f 

«==, tardivement pry sortir 
— ck pénétrer 

POISSONS. 




phon. in 
abb. rm poisson 

cnd-mr un titre administratil 

spt, bwt, deux espèces de poissons 
dét. poisson 



bé introduire 
(scolopendre) spi 
hit corps 

PHON. hi 



L. INSECTES, ETC. 

Voir : ia moule (?) N ^ . 



& byt abeille , miel , byty roi de Basse- 
Égypte 

% bp rr scarabée ,>hpr devenir 
^ dét. soleil ailé 
ï cff moucbe 



»— dét. sauterelle 

3g~> scorpion, érk respirer, la 

érkt 

(limace) VOir I 



M. PLANTES. 



183 



n 

i i 



{ 

i 

i 

i 

i 

u 

+. 

i 

* 

+ 

à 

i 



M. PLANTES. 

Cf. le paquet de roseaux Q ^ et le signe D J_)Ll • 



îim un arbre, doux 
dét. .arbre, kb 

fit bois, arbre 
phon. h 1 
dét. bois, arbre 

(palme) rnpt année, tr temps, /tif- 
sp(J) an de règne, rnp fleurir; 
cf. les signes suivants 

tr temps 
dét. ly, mry 

rnpt année 

rnp fleurir 

nn, ceci, nhb bourgeon, la déesse 
Nhbt et la ville Nhb (El-Kab) 



\ \ phon. yy, y 
J iy aller 

m éfit champ, ém herbe W 

^ Cibt offrande 

Hlil si champ, iht inondation 
phon. si 

A! PHON. h n 

abr. isy vieux 
dét. plante 

(pied de papyrus) dÉT. llliiniis , nOl’d 

PHON. hi 

^ dét. marais, nord 

abr. îdh, marais du Delta, mht 
nord 



phon. nu 

étn ( nsw ) roi de Haute -Egypte, 
ré sud 
phon. éw 

smC Haute-Égypte, faire de la 
I musique 

ré sud 



r 

$ dét. Haute-Egypte 

(tige de papyrus) Wid VOPt 

phon. wid, (sous le Nouvel Em- 
pire wd ) 

(plantes héraldiques) employé tardive- 
ment pour N ZZ 

dét. bourgeon, bouton 




phon. î, y 



(1) Comparer D 



184 

s=> pour V ^ 

dét. fleur 

4= phon. von 

abr. wnm manger W 

+ ) 

\wn-dw 

i) 

^ (feuille de lolus) h 3 mille 
PHON. 

| forme récente de V £ 

! 

4 ! 



TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 

T 



hd massue, blanc 
phon. hd ^ 



i 

1 



(peloton) ( 3 ) wdy ordonner 

PHON. wd 



(fuseau) ^détourner 



j^l (éveiitoîr en peaux) vnéy enfanter 
phon. mê 

| bdt blé 

f dét. épi 

\w ü orge 

dét. céréales 

Isnwt grenier 

dét. vin 

J | (régime de dattes) bWT doUX, datte 

j ( dét. croître, rd 

| (caroube) lldlll doUX 



N. CIEL, TERRE ET EAU. 



pt ciel, hrl ciel, hry ce qui se 
trouve en haut 
dét. ciel, en haut 
abr. h3yt hall 

dét. nuit, soir 
abr. grh nuit 




ll) Comparer Ji "j~ • • 

( 3 ) Il s’emploie aussi par erreur pour le signe 
suivant. 

(3) Le premier est la forme ancienne, le second 
la forme récente d’un seul et même signe. 



w dét. pluie, rosée 
abr. Î3dt rosée 



thn éclair, briller 
dét. orage, pluie . 

rC soleil, dieu solaire 
dét. soleil, temps 
abr. hnv jour, ééw jour du mois 

2 dét. hier ou demain (le second 
jour) 




voir 



à Z 



O 



185 



N. CIEL, TERRE ET EAU. 



ta rC le soleil (comme dieu) 

* |l ) hnmmt les hommes 
dét. rayons 
] abr. wbn luire 

^ épdt triangle, épd préparer, épdt 
l’étoile Sothis 

dét. soleil aile 

* hey monter 
phon. hc 

© voir à X o 

^ ssp spithame (mesure) 



h3ét pays étranger, smyt désert, 
nécropole, le dieu h3 
dét. désert, pays étranger 

dw montagne 
phon. dw, mn 

tS* 3}it horizon 

ép3t nome, fysp nome 
dét. division territoriale 

V dét. terre 

«mm dét. terre 

abr. îdb rivage 

dét. terre, temps déterminé 



>îch lune, îbd mois ( l) 



^ îbd mois 

* 

* êb3 étoile, dw3 étoile du matin, 
dw3t monde souterrain, dw3 
prier 

phon. éb3, dw3 
abr. wnwt heure 



® dw3t monde souterrain 




t3 pays 
PHON. t3 
dét. dt pays 



t3wy les deux Egyptes (haute et 
basse) 



4-m- w3t chemin 
PHON. W 3 , b 1 ' 

DÉT. w3y être loin, chemin, lieu 
abr. mtn chemin 

t * t abr. éw3 dépasser 
gé côté 

phon. im, gê, tardivement m. 

— ) dét. pierre 
> m 

™ j abr. înr pierre 

o dét. grains 
phon. n 

pp nm> eau 
phon. mw 
dét. eau 




3 h 



3k 



0) R est, souvent confondu avec D./—\ . 
Bibl. d’étude , t. VII. 



186 



TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 



=— = mr canal, mry aimer 
phon. my 
dét. eaux^ 



immim 



s lac, mer 

PHON. S 

dét. lac, mer, eau hnt 



» s’emploie pour les quatre signes 
précédents. 



gp sm aller 



— iw île 



phon. îw 
dét. île 

abr. 3f}t horizon 
— le pain nommé snw ® 

sny ouvrir, dépasser, sti 

s abr. ihty, qui appartient à l’horizon 

H;ÿ (eaui) DÉ’R byi ^ 
f. (moule?) PHON. ki 




O. BÂTIMENTS. 



Voir aussi les colonnes Q | et T | . 



© nt ville 
dét. ville 

f-])pr maison, pry sortir 
[phon. pr 
n J dét. bâtiment 

» 

’-J- 1 abr. prt t hrw offrande pour les 
morts 

■q 3 pr-hd bâtiment du Trésor 
□ phon. h 

r 

ru mr Egypte 
phon. mr, nm 



Iht grande maison 



[qj ht ntr temple 
*j|j- ht C3t château 

nbl-ht la déesse Nephthys 
fgj ht-hrw la déesse Hathor 
| chc palais 
Jj^ wêht cour du palais 
[] dét. mur 

irr inh mur 



(1) 11 s'emploie aussi par erreur pour Tile 



(2Î Voir X . 
W Comparer D 



mam tW. 



P. BATEAUX. 



187 




î 



S 



dét. détruire 



O dét. fortification 



fl dét. porte 



f tiyty titre du juge suprême 

p knb .coin, Jtnbt les fonctionnaires 
(coll.) 
phon. tm 

hip cacher 
phon. hip, hpW 

^ dét. Pyramide 

| dét. obélisque 
abr. thn obélisque 

f dét. stèle 
abr. wd stèle 

| hier orner 

sh salle, sh conseil 
dét. salle ^ 




m Crk courber 



Ihb-éd jubilé du règne 

®r 

® kl, fête 

dét. escalier, monter 

■—T ci porte 
phon. Ci 
dét. ouvrir 

(verrou) PHON. S 

swy (?) aller, sby aller, apporter, 
ms apporter 

— - tsy nouer 
phon. ts 

— mnw le dieu Min , hm le Saint des 
Saints 

mnw le dieu Min 

^ | phon. kd 

\ ) 

Q sh hall 




P. BATEAUX. 



^)dét. bateau, aller (en bateau) 
abr. wyi et 1ns autres mots signi- 
) fiant bateau 

(l) Comparer A Rj. 

Depuis le Moyen Empire, il s’emploie aussi 
pour le signe suivant. 



-Tv- dét. pne retourner (qq. ch.) 

c-ô whc 

A dét. aller à la voile 

abr. hnty remonter le courant 

(s) Comparer Q£[ ci-dessus et W ■>«»■ . 



TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 



tiw vent, nf souffle 
dét. vent, air 

| cfyc se tenir debout 
phon. C&C 

dét. gouvernail 
abr. hm gouvernail 



J (rame) h'W Voix 

dpw, hpt, hmw 
dét. rame 

m ssp ( ssp , plus tard sp) recevoir 
PHON. SSp [ssp, Sp) 



Q. MOBILIER. 



j ét siège, iét Isis 
phon. é, film 

fÿ dét. chaise 

wts chaise à porteurs 
dét. chaise 

H ) dét. être couché 

^(abr. édr passer la nuit, dormir 

p (bande d’étoffe) PHON. é 

PP hmnw 8 (confusion hiératique 

1 IJ l\ 

avec MII ) 

"jb employé pour T \ 



T. 2/3 

♦ (natte avec un pain) Ijlp O tira lit! O . hlp Pe- 

poser 

di wdhw table à manger 

/T\ (support de cruche) bv SOUS 



® abr. hrt-hrw quotidien 

11 |dét. cercueil 
lzj ( abr. kréw cercueil 



L3EJ 

A 

i 

I 

\ ) 
\ i 

m 



•# 

Ht lieu 

(flotteur) dbi réparer, suppléer 
phon. dbi 

iwn colonne 
phon. iwn, puis in 
phon. hn 

(paquet de roseaui) PHON. ÎS 
(pressoir) le dieu ssrn 




mdr (plus tard mdd) presser 



1*1 dét. vêtements 

abr. mnht et sé, deux sortes de 
vêtements 

Y dét. wré support pour la tête 

T éryt éventail 

J dét. ombre sw 
abr. hibl ombre 

dét. balance 



It * 



S. VÊTEMENTS ET PARURES. 



189 



wdc rendre exact, juste 



1 

1 



(pied de ia balance) WtS , tSy elever, SOU* 

lever 
dét. ts^ 



~ miC vrai 

^ Ht support d’honneur ^ 

m \ 
m j 

[ PHON. p 



R. CULTE. 

Voir aussi F Y e1, ® • 



Y dét. autel 

abr. hiwl autel 

"| ntr dieu 

dét. (Moyen Empire) dieu 

^ hrl-ntr nécropole 

| dd pilier sacré, rester 

J smi poumon, unir 

1 ) én deux, frère, éyn embrasser 
1 \ phon. én 



'sj? iib à gauche^ 

-j- imy qui se trouve dans (depuis 
le Nouvel Empire , pour M + 
dans le mot mm) 
phon. îm 

_t. voir M ^ 

ésit déesse de la Sagesse 



S. VÊTEMENTS 
Voir aussi le linge Y m 

^)dét. couronne 
q> abr. mh couronne W 

phon. tardivement k 

4 hprs coiffure (dite casque de 
guerre) 

j hdt couronne de Haute-Égypte 

H s’emploie aussi par erreur pour T ]. 
Comparer G et O ^ . 



ET PARURES. 

33 et l’évenloir M 

r 

y nt couronne de Basse -Egypte, 
dsrt même sens, byty roi de 
Basse-Egypte 
phon. (Moyen Empire) n 

y dét. êhmty couronne des Deux 
Égyptes 

(*> Il s’emploie aussi par erreur pour U 
< 4 ) Il s’emploie aussi par erreur pour T *\. 



190 TABLEAU DES SIGNES 

<5 voir V e 

J(L swty les deux plumes comme or- 
nement de coiffure 

^ (le filet appelé senne) ihwiy laboureur 

phon. ch, ih 

DÉT. pagne 
abr. sndwt pagne 

élyl nom d’un pays, la déesse 
Sathis 
phon. ét 

-ff dét. habits 
abr. hbé habit 

né langue, îmy-rB chef 
phon. né 

| tbwl sandale 
û sn cercle W 
/^\ dmd unir 
| signe représentant lsis 

(courroie de sandale) Cfill VlVPe 

(cachet -cylindre attaché h une corde) d3ét (?) 

trésor 

2 (ié.) dSét (?) trésor 

dét. sceau 
abr. htm sceau 

U) mnyt instrument suspendu à un 
collier 

(1 > Il s’emploie aussi pour S £. 



HIÉROGLYPHIQUES. 

brûler de l’encens 
Jphon. kip, kp® 

C caravane 

| (houppe) cpr garnir, munir 
dét. houppe 

.j. \ (trois sceptres différents qui ont été confondus) 

/ i° éhm puissant 
I | a 0 jirp conduire 
| J 8° cbi séeptre 

O— = (massue) MH prends 

m 

|i imn à droite, imnl ouest, wnmy 
à droite 

\ hwl éventail 

(sceptre) hks gouverner 
hk3t sorte de sceptre 

** I cwt sorte de sceptre, petit bétail 
1 >■ 

^ wBét un sceptre 
phon. wSé 

| dcm un sceptre, or 
phon. dcm W 

ff wBét Thèbes 

"j wér fort 

-ff*. le dieu Bibï 



m Comparer F (Jf ■ 
(a ) Comparer U n^tn. 



U. OUTILS ET INSTRUMENTS. 



191 



T. ARMES. 

Voir aussi la massue M \ , le liarpon U la pique R J, la corde d’arc V le couteau Z ] . 

(boumerang) i° det. étranger 
abr. CBm Asiatique, thn Libyen, 
nhéy nègre 



2° dét. de 

3° dét. (ancien) fymB lancer, km3 
créer, piy s’élever h) 



\ 

î 

* 

S 

1 



ré s’éveiller 

dét. soutien 
abr. shnt soutien 

phon. édb 

mdh tailler à la hache 
dét. hache 

tpy premier 

hps arme en forme de faucille 

I ( fusil h aiguiser) ésm boucher, ésm, con- 
duire W 

(piquet) dét. mny débarquer, faire 
paître 



dét. couper, dm aiguiser, nommer 



-©■ pdt arc 
dét. arc 

(arc?) st Nubie 

pdt arc ,pd étendre 

)sér flèche, éhr traire 
(phon. swn 

dos, derrière 
^ \ phon. éS 

(colonne) ci grand 
(phon. Ci 

ht, h3t corps 
thon, h 

dét. char 
abr. wrryt char 



U. OUTILS ET INSTRUMENTS. 



hnr enfermer 
phon. tardivement m 

M Comparer G s'emploie aussi pour 

T l>1 etS ï- 

( 3) Comparer Q ^ , D qri . 




tyt part (3) 

N (hachette et pièce de bois) Cllt , Cfipt y iHsIlS , 

psn , ndr, étp choisir, élire 



W Comparer D { Ks> • 



192 



TABLE À U DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 



(plusieurs instruments de noms différents ont été 
confondus ) 



PHON. nw 



dét. battre 
abr. h,wy battre 



y (faucille) PHON. mi 



\ 

\c£ 

^n=rt 



\h,m, hbs, bi piocher, mry aimer 
phon. mr 
I dét. piocher 

snC détourner, grenier 

I hb charrue , prt fruits, éki labourer 
phon. hb 
Idét. labourer h) 

Im achever, îtm le dieu Àtoum 
phon. tm 



i 

'ÿccn 



byi bronze, s’étonner 



£ hki mesure pour céréales 
] phon. ly 

] dét. pesanteur, minéraux, èmn 
abr. hsmn nom d’un métal , natron 

1 (instrument pour faire ie feu) PHON. di 

& 

^ (ciseau) mnfy tailler, remarquable 



0) 



H s’emploie aussi pour le signe précédent 



(instrument pour creuser les vases en pierre) JjbTïl 

métier 
! wbB ouvrir 



? 

ï 

t 

î 

t 



(ciseau) mr malade, pyramide 
phon. mr 

phon. ib 

voir M ^ 

nd moudue 



\ 



(harpon) WC , UD 

PHON. WC 



>nrt la déesse Neith 

9^ (rasoir) DÉT. t'USe P 

i) smê suivre 

^ (pointe de harpon en os) If S ( kl'é? ) OS, kré 

enterrer 
phon. ké, kré 
dét. os, tuyaux 

^ ménly (?) sculpteur 

voir V 14, 

A voir O A 

nbyt un collier, nb or 
phon. nb 

dét. métal précieux 



rnfsn hd argent 
dfa dem or 



V. OBJETS EN CORDE. 



193 




éfit filet, éjit tisser 



V. OBJETS EN CORDE. 

Voir le peloton M 1, le nœud de ceinture O , la bande d’étoffe (?) Q p. 



Ç dét. corde 

ABR. fat 

15 (corde de 100 coudées?) fat (?) 100 

phon. (Nouvel Empire) w W 

-e- éti tirer 
dét. ié 

«t» ] 

tljJrf# doigts de pied, prendre terre 

u) 

imiji une dignité 

iwy large 
phon. iw 

^ phon. si 

dét. corde, lier ^ 

» » wgi 

^ phon. sn ® 

■5 (sac) PHON. g 

DÉT. sac 
abr. Crf poche 

(1) II s’emploie aussi pour le signe précédent. 
<2) H s’emploie souvent à tort pour "s ci-après. 
(S) Comparer M J . 

BibL d’étude 3 t. VII. 



dét. lier, délier, livre, etc. 
abr. crk terminer 

’-V forme tardive du précédent 

(fouet) mh emplir 
4 phon. mff, 

(peau) sd prendre 
phon. sd 

voir U » 

» c Cnd {cid) sain 
phon. Cnd {cid) 

^ ént fondement 

£( PHON. Wi 

ts\ (corde d'arc) rwd {rd) croître 
dét. iy, ir 

% si abri 

(entrave pour les bestiaux) si abri 

| PHON. Il 

1 PHON. ék W 

| phon. wih poser! 5 ) 

(i > Comparer ^ ci-dessous. 

(5) Comparer le signe suivant. 

25 



194 



TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 



T . s’emploie pour les deux signes 
précédents 

wdn offrande < l ) 

phr entourer, dbn entourer, une 
unité de poids, wdb entourer, 
k3b intérieur (subst.) 




S= PHON. t 

5? % saisir 

* wt envelopper 

dét. embaumer, mort, odeur, 
compter 

abr. héb compter! 2 ) 
dét. odeur 



W. VASES ET CORBEILLES. 
Voir le sac V 75 , l'outre 



f b3ét nom d’une ville, biéit nom 
d’une déesse, p3é godet de 
scribe, mrht onguent, wrh par- 
fumer 

dét. onguent 

| vase nommé hst, hsy louer 

| vase nommé kbht, kbb, kbh frais 
ph on. hé 
dét. frais 

J (maiiiet) majesté, hm serviteur 
1 ») 

> (sellette contenant des vases) fl fit fleVSUlt 

(mi 

^ hnm unir, le dieu Ghnoum 

t \ 

f dét. vase, liquide 
* f abr. Ribière, wdpw,wb3 serviteur 

s ) 

(l> Comparer M •==. 



^ dét. lait 
H dét. vin 

* phon. nw, in (?) 

dét. kd, nd vase, liquide 
abr. hnw intérieur (subst.) 

J îny porter 
piion. in 

* (cœur) ib cœur 
dét. cœur 

^ lÉléphantine m3wt 
rf"Nj dét. vase en pierre 

f* web pur, prêtre! 3 ) 
phon. cM 4 ) 

2 mr, my comme, de même que 
phon. my 

{2) Il s’emploie aussi à tort pour . 

(3) Comparer À fa 

1 Dans les formes de wCb qui ont perdu le w. 



4 



X. OFFRANDES. 



195 



v C, wéh, Ijtnt, trois sortes de vases, 
icb godet de scribe, wé]i large, 
hnwt dame 
phon. cb 
dét. vase 

* voir X # 

A j dét. feu 

| j abr. nér 

* b3 

* ) dr frontière 

jj, ( phon. dr 

Q nét trône 
phon. g 

— ■ nb seigneur, tout, chaque 
phon. nb 



^ PHON. li 

"w kit animal femelle 

^ dét. fête 
abr. bb fête !*) 

Q hry-hb prêtre 

-« ît orge 

dét. céréales, mesure de grains 

^ employé tardi vemen t pourle signe 
précédent 

* idr troupeau 

/ cuivre 
dét. métal 

9 (poêle en terre) t3 chaud 

PHON. t3 



X. OFFRANDES. 



j 

> det. pain 

ced nhn la ville d’Ël-Kab 



1 \ 

I | t3 pain 
> PHON. t3 
® i a hr. U père 

• ) 

p3wt pain d’offrande, p3wt époque 
primitive 
dét. pain 




\péd-t ennéade 

€ ) 

® sp tas de blé, sp fois! 2 ) 

© vieille forme pour le précédent 

© (crible) PHON. Il 

— voir N — ■ 

^ rdy donner 

(1) Comparer O fTl . 

- (î) Il s’emploie aussi pour exo , ci-dessus. 

a5. 




196 



TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 



Y. ÉCRITURE, MUSIQUE, JEUX. 



|j| (éeritoire) sh écrire 

abr. nCC bariolé, énCC polir 

(rouleau de papyrus) mdSt YlWQ, éci'it 

dét. les idées abstraites 
abr. dmd ensemble 

g3w sac, mén 
DÉT. g3W 



f ) 

> ssst sistre W 

fi 

| (cœur) nfr bon 

« éy3 reconnaître 

mm (damier) mn reste r 
phon. mn 

É pion de jeu 



Z. TRAITS. — SIGNES DOUTEUX. 



" ) dét. duel 
.. j phon. y 

dét. partager, compter, briser 
x (abr. sbn distinguer, Étui dépasser^ 

n md 10 

mdt profondeur 

fl ) dét. meuble, corbeilles 
( dét. hryt frayeur 

1 àny 

dét. partager 

o dét. cercle, kd 



- phon. t 

Jçn achever, . . . -«village ou quel- 
que chose d’analogue 
dét. d3d3t 

a (cartouche) rn nom 
voir N — « 
s ékr battre 
Æ îpt harem 

J (couteau) PHON. WM 

(1) Le premier de ces deux signes s’emploie 
aussi par erreur pour S 
Comparer N ^ . 



Erratum. — Page 77 , ligne 3, lire : w3h au lieu de : wch. 



TABLE DES MATIÈRES. 



Pages. 

Ayant -propos i-iv 

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 

Introduction 1 

La langue et les écritures, S 1-7 1 

Les sons, S 8-12 3 

PREMIÈRE PARTIE. — LANGUE ET GRAMMAIRE. 

Chapitre I. Le Substantif 7 

Dérivation et composition, § i 3 -i 5 7 

Genres, S 16-18 9 

Nombres, S 19-21 9 

Emploi des nombres, S 92-23 10 

Syntaxe du substantif, $ 24 - 3 i 11 

Chapitre IL Pronoms et Adjectifs 16 

Anciens démonstratifs, S 33-36 16 

Emploi des anciens démonstratifs, S 37-/12 17 

Nouveaux démonstratifs, §43-44 20 

L’article, § 45 - 4 g 20 

Suffixes personnels, § 5 o ~53 21 

Pronoms personnels indépendants, § 54-58 2 3 

Adjectifs qualificatifs, § 59-67 25 

Noms de nombre, § 68-72 28 

Relatifs, interrogatifs et indéfinis, §73*79 29 

Chapitre III. Le Verbe : I. Flexion . 32 

Racine verbale et radicales, S 80-82 32 

Modifications de la racine verbale, § 83-87 33 

Voix, formes nominales, verbales et mixtes, § 88-102 35 

Paradigme (3 rad. sans consonne faible) v § io 3 -io 4 3 g 

Verbes autres que les 3 rad. sans consonne faible, § 105-109. 42 



198 



TABLE DES MATIÈRES. 



Chapitre IV. Le Verbe : IL Emploi 

Emploi de l’infinitif, §112-120 

Emploi du participe et de l’adjectif verbal, § 121 

Emploi de la forme en -t, § 1 2 2 

Emploi des formes relatives, §123 

Emploi de l’ancienne flexion, § 124*129 

Emploi de la nouvelle flexion, § i 3 o-i 4 g 

forme «), § i 3 i-i 33 . 
forme /S), S 

forme emphatique, § i 38 -i 4 i. 
forme en -n-, § 1 42-1 44 . 

autres formes, S 145-147. 

formes passives, S 1 4 8-1 49. 

Chapitre V. Prépositions, Conjonctions, Adverbes, Négations 

Prépositions, § i 5 o-i 53 

Conjonctions, § 1 54 -i 59 

Adverbes, S 160-1 64 • 

Négations, § 165-172 

Chapitre VI. Les Propositions : I. Construction 

Propositions nominales, § 174-177 

Propositions verbales, § 178-184 

Particules, § 185-189 

Propositions interrogatives, § 190-192 

1 Propositions subordonnées, § 193-196 

Propositions négatives, S 196 

Chapitre VII. Les Propositions : II. Syntaxe 

A. Propositions indépendantes : 

Les constructions du verbe, § 198-202 

Les nuances du verbe, S 203-207 

Propositions avec in, négatives et interrogatives, S 208-210. 

Le sujet, § 21 1-218 

Le complément, § 219 

B. Propositions indépendantes en Égyptien, logiquement su- 

bordonnées : 

Complétives, S 220 

Circonstancielles, S 221 



Pages» 

46 



46 

51 

52 

52 

53 
56 



63 

65 

67 

68 



72 

73 

76 

77 

78 

79 



80 

82 

85 

8 6 . <■ 

89 



9° 

9» 



TABLE DES MATIÈRES. 



199 



Pages. 

Finales, S 222 91 

Conditionnelles, S 223 91 

Relatives, S 2 24-2 2 5 91 

C. Propositions subordonnées : 

Causales, S 226 92 

Finales, S 227 93 

Temporelles, §228. 93 

Conditionnelles, S 229 93 

Relatives, S 23 o- 23 i . 94 

DEUXIÈME PARTIE. — ÉCRITURE ET ORTHOGRAPHE. 

Chapitre VIII. Origine et Développement de V écriture 97 

Procédés de récriture, S 232-237 97 

Valeur de signe-mot, S 238-243 98 

Valeur phonétique, S 2 44 100 

Alphabet, 8 9 45 101 

Multiconsonanls, 8 246-247 102 

Déterminatifs, S 248-2 00 io 3 

Chapitre IX. Procédés orthographiques 106 

Absence des signes phonétiques, 8253 106 

Signes-mots avec compléments phonétiques, S 254-267. . . 107 

Orthographe purement phonétique, 8 258-260 108 

Déterminatifs, S261-263 109 

Abréviations, $ 264 . 109 

Remarques, 8 266-267 112 

Chapitre X. Orthographe des formes grammaticales 114 

Substantif, S 268-273 . 1 14 

Pronoms et adjectifs, 8 274-283 118 

Verbe, 8 284-289 . . 126 

3 rad. sans consonne faible, 8 285 . 
autres verbes que les 3 rad. sans consonne faible, 8 286- 
288. 

verbes irréguliers, 8 289. 

Prépositions, 829 0-291 1 35 

Conjonctions, 8292 i 36 

Adverbes, S 293 137 



200 



TABLE DES MATIÈRES. 



Négations, S 294-296 

Particules, § 297 

Chapitre XI. Lecture et Transcription , S 2 98 - 30 4 

Exercices : 

Substantifs, S 3 o 5 - 3 i 2 

Pronoms et adjectifs, S 3 1 3-3 17 

Verbes, S 3i8-33o 

Prépositions, conjonctions, adverbes, S 33 1 

Négations, S 332 

Propositions, S 333-335 

Tableau des signes hiéroglyphiques 



PAflSB. 

1 S 8 

1 38 



140 



1 44 
1 48 
1 54 
i63 
i65 

j 66 



173 




Mfc 



~ ' ' i r 



m. 








■; y * =1 


















EN VENTE : 

AU CAIRE : à I'Institut français d’archéologie orientale et chez H. Finck 
et Baylænder, ancienne librairie F. Marschner ; 

A PARIS : chez A. Fontemoing et C ie , A, rue Le Goff; 

A LEIPZIG : chez Otto Harrassowitz, i4*' Querstrasse; 

A LONDRES : chez Bernard Quàriïch, 11, Grafton Street.